Pleins feux sur le jihad mondial (10-16 janvier 2019)

Les chars de l'armée syrienne, apparemment dans la zone rurale au nord de Hama (SANA, 15 janvier 2019)

Les chars de l'armée syrienne, apparemment dans la zone rurale au nord de Hama (SANA, 15 janvier 2019)

ISI a détecté des dégâts de combats acharnés dans la ville de Hajin. Les installations, les structures et les routes sont détruites, de même que la plupart des principales jonctions. Il n'y a aucune preuve de trafic civil important dans la ville de Hajin. Il est probable que la plupart de ses habitants ont quitté la ville.

ISI a détecté des dégâts de combats acharnés dans la ville de Hajin. Les installations, les structures et les routes sont détruites, de même que la plupart des principales jonctions. Il n'y a aucune preuve de trafic civil important dans la ville de Hajin. Il est probable que la plupart de ses habitants ont quitté la ville.

ISI a détecté de nouveaux postes militaires des FDS récemment construits dans les environs de la ville de Hajin, probablement pour empêcher d'autres forces de l'Etat islamique d'arriver des déserts syro-irakiens

ISI a détecté de nouveaux postes militaires des FDS récemment construits dans les environs de la ville de Hajin, probablement pour empêcher d'autres forces de l'Etat islamique d'arriver des déserts syro-irakiens

L'un des membres somaliens d'Al-Shabaab lors de l'attaque de l'hôtel à Nairobi, au Kenya. La photo provient de la vidéosurveillance dans le complexe hôtelier (Twitter, 15 janvier 2019)

L'un des membres somaliens d'Al-Shabaab lors de l'attaque de l'hôtel à Nairobi, au Kenya. La photo provient de la vidéosurveillance dans le complexe hôtelier (Twitter, 15 janvier 2019)

Principaux évènements
  • Ci-après un aperçu de la situation en Syrie, dans le contexte de la déclaration Trump et de l’activité politique et médiatique américaine qui l’entoure :
    • L’enclave contrôlée par l’Etat islamique sur la rive Est de l’Euphrate se réduit progressivement. Elle est désormais réduite à une poche d’environ 10 km de long et 6 km de large. Un haut responsable des FDS a annoncé que les membres de l’Etat islamique “vivaient leurs derniers moments“. Un porte-parole de la Coalition a déclaré que les FDS avançaient mais que les combats se poursuivaient. Selon un rapport, des membres de l’Etat islamique ont demandé aux FDS de leur ouvrir un passage sécurisé menant aux zones désertiques de l’Irak. Il est possible que les membres de l’Etat islamique envisagent également la possibilité de fuir vers les zones désertiques à l’Ouest de l’Euphrate.
    • L’évacuation des forces kurdes et américaines de Manbij se poursuit. La ville est contrôlée par un conseil local supervisé par les Kurdes, qui négocie avec le régime syrien pour reprendre le contrôle de la ville. Les environs de la ville sont surveillés depuis le 8 janvier 2019 par une police militaire russe. Selon les médias russes, les Kurdes sont maintenant sous la protection de la Russie.
    • Dans la région d’Idlib, l’organisation jihadiste, le Siège de Libération d’Al-Sham, continue de s’emparer de zones contrôlées par d’autres organisations jihadistes et organisations rebelles affiliées à la Turquie. Selon les médias turcs, le Siège contrôle désormais au moins 75% de la région d’Idlib. La neutralisation des organisations rebelles soutenues par la Turquie dans la région d’Idlib pose un défi immédiat aux Turcs, dont le statut politique et militaire dans la région d’Idlib est en train de s’affaiblir. Les États-Unis ont officiellement annoncé qu’ils avaient commencé à retirer leurs troupes de Syrie. En pratique, l’appui aérien aux forces des FDS a continué et semble même s’être accru au cours de l’attaque menée par les FDS contre l’enclave de l’Etat islamique à l’Est de l’Euphrate.
    • Aux niveaux politique et médiatique, les responsables américains continuent de transmettre des messages qui répondent aux préoccupations de leurs alliés. L’un des messages les plus importants a été le tweet du Président Trump, menaçant la Turquie de détruire son économie si elle nuit aux Kurdes. Par la suite, et afin de calmer les Turcs, le Président américain a eu une conversation téléphonique avec Erdoğan pour discuter de la création d’une zone de sécurité parrainée par la Turquie le long d’une bande frontalière de 32 km entre la Turquie et la Syrie.
Annonce du Président Trump sur le retrait des forces américaines de Syrie (Etat des lieux)
  • Dans le contexte du début du retrait des forces américaines venues de Syrie, les autorités américaines, principalement le Président et le secrétaire d’État Mike Pompeo, ont continué à transmettre des messages rassurants aux alliés des États-Unis au Moyen-Orient. Les messages portaient principalement sur l’engagement des États-Unis de continuer à agir contre l’Etat islamique, d’aider les pays luttant contre la “menace terroriste” et de mettre fin à la présence iranienne en Syrie. Ces messages, qui soulignaient l’engagement des États-Unis à protéger leurs alliés kurdes, ont créé des tensions entre les États-Unis et la Turquie. Le Président Trump a tenté de calmer la Turquie et a eu une conversation téléphonique avec Erdoğan pour discuter de la création d’une zone de sécurité parrainée par la Turquie le long d’une bande frontalière de 32 km entre la Turquie et la Syrie.
  • Sean Ryan, le porte-parole de la Coalition internationale contre l’Etat islamique, a déclaré (11 janvier 2019) que le retrait des forces américaines de la Syrie avait commencé. Pour des raisons de sécurité, le porte-parole s’est abstenu de mentionner les calendriers, la localisation des forces et leur mode de déplacement. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (SOHR), le retrait a commencé jeudi soir (10 janvier 2019) et des véhicules blindés et des camions circulant du Nord de la Syrie vers l’Irak ont été signalés (The New York Post, 11 janvier 2019).
  • Ci-après les principales déclarations de hauts responsables américains sur le retrait de la Syrie et ses conséquences :
    • Le Président américain Donald Trump a tweeté que les États-Unis avaient commencé à retirer leurs forces de la Syrie tout en continuant d’attaquer ce qui restait du califat territorial de l’Etat islamique. Le Président américain a menacé la Turquie de détruire son économie si elle nuisait aux Kurdes (compte Twitter du président, 13 janvier 2019). À la suite du tweet, le Président Trump a eu une conversation téléphonique avec le Président turc Erdoğan. Selon la porte-parole de la Maison Blanche, le Président a exprimé son désir de répondre aux préoccupations sécuritaires de la Turquie dans le Nord-Est de la Syrie, soulignant l’importance que les États-Unis attachent au traitement équitable des Kurdes et des FDS, qui se sont battus aux côtés de ceux-ci pour vaincre l’Etat islamique (Reuters 14 février 2019).
    •  Afin de calmer la Turquie, le Président Trump a tweeté (le 14 janvier 2019) qu’il avait discuté avec Erdoğan de l’évolution de la lutte contre ce qui restait de l’Etat islamique. Parmi les autres sujets abordés, il convient de citer la création d’une zone de sécurité longue de 32 km dans le Nord de la Syrie et le développement de liens économiques entre les deux pays, qui présentent un potentiel considérable (Compte Twitter du Président Trump, 14 janvier 2019). Le Président turc Erdoğan a évoqué sa conversation avec Trump, affirmant que les deux hommes étaient parvenus à un accord sur la création d’une zone de sécurité longue de 30 km dans le Nord de la Syrie. Erdoğan a ajouté que les forces kurdes (YPG) doivent être évacuées de la zone de sécurité et que la Turquie et les États-Unis doivent organiser les détails logistiques pertinents (Daily Sabah; Hürriyet, 15 janvier 2019).
    • Dans un discours prononcé par le secrétaire d’État américain Mike Pompeo à l’Université américaine du Caire le 10 janvier 2019, il a notamment souligné que les États-Unis restaient attachés à la destruction de l’Etat islamique, mais espéraient également que leurs alliés en feraient davantage. à cet égard (“Nous restons attachés au démantèlement complet de l’Etat islamique – la menace qu’il représente – et à la lutte en cours contre l’islamisme radical sous toutes ses formes”). Le secrétaire d’Etat Pompeo a ajouté : “De notre côté, les frappes aériennes dans la région se poursuivront au fur et à mesure que les objectifs se concrétisent. Nous continuerons à travailler avec nos partenaires de la Coalition pour vaincre l’Etat islamique” (Département d’État des États-Unis, 10 janvier 2019).
La région d’Idlib
Le Siège de Libération d’Al-Sham continue d’affirmer son contrôle sur la région d’Idlib
  • Cette semaine également, le Siège de Libération d’Al-Sham (affilié à Al-Qaïda) a continué de s’emparer de zones contrôlées par d’autres organisations rebelles. dans la région d’Idlib, des organisations rebelles parrainées par le jihad islamique et par la Turquie. Cette semaine, ses efforts ont été concentrés sur la prise de contrôle des zones au Sud et au Nord-Est d’Idlib. Selon les estimations, le Siège de Libération d’Al-Sham contrôle désormais au moins 75% de la région d’Idlib (Khotwa, 9 janvier 2019; Orient News, 12 janvier 2019; Observatoire syrien des droits de l’homme, 9 janvier 2019 ). Selon un responsable du Siège de Libération d’Al-Sham, le dirigeant de l’organisation, Abu Mohammad al-Julani, s’efforce de démanteler les organisations armées et de contrôler lui-même la région d’Idlib afin de “défendre la révolution syrienne” ( Al-Quds Al-Arabi, 10 janvier 2019).
  • Dans ce contexte, il a été signalé que l’organisation Jaysh al-Ahrar (une organisation rebelle jihadiste) avait transféré le contrôle de ses positions et de son siège dans la zone rurale de la ville d’Idlib au Siège de Libération d’Al-Sham. Dans le cadre de l’accord, Jaysh al-Ahrar a transféré le contrôle de l’aérodrome militaire de Taftanaz, situé à environ 13 km au Nord-Est d’Idlib, au Siège de Libération d’Al-Sham (Orient News, 13 janvier 2019). En outre, le Siège de Libération d’Al-Sham a annoncé avoir conclu un accord avec Ahrar al-Sham (organisation rebelle islamique soutenue par la Turquie) concernant l’administration de la plaine d’Al-Ghab, au Sud-Ouest d’Idlib. Selon l’accord, l’organisation Ahrar al-Sham remettra ses armes moyennes et lourdes au Siège de Libération d’Al-Sham dans la région (Ibaa Magazine, 11 janvier 2019).
Réponse de la Turquie aux mesures prises par le Siège de Libération d’Al-Sham
  • L’affirmation du Siège de Libération d’Al-Sham et l’affaiblissement des organisations rebelles parrainées par la Turquie ont immédiatement posé un défi au gouvernement turc. Dans ce cadre, une rencontre a été organisée le 12 janvier 2019 dans la province de Hatay (limitrophe de la province d’Idlib) entre le ministre turc de la Défense, le chef d’état-major, le commandant des forces terrestres et le chef du renseignement militaire. Selon un rapport de l’agence de presse turque Anadolu, les participants à la réunion ont discuté des derniers développements dans la région d’Idlib et des efforts déployés pour maintenir le cessez-le-feu dans le cadre de l’accord de Sochi (Anadolu, 12 janvier 2019).
  • Selon les médias syriens, le 13 janvier 2019, des renforts de l’armée turque, notamment des véhicules blindés et des forces spéciales, seraient arrivés dans la province de Hatay, près de la province d’Idlib. Il a été signalé que les troupes avaient été renforcées à la lumière de la reprise par le Siège de Libération d’Al-Sham des territoires occupés par le Front de libération nationale, cadre fédérateur des organisations soutenues par la Turquie (Enab Baladi, 13 janvier 2019).

La province de Hatay en Turquie, limitrophe de la province d'Idlib en Syrie (Wikimapia)
La province de Hatay en Turquie, limitrophe de la province d’Idlib en Syrie (Wikimapia)

  • En plus du renforcement de ses troupes, le gouvernement turc a procédé à une série d’arrestations parmi des membres du Siège de Libération d’Al-Sham dans les provinces d’Istanbul, Ankara et Adana (Sud de la Turquie). Les membres sont accusés d’avoir aidé l’organisation à recruter de nouveaux agents et à transférer des fonds, en plus de leur implication dans des attaques en Syrie. Selon la police turque, Hasan Süslü, président de la Fukara Der Charitable Society[1] serait au nombre des détenus (Sabah, Turquie, 13 janvier 2019).
  • Le Siège de Libération d’Al-Sham, qui prend le contrôle des zones de contrôle des organisations pro-turques dans la région d’Idlib, se positionne comme l’organisation dominante dans la région, voire améliore sa capacité à lutter contre l’armée syrienne soutenue par la Russie. En revanche, les organisations rebelles sous contrôle turc (organisées dans le cadre du Front de libération nationale) s’affaiblissent et, de ce fait, le statut politique et militaire de la Turquie s’est affaibli dans la région d’Idlib. Cela crée un risque de frictions militaires entre le Siège de Libération d’Al-Sham et la Turquie, qui s’opposaient jusqu’à présent à une campagne syro-russe visant à s’emparer de la région d’Idlib.
L’armée syrienne renforce ses troupes près de l’enclave d’Idlib
  • Selon un site Internet affilié au régime syrien, des renforts de l’armée syrienne continuent d’arriver sur les lignes de contact avec l’enclave d’Idlib, au Nord de Hama. Selon un “haut responsable militaire” syrien, ces dernières jours, les forces syriennes ont accru leur vigilance sur les fronts des zones rurales de Hama et d’Idlib. Cela se produit après la prise de contrôle d’Idlib et de la région rurale de Hama par le Siège de Libération d’Al-Sham, et l’escalade des attaques contre les positions de l’armée syrienne sur ces fronts[2] (Butulat Al-Jaysh Al-Suri, 14 janvier 2019). Les renforts envoyés dans la région auraient inclus les “forces du tigre” et les milices soutenant le régime syrien (Al-Modon, 12 janvier 2019).
L’Est de la Syrie
Réduction de l’enclave de l’Etat islamique dans la vallée de l’Euphrate
  • Après que les forces des FDS ont repris le contrôle de la ville de Hajin et de ses environs, les combats se concentrèrent sur le village d’Al-Sha’fah, le plus grand village restant sous le contrôle de l’Etat islamique (environ 11 km au Nord d’Abu Kamal). Il semble que cette semaine, les forces des FDS aient réussi à s’emparer du village d’Al-Sha’fah et de la région située au Sud, bien qu’apparemment, elles n’aient pas encore achevé de nettoyer le village. Cela signifie que l’enclave de l’Etat islamique est devenue une “poche” de 12 km de long sur 5,8 km de large, s’étendant d’Abu Kamal jusqu’au village d’Al-Susah (voir la carte). Selon un haut responsable des FDS, les membres de l’Etat islamique “vivent leurs derniers instants”. Selon un porte-parole de la Coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, les FDS ont réalisé “de grands progrès… mais la lutte se poursuit” (Reuters, 13 janvier 2008). , 2019).

Carte de l'enclave de l'Etat islamique (d'après le site Internet Khotwa) : l'Etat islamique (en gris) ; les FDS (jaune) ; les zones où les FDS ont récemment progressé (marron) ; les zones contrôlées par le régime syrien et les forces qui le soutiennent (rouge) ; les lignes de friction actuelles (bleu clair) ; attaques des forces kurdes (flèches rouges) (Khotwa, 14 janvier 2019)
Carte de l’enclave de l’Etat islamique (d’après le site Internet Khotwa) : l’Etat islamique (en gris) ; les FDS (jaune) ; les zones où les FDS ont récemment progressé (marron) ; les zones contrôlées par le régime syrien et les forces qui le soutiennent (rouge) ; les lignes de friction actuelles (bleu clair) ; attaques des forces kurdes (flèches rouges) (Khotwa, 14 janvier 2019)

Photo satellite de Hajin après sa reprise (avec l’aimable autorisation de ISI)

ISI a détecté des dégâts de combats acharnés dans la ville de Hajin. Les installations, les structures et les routes sont détruites, de même que la plupart des principales jonctions. Il n'y a aucune preuve de trafic civil important dans la ville de Hajin. Il est probable que la plupart de ses habitants ont quitté la ville.
ISI a détecté des dégâts de combats acharnés dans la ville de Hajin. Les installations, les structures et les routes sont détruites, de même que la plupart des principales jonctions.
Il n’y a aucune preuve de trafic civil important dans la ville de Hajin. Il est probable que la plupart de ses habitants ont quitté la ville.

ISI a détecté de nouveaux postes militaires des FDS récemment construits dans les environs de la ville de Hajin, probablement pour empêcher d'autres forces de l'Etat islamique d'arriver des déserts syro-irakiens
ISI a détecté de nouveaux postes militaires des FDS récemment construits dans les environs de la ville de Hajin, probablement pour empêcher d’autres forces de l’Etat islamique d’arriver des déserts syro-irakiens

Combats à Al-Sha’fah
  •   Le 10 janvier 2019, il a été signalé que les membres de l’Etat islamique avaient repris le contrôle du village d’Al-Sha’fah plusieurs jours après sa conquête par les forces des FDS (Observatoire syrien des droits de l’homme, 10 janvier 2019). Le 12 janvier 2019, les forces des FDS ont de nouveau attaqué les membres de l’Etat islamique dans le village et ses environs, afin de le reprendre. Les FDS ont annoncé avoir avancé sur une distance de 1 km et l’Etat islamique aurait subi des pertes. Selon un rapport des FDS, l’Etat islamique aurait tenté de mener une contre-attaque en utilisant des missiles antichars et des drones, mais le mouvement aurait été stoppé (SDF Press; Amaq, 12 janvier 2019). Le 14 janvier 2019, il a été signalé que les forces des FDS ont pris le contrôle complet du village d’Al-Sha’fah (compte Twitter Deir ez-Zor 24, 14 janvier 2019).
Des membres de l’Etat islamique auraient demandé à permettre leur évacuation vers le “désert irakien”
  • Selon un rapport de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (qui doit encore faire l’objet d’une vérification), l’Etat islamique aurait demandé aux FDS et aux pays de la coalition d’ouvrir un “passage sûr” pour ses membres vers le “désert irakien” (cf., la zone désertique de la province d’Al-Anbar en Irak). Leur demande a été refusée et il leur a été proposé le choix entre se rendre et la mort. Il a également été signalé que l’Etat islamique était sur le point de s’effondrer. Pour mettre un terme aux attaques, sa défense consiste à poser une grande quantité de mines, à utiliser des voitures piégées et à utiliser des terroristes suicide. En outre, il a été noté que les membres de l’Etat islamique qui étaient restés dans l’enclave étaient divisés entre ceux qui préféraient se rendre et ceux qui cherchaient à sortir des zones situées sur la rive Ouest de l’Euphrate (Observatoire syrien des droits de l’homme, 10 janvier 2019).
Combattants étrangers de l’Etat islamique arrêtés dans la région de Hajin
  • Les forces kurdes ont signalé qu’au cours des opérations dans la ville de Hajin et ses environs, ils avaient capturé huit combattants étrangers appartenant à l’Etat islamique qui avaient projeté de mener des attaques terroristes contre des civils (Enab Baladi, 10 janvier 2019). Les forces kurdes (YPG) ont publié les noms et les détails des membres. Deux d’entre eux viennent d’Ouzbékistan, un du Tadjikistan, un d’Ukraine, un du Kazakhstan, un de Russie, un des États-Unis et un d’Allemagne. L’agent des États-Unis est un garçon américain âgé de 16 ans, surnommé Abu Suleiman, de nationalité américaine. L’agent allemand a 31 ans et s’appelle Abu Ibrahim l’Allemand (Site Internet des YPG, ypgrojava.org, 9 janvier 2019).

Huit membres de l'Etat islamique capturés par les YPG (Site Internet des YPG, ypgrojava.org, 9 janvier 2019)
Huit membres de l’Etat islamique capturés par les YPG
(Site Internet des YPG, ypgrojava.org, 9 janvier 2019)

Des membres de l’Etat islamique se réfugient parmi la population locale
  • L’Observatoire syrien des droits de l’homme a signalé que depuis Décembre 2018, plus de 14800 personnes ont fui l’enclave de l’Etat islamique située à l’Est de l’Euphrate. La plupart des personnes qui ont fui sont des résidents locaux, mais il y a également des centaines de membres de l’Etat islamique de différentes nationalités (Syriens, Irakiens, Russes, Somaliens, Philippins et des combattants étrangers d’autres nationalités asiatiques). Il a également été signalé que 580 civils appartenant à l’Etat islamique avaient été arrêtés par les forces des FDS parmi les civils qui s’étaient réfugiés. Beaucoup d’entre eux auraient transporté des millions de dollars en espèces (Observatoire syrien des droits de l’homme, 10 janvier 2019).
Nord de la Syrie
Evacuation des forces kurdes de Manbij
  • La situation dans la région de Manbij est la suivante : L’évacuation des forces kurdes et américaines de la ville de Manbij se poursuit. La ville elle-même est contrôlée par un “conseil local” opérant sous surveillance kurde et maintenant en contact avec le régime syrien pour réglementer le contrôle de la ville (Orient News, 12 janvier 2019; site Internet kurde A50 Network, 9 janvier 2019). La zone située à proximité de la ville est surveillée par une police militaire russe. L’armée syrienne est toujours présente à la périphérie de la ville et est prête à y entrer sous le parapluie russe. Un point d’interrogation reste encore concernant les intentions de la Turquie : des forces qui lui sont affiliées sont également présentes dans la région, la Turquie souhaitant également avoir le contrôle ou l’influence sur Manbij et l’enclave kurde située à l’Ouest de l’Euphrate.
 Armée syrienne et véhicules blindés dans la zone rurale de Manbij (SANA, 12 janvier 2019)    Armée syrienne et véhicules blindés dans la zone rurale de Manbij (SANA, 12 janvier 2019)
 Armée syrienne et véhicules blindés dans la zone rurale de Manbij (SANA, 12 janvier 2019)
La police militaire russe opère dans la région de Manbij
  • Les médias russes ont annoncé que la région de Manbij, jusque récemment contrôlée par l’armée américaine, avait été transférée le 8 janvier 2019, sous la supervision de la police militaire russe. Cela s’est produit après une conversation téléphonique entre le président de l’état-major américain Joseph Dunford et le chef d’état-major russe Valery Gerasimov. Selon les médias officiels russes, la police militaire russe devrait rester dans la région de Manbij de manière permanente, la Russie ayant étendu sa protection aux forces du YPG kurdes (Nezavisimaya Gazeta, 10 janvier 2019). À la date du 11 janvier 2019, des soldats de la police militaire russe auraient effectué des patrouilles dans la “zone de sécurité” située près de la ville de Manbij (Nezavisimaya Gazeta, 14 janvier 2019).
Principaux développements en Irak
Activités de terrorisme et de guérilla de l’Etat islamique

Explosion d’une voiture piégée à Al-Qaim

  • Le 11 janvier 2019, une voiture piégée a explosé sur un marché à Al-Qaim, dans la province d’Al-Anbar (à proximité de la frontière avec la Syrie). Un membre du conseil de la province d’Al-Anbar a déclaré que la détonation de la voiture piégée visait à frapper une foule célébrant une fête locale. Il a ajouté que les cellules dormantes de l’Etat islamique étaient toujours présentes sur d’autres sites (Al-Sumaria News, 11 janvier 2011). Jusqu’à présent, aucune réclamation de responsabilité n’a été publiée, mais il est raisonnable de supposer que l’organisation est derrière l’attaque.
  • Ci-après d’autres activités de l’organisation signalées au cours de la semaine écoulée (sur la base des déclarations de responsabilité) :
  • La frontière entre l’Irak et l’Arabie saoudite : L’organisation a rapporté que ses membres avaient attaqué une position de la police des frontières irakienne près de la frontière avec l’Arabie saoudite. Selon l’organisation, une dizaine de soldats auraient été tués, deux véhicules détruits et une position incendiée (Amaq, 10 janvier 2019).
  • Province de Diyala : Des membres de l’Etat islamique ont tiré des obus de mortier sur Ma’adan, un village chiite situé à environ 70 km au Nord-Est de Baqubah (Shabakat Shumukh, 12 janvier 2019).
  • Province de Kirkouk : Des membres de l’Etat islamique ont tiré des obus de mortier sur un poste de la police irakienne au Nord-Ouest de la ville de Kirkouk (Shabakat Shumukh, 12 janvier 2019). Des sources irakiennes ont signalé l’incident (Al-Sumaria, 13 janvier 2019).
Activités antiterroristes des forces de sécurité irakiennes
  • Ci-après les principales activités antiterroristes menées par les forces de sécurité irakiennes au cours de la semaine écoulée (selon les médias irakiens) :
    • Arrestation de terroristes dans l’Ouest, le Nord et l’Est de Bagdad (Agence de presse irakienne, 13 janvier 2004) 2019).
    • Mort de cinq commandants de l’Etat islamique lors d’une frappe aérienne visant un véhicule à environ 80 km au Sud-Est du district d’Al-Rutba. Trois ceintures d’explosifs et du matériel militaire ont été retrouvés dans l’épave du véhicule (Iraqi News Agency, 13 janvier 2019).
    • Un dépôt d’armes, appartenant probablement à l’Etat islamique, a été localisé par la Mobilisation populaire à 113 km à l’Ouest de Mossoul. Il contenait des dizaines d’obus de mortier, de roquettes et d’engins piégés (Al-Hashed.net, 13 janvier 2019).
L’Egypte et la péninsule du Sinaï
Activités de l’Etat islamique au Nord du Sinaï
  • Ci-après des attaques au Nord du Sinaï qui, selon nous, ont été menées par l’Etat islamique. Les rapports sont basés sur le compte Twitter Shahed Sinaa[3]. Jusqu’à présent, aucune réclamation de responsabilité de la part de l’Etat islamique n’a été trouvée :
    • Détonation d’un engin piégé près d’un bulldozer militaire au Sud de Sheikh Zuweid (Page Facebook Shahed Sinaa, 10 janvier 2019).
    • Détonation d’un engin piégé à proximité d’un blindé de transport de poids lourds au Sud de Sheikh Zuweid. Plusieurs soldats de l’armée égyptienne ont été tués ou blessés (Page Facebook Shahed Sinaa, 10 janvier 2019).
    • Plusieurs véhicules de l’armée égyptienne ont été détruits au sud de Cheikh Zuweid. Plusieurs soldats ont été tués ou blessés (Al-Araby Al-Jadeed, 10 janvier 2019).
    • Destruction d’un véhicule à l’épreuve des balles utilisé pour le déminage des mines à l’Est d’Al-Arish (Page Facebook Shahed Sinaa, 11 janvier 2019).
    • Détonation d’un engin piégé à proximité d’un véhicule de l’armée égyptienne au Sud de Sheikh Zuweid. Tous les passagers du véhicule ont été tués ou blessés (Page Facebook Shahed Sinaa, 11 janvier 2019).
    • Attaque d’une position fortifiée et destruction d’un véhicule de l’armée égyptienne. Plusieurs soldats ont été tués et blessés (Page Facebook Shahed Sinaa, 12 janvier 2019).
    • Activation d’un engin piégé contre un véhicule transportant un réservoir d’eau dans un camp à Rafah. Le véhicule a été détruit (Shahed Sinaa, 14 janvier 2019).
    • Attentats à Rafah et à Al-Arish, tuant deux soldats et un officier du grade de capitaine de l’armée égyptienne (Shahed Sinaa, 14 janvier 2019).
    • Un tireur d’élite a tiré sur un soldat égyptien à un poste de contrôle dans la ville de Rafah. Le soldat a été blessé (Cage Facebook de Shahed Sinaa, 14 janvier 2019).
Activités des forces de sécurité égyptiennes
  • Des avions de l’armée de l’air égyptienne ont effectué des raids aériens contre des “agents terroristes” (c., des membres de l’Etat islamique) dans le Nord du Sinaï. Onze membres ont été tués et des armes et du matériel militaire ont été détruits. La frappe aérienne a déjoué un attentat terroriste près du village de Rawda, à l’Ouest d’Al-Arish (Shahed Sinaa, 11 janvier 2019).
Activités du jihad dans d’autres pays
Attaque d’un hôtel à Nairobi par Al-Shabaab, affiliée à Al-Qaïda

(Rapport initial basé sur la presse occidentale et kenyane)

  • Dans l’après-midi du 15 janvier 2019, au moins cinq terroristes appartenant au mouvement somalien Al-Shabaab ont attaqué un hôtel, un complexe de bureaux et des entreprises au cœur de Nairobi (DusitD2). Selon les premières informations, les assaillants seraient arrivés à destination par au moins deux véhicules. L’attaque a commencé par une explosion dans le parking de l’hôtel. Un terroriste s’est ensuite fait exploser dans le hall de l’hôtel et les individus armés d’armes légères sont ensuite entrés dans l’hôtel. Des sources de sécurité au Kenya ont déclaré que la zone avait été nettoyée lentement et avec précaution, de peur que les assaillants ne portent des ceintures explosives. Dans la matinée, le Président du Kenya a annoncé que tous les terroristes qui avaient perpétré l’attaque avaient été tués.
  • Le nombre final de victimes n’est toujours pas clair. Jusqu’à présent, 15 morts ont été signalées, la plupart des clients de l’hôtel qui dînaient au restaurant au moment de l’explosion. Parmi les victimes figurent 11 Kenyans, un citoyen américain, un citoyen britannique et deux autres personnes non encore identifiées (Reuters; The Guardian, 16 janvier 2019).
Deux membres de l'organisation somalienne Al-Shabaab lors de l'attaque de l'hôtel. La photo provient de la vidéosurveillance du complexe hôtelier(Twitter, 15 janvier 2019)   Des voitures en flammes au moment de l'explosion sur le parking de l'hôtel. Les journalistes évacuant l'une des victimes (Twitter, 15 janvier 2019).
Droite : Des voitures en flammes au moment de l’explosion sur le parking de l’hôtel. Les journalistes évacuant l’une des victimes (Twitter, 15 janvier 2019). Gauche : Deux membres de l’organisation somalienne Al-Shabaab lors de l’attaque de l’hôtel. La photo provient de la vidéosurveillance du complexe hôtelier(Twitter, 15 janvier 2019)
  • Le mouvement Al-Shabaab a revendiqué l’attaque par le biais de son agence de presse Shahada. Al-Shabaab est un mouvement somalien à l’idéologie salafiste-jihadiste, affilié à Al-Qaïda. L’organisation opère en Somalie depuis 2004 (ou depuis 2006, selon une autre version) et est désignée par les États-Unis (et d’autres pays) comme une organisation terroriste. Son centre d’activité est en Somalie, mais l’organisation a déjà mené des attaques au Kenya et dans d’autres pays africains[4]. Il convient de noter que le Kenya et la Somalie ont une frontière terrestre commune qui facilite la tâche des terroristes du mouvement Al-Shabaab au Kenya.
Activités de contreterrorisme
Expulsion de deux citoyens allemands venus en Egypte pour rejoindre la Province du Sinaï de l’Etat islamique
  • La semaine dernière, les forces de sécurité égyptiennes auraient expulsé deux citoyens allemands venus en Égypte pour rejoindre la Province du Sinaï de l’Etat islamique :
  • Le 11 janvier 2019, Mahmud Amr Muhammad Ezzat Abdel Aziz, citoyen allemand d’origine égyptienne, est arrivé d’Arabie saoudite. Il était étudiant à l’Université islamique d’Arabie saoudite. Il a été arrêté sur la base d’informations selon lesquelles il avait l’intention de rejoindre l’Etat islamique dans le Sinaï. Il a été déporté en Allemagne par les autorités égyptiennes (Al-Masry Al-Youm, 11 janvier 2019).
  • Le 14 janvier 2019, il a été signalé que Issa Muhammad Abdel Ghani Ibrahim al Sababagh, citoyen allemand d’origine égyptienne, avait été arrêté à son arrivée en provenance d’Allemagne. Des cartes du nord du Sinaï et une boussole ont été retrouvés en sa possession. Il a été déporté d’Egypte. Les autorités égyptiennes ont déclaré qu’il avait adopté l’idéologie de l’Etat islamique, contacté des membres de l’Etat islamique via Internet et s’était rendu en Égypte pour rejoindre l’organisation dans le Sinaï (Al-Masry Al-Youm, 14 janvier 2019).
La guerre de propagande
Réponse de l’Etat islamique aux propos du Président égyptien sur la coopération en matière de sécurité avec Israël
  • La semaine dernière, l’hebdomadaire de l’Etat islamique Al-Naba a publié un article sur les frappes aériennes de l’armée de l’air israélienne contre l’Etat islamique dans le Sinaï et sur l’aide fournie par Israël au Président égyptien El-Sisi dans le combat contre l’Etat islamique. Selon nous, cet article est une réponse à l’interview du président El-Sisi sur CBS, dans laquelle il a révélé la coopération entre Israël et l’Égypte sur la question de la lutte contre l’Etat islamique au Sinaï. L’auteur note que cette coopération est connue depuis longtemps et souligne que les Juifs sont un ennemi éternel de l’organisation et que la campagne contre eux se poursuivra jusqu’à la fin des temps (Al-Naba, numéro 164, 10 janvier 2019).
  • Voici les points saillants de l’article :
    • La coopération entre Israël et l’Égypte contre l’État islamique au Sinaï est caractérisée par le secret depuis sa création. Selon l’article, les médias occidentaux ont décrit cette coopération comme une “alliance secrète” pour deux raisons : elle embarrasse le régime égyptien “infidèle” dont les dirigeants décrivent Israël comme un ennemi et déclarent soutenir les Palestiniens. La deuxième raison est qu’Israël craignait que le dévoilement de cette coopération ne fasse le jeu de l’État islamique en suscitant la solidarité avec l’État islamique parmi les musulmans du monde entier, et puisse constituer un motif supplémentaire pour se venger d’Israël dans le Sinaï et ailleurs.
    • “Il semble que la lutte de l’État islamique contre les Juifs et leurs rejetons [à savoir le régime égyptien] soit entrée dans une nouvelle phase à la suite de la révélation de la coopération”, puisque les Juifs et leurs partisans ont lutté au fil des ans de le cacher pour que l’État islamique n’en profite pas [comme catalyseur pour mener des attaques]. Ils (les Juifs) pensent depuis longtemps que l’État islamique est une entité qui ne lutte pas contre les Juifs, alors qu’au fil des ans, l’État islamique et ses nombreux médias n’ont jamais cessé de déclarer que la guerre contre les Juifs se déroulera sans aucun doute à travers le jihad, conformément à la loi religieuse islamique et à la manière du prophète (Mahomet).
    • L’article affirme que l’armée de l’air israélienne a effectué des centaines de frappes aériennes contre l’État islamique dans le Sinaï, en utilisant des avions pilotés et des drones. Il affirme également que l’armée de l’air israélienne a mené des frappes aériennes contre l’État islamique dans le Sud de la Syrie dans le cadre des frappes aériennes de la Coalition internationale. Ainsi, selon l’article, “les Juifs ont laissé leurs empreintes digitales sur la Coalition internationale contre l’État islamique” et ont uni leurs forces à ceux qui se sont rassemblés pour le combattre. L’article se termine en déclarant que “les Juifs savent très bien que l’État islamique est le véritable ennemi de leur plan sur Terre[5]!” L’État islamique a souligné, lors de sa création en Irak, que le conflit avec les Juifs n’était pas à propos des frontières, mais une lutte éternelle et éternelle, jusqu’à la fin des temps, quand “chaque arbre et chaque pierre dévoileront la cachette des Juifs, à l’exception de l’arbre Gharqad [un buisson épineux poussant dans des zones désertiques] qui protégera le Juifs et ne dévoilera pas leur cachette”[6]. L’article se termine par la déclaration selon laquelle, avec l’aide d’Allah, les alliances des Juifs échoueront et leurs complots contre les croyants musulmans vont se transformer en boomerang.

[1] La Fukara Der Charitable Society est une organisation humanitaire qui aide les réfugiés syriens depuis 2013, année de leur arrivée dans la ville d'Adana, dans le Sud de la Turquie. Le siège de l'association est situé dans cette ville (Site Internet Fukarader.org.tr).
[2] Selon nous, les attaques entre l'armée syrienne et les organisations jihadistes se sont intensifiées et les affrontements se poursuivent à une moindre échelle.

[3] Le compte Twitter Shahed Sinaa ("témoin oculaire du Sinaï") est un compte opérationnel depuis Février 2018. Il est peut-être affilié à l'armée égyptienne ou lié à des éléments de l'armée. Ce compte rendu décrit les activités terroristes de l'Etat islamique contre l'armée égyptienne ainsi que ses activités contre des éléments terroristes dans la péninsule du Sinaï. Ses reportages actualisés traitent d'incidents que la presse égyptienne et même la page Facebook du porte-parole de l'armée égyptienne ne rapportent pas.

[4] Le 21 septembre 2013, Al-Shabaab a lancé une attaque dans le centre commercial Westgate à Nairobi, dans lequel quelque 70 personnes ont été tuées.

[5] Il y a un contexte ambigu ici: l'un - le plan fait référence à la création de l'État d'Israël et l'autre - le contexte antisémite, selon lequel les Juifs sont supposés avoir un complot global dans l'esprit des Protocoles des Aînés de Sion.

[6] Il s'agit d'une tradition islamique antisémite selon laquelle les musulmans tueront les Juifs comme une étape avant le jour du jugement.