Nouvelles du terrorisme et du conflit israélo-palestinien (5-16 septembre 2018)a

Affrontements lors de la

Affrontements lors de la "marche du retour" dans l'Est de la ville de Gaza. Sabotage de la barrière de sécurité et lancer de cocktails Molotov (Page Facebook de l'autorité nationale suprême de la marche du retour, 14 septembre 2018)

Affrontements lors de la

Affrontements lors de la "marche du retour" dans l'Est de la ville de Gaza. Sabotage de la barrière de sécurité et lancer de cocktails Molotov (Page Facebook de l'autorité nationale suprême de la marche du retour, 14 septembre 2018)

Exposition d'armes dans le

Exposition d'armes dans le "camp du retour" dans le Centre de la bande de Gaza, présentant le développement de la "résistance" (Page Facebook de l'autorité nationale suprême de la marche du retour, 14 mars 2018)

Exposition d'armes dans le

Exposition d'armes dans le "camp du retour" dans le Centre de la bande de Gaza, présentant le développement de la "résistance" (Page Facebook de l'autorité nationale suprême de la marche du retour, 14 mars 2018)

Exposition d'armes dans le

Exposition d'armes dans le "camp du retour" dans le Centre de la bande de Gaza, présentant le développement de la "résistance" (Page Facebook de l'autorité nationale suprême de la marche du retour, 14 mars 2018)

Activité de

Activité de "l'unité de perturbations nocturnes" dans l'Est de Rafah (Page Facebook Rafah24, 16 septembre 2018).

  • Alors que les contacts pour des arrangements sont enlisés, le Hamas a récemment intensifié le niveau de violence contre Israël. Lors des événements de la « marche du retour » (14 septembre 2018), il y a eu plus de violence que la semaine dernière; Pendant la marche, des grenades et des bombes artisanales ont été lancées sur les soldats de Tsahal. Les jours suivants, des grenades et des bombes artisanales ont été lancées et des engins piégés ont été posés près de la barrière de sécurité. En outre, les incendies se sont poursuivis (des ballons incendiaires ont été découverts dans une aire de jeux dans la ville israélienne de Kiryat Gat, à environ 50 km de la bande de Gaza).
  • En même temps, les Palestiniens s’efforcent à réaliser des provocations et font preuve de « créativité » en développant des tactiques visant à déranger et à épuiser les soldats de Tsahal. Ainsi, une unité désignée a été créée pour déranger l’armée israélienne la nuit (brûler des pneus, lancer des cocktails Molotov sur des positions de Tsahal, actionner des sirènes). De plus, en plus des « marches du retour », des manifestations hebdomadaires supplémentaires sont organisées (flottilles de protestation et manifestations sur la plage le lundi, manifestations le mardi dans la zone du terminal d’Erez). Selon nous, ces provocations risquent d’aggraver de nouveau, même si l’intention du Hamas est de garder le contrôle de la tension accrue tant qu’un accord n’a pas été conclu.
  • En Judée-Samarie, la semaine a été marquée par une attaque à l’arme blanche à l’entrée d’un centre commercial dans le carrefour Gush Etzion. L’homme qui a été poignardé, Ari Fuld, un citoyen américain, est décédé des suites de ses blessures. L’agresseur a été arrêté par les forces de sécurité israéliennes. D’autres attaques hebdomadaires ont également eu lieu : des lancers d’engins piégés et de pierres sur des véhicules israéliens.
  • Le porte-parole du ministère de la Santé contrôlé par le Hamas dans la bande de Gaza a averti (le 9 septembre 2018) que le carburant dans les hôpitaux ne serait suffisant que pour 10 jours et que la population serait privée de services médicaux. Le porte-parole du ministère de la Santé de l’Autorité Palestinienne a répondu que le gouvernement de l’AP n’avait aucun contrôle sur le ministère de la Santé de la bande de Gaza géré par le Hamas et qu’il ne servirait pas de guichet automatique.
  • Comme nouvelle étape dans la série de mesures prises par les États-Unis contre les Palestiniens, la fermeture du bureau de l’OLP à Washington a été décidée, provoquant des réactions de rage de la part de l’AP et des menaces de recours à l’ONU et à la CPI à La Haye.
Evénements de la « marche du retour »

Comme chaque vendredi depuis le 30 mars 2018, le vendredi 14 septembre 2018, les Gazaouites ont organisé une « marche du retour », la 25ème. La marche, intitulée « La résistance [cf., Le terrorisme] est notre choix » a réuni 13 000 Palestiniens, un nombre relativement important de participants par rapport aux récentes manifestations. Les manifestants se sont rassemblés sur plusieurs sites le long de la barrière de sécurité. Les événements de la « marche » ont été caractérisés par une violence inhabituelle. Les émeutiers ont brûlé des pneus, lancé des pierres, des bombes et des cocktails Molotov, et ont franchi la barrière frontalière en territoire israélien. En outre, plusieurs cerfs-volants et ballons incendiaires ont été lancés. Un incendie a éclaté dans la forêt de Be’eri à cause d’un ballon incendiaire envoyé depuis la bande de Gaza. Dans la ville israélienne de Kiryat Gat (à environ 50 km de la bande de Gaza), des ballons incendiaires ont été découverts dans une aire de jeux.

Tentative de pénétrer en territoire israélien dans le camp de réfugiés d'Al-Bureij, à l'Est de la bande de Gaza (Compte Twitter QUDSN, 14 septembre 2018)    Tentative de pénétrer en territoire israélien dans le camp de réfugiés d'Al-Bureij, à l'Est de la bande de Gaza (Compte Twitter QUDSN, 14 septembre 2018)
Tentative de pénétrer en territoire israélien dans le camp de réfugiés d’Al-Bureij, à l’Est de la bande de Gaza (Compte Twitter QUDSN, 14 septembre 2018)

Pour regarder la vidéo :

https://twitter.com/qudsn/status/1040657278154797056

Lancer de cerfs-volants incendiaires dans l'est de Khan Younès (Compte Twitter QUDSN, 14 septembre 2018)    Lancer de cerfs-volants incendiaires dans l'est de Khan Younès (Compte Twitter QUDSN, 14 septembre 2018)
Lancer de cerfs-volants incendiaires dans l’est de Khan Younès (Compte Twitter QUDSN, 14 septembre 2018)
  • Le Dr. Ashraf al-Qudra, porte-parole du ministère de la Santé de la bande de Gaza, a déclaré que trois Palestiniens avaient été tués, dont un enfant, et 248 blessés, dont 120 ont été transportés dans les hôpitaux (Page Facebook du porte-parole du ministère de la Santé de la bande de Gaza, 14 septembre 2018).
  • Comme chaque semaine, de hauts responsables du Hamas ont assisté aux événements, notamment Ahmad Bahar, Fathi Hamad et Khalil al-Hayya. Fathi Hamad, membre du bureau politique du Hamas, s’est exprimé dans le « camp du retour » dans l’Est de la ville de Gaza. Il a affirmé que si le « siège » n’était pas levé de Gaza, les Palestiniens inventeraient de nouvelles façons de lutter contre « l’occupation » sur terre, en mer et dans les airs (Compte Twitter QdsTvBreaking, 14 septembre 2018). Il a appelé les Palestiniens de Judée-Samarie à rejoindre les Gazaouites dans la campagne (palsawa.com, 14 septembre 2018).
 Ahmad Bahar dans le "camp du retour" à l'Est de Khan Younes (Page Facebook de l'autorité nationale suprême de la marche du retour, 14 septembre 2018)   Fathi Hamad dans l'Est de la ville de Gaza (palsawa.com, 14 septembre 2018).
Droite : Fathi Hamad dans l’Est de la ville de Gaza (palsawa.com, 14 septembre 2018). Gauche : Ahmad Bahar dans le « camp du retour » à l’Est de Khan Younes (Page Facebook de l’autorité nationale suprême de la marche du retour, 14 septembre 2018)
  • Dans le « camp du retour » dans le Centre de la bande de Gaza, une exposition a été organisée sur le développement de la « résistance » (cf., les branches armées des organisations terroristes). Des armes utilisées au fil des ans y sont présentées. Les organisateurs de la « marche » ont annoncé que la semaine prochaine, la « marche du retour » serait organisée sous le slogan « Briser le siège » (PALINFO, 14 septembre 2018).
Exposition d'armes dans le "camp du retour" dans le Centre de la bande de Gaza, présentant le développement de la "résistance" (Page Facebook de l'autorité nationale suprême de la marche du retour, 14 mars 2018)    Exposition d'armes dans le "camp du retour" dans le Centre de la bande de Gaza, présentant le développement de la "résistance" (Page Facebook de l'autorité nationale suprême de la marche du retour, 14 mars 2018)
Exposition d’armes dans le « camp du retour » dans le Centre de la bande de Gaza, présentant le développement de la « résistance » (Page Facebook de l’autorité nationale suprême de la marche du retour, 14 mars 2018)
Incidents inhabituels de la « marche du retour »
  • Au cours des manifestations, les émeutiers ont lancé deux grenades sur un véhicule militaire dans le Nord de la bande de Gaza et plusieurs bombes artisanales sur des soldats. Un officier de Tsahal a été légèrement blessé par des éclats d’obus. Les soldats de Tsahal ont repéré neuf Palestiniens qui ont traversé la barrière de sécurité dans le Sud de la bande de Gaza. Ils sont immédiatement rentrés dans la bande de Gaza (Porte-parole de Tsahal, 14 septembre 2018).
  • En réponse au lancer des grenades et des engins piégés, un char et un avion de Tsahal ont attaqué des positions du Hamas autour de la bande de Gaza (Porte-parole de Tsahal, 14 septembre 2018). Selon les médias palestiniens, plusieurs postes d’observation de la « résistance » ont été touchés à l’Est de Shejaiya, à l’Est d’Al-Tuffah, dans le quartier oriental de Zeitoun, au Sud de la ville de Gaza et dans une zone agricole à l’Est de Khan Younes (PALINFO; Shabakat Quds; Dunya Al-Watan, 14 septembre 2018).
Activités nocturnes visant à épuiser les forces de Tsahal
  • Ces derniers jours, les médias palestiniens ont rapporté l’activité de nouvelles unités de jeunes Palestiniens, appelées « unités de perturbations nocturnes« . Selon leurs membres, leur objectif est de maintenir les soldats de Tsahal à la frontière en état d’alerte constant, et de les empêcher de se reposer par divers moyens, notamment en brûlant des pneus dans l’obscurité dans des zones proches de la barrière de sécurité le long de la frontière de la bande de Gaza; en lançant des cocktails Molotov sur les positions de Tsahal le long de la frontière, en faisant retentir des sirènes pour que les soldats de Tsahal déclarent l’état d’alerte (SAFA, 16 septembre 2018; Palestine Online, 16 septembre 2018).
  • Ahmad Bahar, vice-président du Conseil législatif palestinien, a prononcé un discours dans le « camp du retour » à Khan Younes, dans lequel il a annoncé la création de « l’unité de perturbations nocturnes » conçue pour agir vis-à-vis des forces de Tsahal positionnées près de la barrière de sécurité (Al-Aqsa, 14 septembre 2018). Maher Mazhar, haut responsables du FPLP et membre de l’Autorité nationale suprême de la marche du retour, a affirmé que tout ce qui se passe actuellement s’inscrit dans le cadre de l’invention de nouvelles manières de faire face aux démarches d’Israël et du « siège » qu’il impose à la bande de Gaza. Dans la phase suivante, il y aura une nouvelle escalade dans « l’activité populaire », et des unités supplémentaires similaires à l’unité de perturbations nocturnes seront créées (Al-Araby Al-Jadeed, 14 septembre 2018).

Dans ce cadre, on peut assister à l‘incendie de pneus près de la barrière de sécurité, à l’Est du camp de réfugiés d’Al-Bureij, le 13 septembre 2018, dans le but de « tromper les forces de Tsahal » (Shabakat Quds, 14 septembre 2018). Selon nous, ces actions visent à élargir la diversité des événements de propagande dans la bande de Gaza, en plus des « marches du retour », afin de maintenir une « tension contrôlée » vis-à-vis d’Israël tant qu’aucun progrès ne serait constaté dans les discussions d’arrangement.

 L'unité en action dans le Centre de la bande de Gaza (Page Facebook d'Iyad al-Baz, Abu alMushir, 13 septembre 2018)   Activité de "l'unité de perturbations nocturnes" dans l'Est de Rafah (Page Facebook Rafah24, 16 septembre 2018).
Activité de « l’unité de perturbations nocturnes » dans l’Est de Rafah (Page Facebook Rafah24, 16 septembre 2018). Gauche : L’unité en action dans le Centre de la bande de Gaza (Page Facebook d’Iyad al-Baz, Abu alMushir, 13 septembre 2018)
Tirs de roquettes et d’obus de mortier
  • La semaine dernière, aucune roquette n’a été identifiée en territoire israélien.
Tirs de roquettes et d’obus de mortier des dernières séries d’escalade[2]

Tirs de roquettes et d'obus de mortier des dernières séries d'escalade
Les nombres des mois de Mai-Juin-Juillet 2018 montrent le nombre minimal de roquettes et d’obus de mortier. Nous ne pouvons pas faire la distinction entre les roquettes et les obus de mortier.

Tirs de roquettes et d’obus de mortier de l’année écoulée

Tirs de roquettes et d'obus de mortier de l'année écoulée

Répartition annuelle des tirs

Répartition annuelle des tirs

Absence de progrès dans les pourparlers
  • Pour le moment, il n’y a pas de progrès dans les contacts pour l’arrangement et la réconciliation palestinienne interne. Le 15 septembre 2018, l’envoyé spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Nikolay Mladenov, et le coordinateur adjoint des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient se sont rendus dans la bande de Gaza (Al-Quds, 15 septembre 2018). Selon des sources égyptiennes, l’Egypte a demandé à la délégation du Hamas de reporter sa visite au Caire d’au moins une semaine afin de permettre aux Egyptiens de se préparer et de mener de nouvelles consultations principalement avec le Fatah (Al-Hayat, 13 septembre 2018). Selon une source palestinienne, en réponse à la demande du Fatah de ne pas augmenter le nombre de participants aux pourparlers, les services de renseignements égyptiens ont décidé de limiter le cycle de réconciliation et d’accorder des arrangements avec Israël à cinq organisations seulement. Ceci, contrairement à la série de négociations précédente, à laquelle ont participé des représentants de toutes les organisations. Des sources du Hamas ont nié que le Hamas ait cédé à la demande du Fatah (Araby 21, 11 septembre 2018).
  • Des hauts responsables du Hamas ont fait les déclarations suivantes à ce sujet :
    • Hussam Badran, membre du bureau politique du Hamas, a déclaré que durant les entretiens, plusieurs idées créatives pour gérer la situation humanitaire dans la bande de Gaza avaient été soulevées et qu’un projet de passage maritime avait également été discuté. Badran a nié que les efforts pour provoquer une accalmie aient été interrompus (Asharq Al-Awsat, 14 septembre 2018).
    • Selon Hazem Qassem, le porte-parole du Hamas, l’accalmie avec Israël n’a pas échoué et des efforts sont toujours déployés pour y parvenir (MAAN, 10 septembre 2018).
    • Dans une interview, Khaled Mash’al, ancien président du bureau politique du Hamas, a déclaré que le Hamas avait créé de nouveaux mécanismes de négociation sous la forme de « marches du retour » et de ballons incendiaires, à travers lesquels Israël subissait des pressions. ils permettent de mener les négociations pour atteindre l’accalmie (Al-Jazeera, 10 septembre 2018).
Autres événements dans la bande de Gaza
  • Dans la nuit du 15 au 16 septembre, plusieurs centaines de Palestiniens se sont rassemblés sur plusieurs sites le long de la barrière de sécurité. Trois grenades et des bombes ont été lancées. Il n’y a pas eu de victimes (Page Facebook Red Alert, 16 septembre 2018).
  • Le 10 septembre 2018, les forces de Tsahal ont découvert un engin piégé posé près de la barrière de sécurité dans le Sud de la bande de Gaza. Le 13 septembre 2018, l’engin piégé a été neutralisé de manière contrôlée par l’armée israélienne. Un autre engin piégé a été découvert au même endroit plusieurs jours après et a été neutralisé par les forces de Tsahal (Porte-parole de Tsahal, 14 septembre 2018). Les engins piégés ont apparemment été posés par une équipe qui s’est approchée de la barrière de sécurité sous le couvert de violents troubles dans la bande de Gaza.
Engin piégé découvert le 14 septembre 2018 (Porte-parole de Tsahal, 13 et 14 septembre 2018)   Engin piégé qui a été trouvé et neutralisé le 13 septembre 2018, près de la barrière frontalière dans le Sud de la bande de Gaza.
Droite : Engin piégé qui a été trouvé et neutralisé le 13 septembre 2018, près de la
barrière frontalière dans le Sud de la bande de Gaza. Gauche : Engin piégé découvert
le 14 septembre 2018 (Porte-parole de Tsahal, 13 et 14 septembre 2018)
  •  Le 9 septembre 2018, une force de Tsahal a repéré un suspect qui s’approchait de la barrière de sécurité et a tenté de la saboter. Les soldats de Tsahal ont ouvert le feu dans sa direction. Plus tard, il est mort de ses blessures. Plusieurs heures plus tôt, une force de Tsahal avait repéré quatre Palestiniens qui tentaient de traverser la barrière de sécurité dans le Nord de la bande de Gaza. Les soldats les ont détenus. Un couteau et une hache ont été trouvés en leur possession (Porte-parole de Tsahal, 9 septembre 2018).
Attaques et tentatives d’attaques

Attaques à l’arme blanche au carrefour du Gush Etzion

  • Le 16 septembre 2018, une attaque à l’arme blanche a eu lieu à l’entrée d’un centre commercial dans le carrefour de Gush Etzion. Ari Fuld, un citoyen américain âgé de 40 ans, a été mortellement blessé et est décédé plus tard de ses blessures à l’hôpital. Après avoir été blessé, il a pourchassé le terroriste avant de s’effondrer. Le terroriste a été blessé par des civils et arrêté par les forces de sécurité israéliennes (Bureau du porte-parole de Magen David Adom, 16 septembre 2018).
  • Les médias palestiniens ont annoncé qu’il s’agissait de Khalil Yusuf al Jabarin, 17 ans, originaire de Yatta au Sud de Hébron (Page Facebook Yatta, 16 septembre 2018).
 Le terroriste Khalil Yusuf al-Jabarin (Page Facebook Yatta, 16 septembre 2018)   Scène de l'attaque à l'arme blanche dans le Gush Etzion (Compte Twitter PALINFO, 16 septembre 2018).
Droite : Scène de l’attaque à l’arme blanche dans le Gush Etzion (Compte Twitter PALINFO, 16 septembre 2018). Gauche : Le terroriste Khalil Yusuf al-Jabarin (Page Facebook Yatta, 16 septembre 2018)
Autres attaques
  • Le 11 septembre 2018, une bombe a été lancée contre une base de la police des frontières à Abu Dis (Jérusalem). Elle a explosé à l’extérieur de la base, près d’une des portes. Il n’y a pas eu de victimes. La porte a été légèrement endommagée (Page Facebook Red Alert, 12 septembre 2018).
  • Le 11 septembre 2018, un engin explosif artisanal a explosé près d’une localité israélienne au Nord de Ramallah. Il n’y a pas eu de victimes. Après l’attaque, les forces de sécurité israéliennes ont opéré dans le village voisin d’Al-Mouir (au Nord de Ramallah) pour retrouver les tireurs (Porte-parole de Tsahal, 12 septembre 2018).
  • Le 9 septembre 2018, des coups de feu ont été signalés près de Kochav Yaakov (au Nord de Jérusalem). Il n’y a pas eu de victimes, mais des véhicules ont été endommagés (Porte-parole de Tsahal, 9 septembre 2018).
Incidents sur le terrain
  • Parallèlement aux attaques terroristes, les lancers de pierres ont continué à travers la Judée-Samarie. Les forces de sécurité israéliennes ont poursuivi leurs activités préventives et antiterroristes. Elles ont arrêté des Palestiniens soupçonnés d’activités terroristes, confisqué des fonds destinés à financer des activités terroristes et saisi des armes improvisées. Les événements les plus importants étaient les suivants :
    • Le 13 septembre 2018 – Suite aux nombreux incidents de lancers de pierres survenus sur la route 443 (Jérusalem-Modiin) ces dernières semaines, les forces de sécurité israéliennes sont entrées dans le village de Beit Or al-Tahta et ont arrêté plusieurs Palestiniens soupçonnés d’avoir lancé des pierres sur la route (Page Facebook Red Alert, 13 septembre 2018).
    • Le 13 septembre 2018 – À la suite de perquisitions effectuées par les forces de sécurité israéliennes dans le village de Beitunia (Nord de Ramallah), un pistolet et quatre cocktails Molotov prêts à être utilisés ont été saisis (Porte-parole de Tsahal, 13 septembre 2018).
    • Le 12 septembre 2018 – Des pierres ont été lancées sur un véhicule sur la route Hebron-Gush Etzion, entre Beit Omar et Karmei Tzur. Il n’y a pas eu de victimes. Le pare-brise du véhicule a été endommagé (Page Facebook Red Alert, 12 septembre 2018).
Principales attaques de l’année écoulée en Judée-Samarie[3]

Principales attaques de l'année écoulée en Judée-Samarie

La situation aux terminaux

Le terminal de Rafah

  • Le terminal de Rafah a ouvertement ouvert pour ceux qui entrent ou sortent de la bande de Gaza, sur la base de listes reçues à l’avance (Site Internet du ministère de l’Intérieur à Gaza, 12 septembre 2018). L’Egypte a envoyé des camions avec des produits pétroliers et des marchandises dans la bande de Gaza à travers le terminal de Salah al-Din (Filastin al-Yawm, 12 septembre 2018).

Le terminal d’Erez

  • Le 4 septembre 2018, près de 1 000 personnes se sont rassemblées en face du terminal d’Erez dans le Nord de la bande de Gaza. Cette manifestation a été organisée par l’autorité nationale suprême de la marche du retour et par Breaking the Siege, pour protester contre la décision du Président américain de couper l’aide à l’UNRWA. Les manifestations ont été accompagnées de violents troubles. Les manifestants ont fait route vers le terminal, ont lancé des cocktails Molotov et saboté des dispositifs de sécurité. Les forces de Tsahal ont tiré sur les manifestants. Selon les médias palestiniens, une personne a été grièvement blessée (Compte Twitter PALINFO, 4 septembre 2018).
  • En réponse aux émeutes, Israël a annoncé la fermeture du terminal d’Erez jusqu’à ce que les dommages soient complètement réparés. L’utilisation du terminal n’a été approuvée que pour les cas humanitaires (Porte-parole de Tsahal, 4 septembre 2018). Le terminal a été rouvert le 13 septembre 2018.
La pénurie de carburant menace de perturber l’activité des hôpitaux

Lors d’une conférence de presse, le Dr Ashraf al-Qudra, porte-parole du ministère palestinien de la Santé dans la bande de Gaza, a mis en garde contre la grave situation dans les hôpitaux de la bande de Gaza. Le Dr al-Qudra a noté que le « compte à rebours » a commencé, c’est-à-dire que les hôpitaux de la bande de Gaza cesseront bientôt d’opérer et que les résidents seront privés de services médicaux (Filastin Al-Yawm, 9 septembre 2018). Le directeur de l’hôpital d’Abu Yusuf al-Najjar, Atef al-Hut, a déclaré que l’approvisionnement en carburant de l’hôpital serait suffisant pour 10 jours. Selon lui, en raison de la pénurie, ils retardent les opérations, les patients en dialyse ne reçoivent pas de traitement et les services de laboratoire et de radiologie ont été interrompus. Al-Hut a appelé toutes les parties à intervenir afin d’empêcher un « désastre humanitaire » (Dunia Al-Watan, 12 septembre 2018).

  • Selon Osama al-Najjar, porte-parole du ministère de la Santé de l’Autorité Palestinienne, le ministère de la Santé n’est pas responsable de la crise du carburant dans les hôpitaux de la bande de Gaza gérés par le Hamas. AlNajjar a souligné qu’ils ne serviraient pas de « guichets automatiques » au ministère de la Santé dans la bande de Gaza (Shehab, 9 septembre 2018). Cependant, il a noté que dans le passé, l’Autorité Palestinienne avait fourni du carburant et envoyé des médicaments gratuits aux hôpitaux (Shabakat Quds, 9 septembre 2018). Salah Bardawil, membre du bureau politique du Hamas, a condamné la réponse du ministère de la Santé de l’Autorité Palestinienne (compte Twitter de Salah Bardawil, 9 septembre 2018).
Nouvelle détérioration des relations entre les Etats-Unis et l’AP
  • Récemment, les relations entre les États-Unis et l’Autorité palestinienne se sont encore détériorées, après que les États-Unis ont pris plusieurs mesures supplémentaires pour intensifier la pression sur l’AP :
    • Le 10 septembre 2018, la porte-parole du Département d’État américain Heather Nauert a déclaré qu’après un examen approfondi, le gouvernement a décidé de fermer le bureau de l’OLP à Washington. Selon l’annonce, les États-Unis ont autorisé le bureau à agir afin d’établir une paix globale et à long terme avec Israël. Cependant, l’OLP n’a pris aucune mesure concrète pour négocier avec Israël. Au lieu de cela, ses dirigeants ont condamné le plan de paix américain et ont refusé de coopérer avec le gouvernement américain. Par conséquent, le gouvernement a décidé de fermer le bureau de Washington (Site Internet du Département d’État des États-Unis, 10 septembre 2018).
    • Le même jour, le conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton, a prononcé un discours critiquant fortement la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye. Bolton a présenté la CPI comme une institution qui mine la souveraineté des États, contredit la Constitution américaine et est inefficace et même dangereuse. Il a noté que les États-Unis ne coopéreraient pas avec la CPI et qu’ils n’y adhéreraient pas, et qu’ils prendraient toutes les mesures nécessaires pour protéger les citoyens des États-Unis et leurs alliés contre des revendications injustifiées. Dans son discours, Bolton a présenté le cas d’Israël comme une affaire de premier plan dans laquelle un État démocratique libéral est sous enquête pour des actions qu’il a prises afin de se défendre (Reuters, 10 septembre 2018).
    • Quelques jours plus tard, il a été signalé que, sur instructions de la Maison Blanche, les États-Unis ne renouvelleraient pas le financement du programme de gestion et d’atténuation des conflits, dont l’objectif est de renforcer les relations entre Israël et les Palestiniens. Jusqu’à présent, le programme a reçu un financement de 26 millions de dollars par an. L’Agence américaine pour le développement international a publié une déclaration indiquant qu’elle ne pouvait pas aider les Palestiniens en Judée-Samarie et dans la bande de Gaza à la suite d’une décision du gouvernement américain (The New York Times, 14 septembre 2018).
  • L’Autorité Palestinienne a vilipendé les mesures prises par les États-Unis, en particulier par la décision de fermer le bureau de représentation de l’OLP :
    • Dans un discours prononcé devant les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe, le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité Palestinienne, Riyad al-Maliki, a déclaré que les Etats-Unis prétendent seulement qu’ils essaient de résoudre le conflit entre Israël et les Palestiniens. Selon lui, les Etats-Unis soutiennent effectivement la position israélienne et utilisent leur pouvoir pour servir ses intérêts (Agence de presse Wafa, 11 septembre 2018).
    • Le secrétaire exécutif du comité exécutif de l’OLP, Saeb Erekat, a déclaré que cette décision aurait de sérieuses implications politiques et « détruirait l’ordre mondial ». Erekat a clairement indiqué que des mesures seraient prises pour protéger le peuple palestinien et que celui-ci se battrait pour sa liberté et son indépendance. Des sources palestiniennes ont déclaré qu’en réponse à l’activité américaine, l’Autorité Palestinienne examinait la possibilité d’obtenir une reconnaissance internationale de son statut d’Etat membre de l’ONU (Al-Quds Al-Arabi, 11 septembre 2018).
    • Nabil Shaath, conseiller de Mahmoud Abbas pour les affaires étrangères, a qualifié la décision américaine de « stupide », visant à éliminer la question palestinienne. Il a noté que la décision ne parviendrait pas à retirer les Palestiniens de leurs terres (Al-Arabi AlYawm TV, 11 septembre 2018).
    • Husam Zomlot, représentant de l’OLP à Washington, qui se trouve à Ramallah depuis quelques mois, a déclaré que les Palestiniens n’avaient pas été surpris par la décision du gouvernement américain. Zomlot a noté qu’il s’agissait d’une « journée noire » dans le processus de paix au Moyen-Orient et a ajouté que cela ne les empêcheraient pas de se battre pour leurs droits (Site Internet PNN en anglais, 11 septembre 2018).

Caricature publiée dans Al-Hayat Al-Jadeeda, l'organe officiel de l'AP, assimilant la clôture de la mission à la mort du processus de paix (Al-Hayat Al-Jadeeda, 11 septembre 2018)
Caricature publiée dans Al-Hayat Al-Jadeeda, l’organe officiel de l’AP, assimilant la
clôture de la mission à la mort du processus de paix (Al-Hayat Al-Jadeeda, 11 septembre 2018)

 

Appel de l’AP à la CPI de la Haye
  • Les juges de la Cour suprême israélienne ont rejeté un appel palestinien concernant l’évacuation de Khan al-Ahmar et ont décrété qu’il n’y avait aucune indication d’évacuer les lieux. Le porte-parole du Fatah, Osama al-Qawasmi, a affirmé que la décision d’Israël concernant l’évacuation constituait une violation flagrante du droit international. Il a appelé le public palestinien et les organisations à organiser des manifestations pour l’empêcher.
  • À la suite de la décision israélienne, Saeb Erekat a annoncé que l’Autorité Palestinienne avait déposé une plainte auprès du bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda. Selon lui, l’AP a demandé au procureur de mener une enquête sur l’affaire Khan al-Ahmar. Cela s’ajoute aux trois autres affaires officielles déposées auprès du procureur dans le passé au sujet de « l’agression » israélienne dans la bande de Gaza, dans les implantations et à Jérusalem et contre les prisonniers palestiniens (Télévision palestinienne, 11 septembre 2018). Selon le représentant de l’Autorité Palestinienne à l’ONU, Riyad Mansour, le procureur de la CPI mène actuellement une enquête préliminaire sur les plaintes palestiniennes déposées auprès du tribunal. Il a exprimé l’espoir qu’elles aboutiraient à une enquête officielle. Mansour a noté que l’AP est en contact fréquent avec le procureur à cet égard (Télévision palestinienne, 5 septembre 2018).

 Lors d’une réunion du Comité exécutif de l’OLP, Mahmoud Abbas a révélé qu’outre le dépôt de la plainte au sujet de Khan al-Ahmar, des contacts sont en cours avec la Jordanie pour s’adresser à la Cour pénale internationale (CPI) et à la Cour internationale de Justice de La Haye afin de prendre position sur le dépôt d’une plainte contre Israël concernant la mosquée Al-Aqsa (Chaîne Youtube de Mahmoud Abbas, 15 septembre 2018).

Saeb Erekat lors d'une conférence de presse à Ramallah dans laquelle il annonce le dépôt d'une plainte contre Israël (Télévision Al-Jazeera, 11 septembre 2018)   Mahmoud Abbas s'exprimant lors d'une réunion du Comité exécutif de l'OLP dans son bureau à Ramallah (Chaîne Youtube de Mahmoud Abbas, 15 septembre 2018).
Droite : Mahmoud Abbas s’exprimant lors d’une réunion du Comité exécutif de l’OLP dans son bureau à Ramallah (Chaîne Youtube de Mahmoud Abbas, 15 septembre 2018). Gauche : Saeb Erekat lors d’une conférence de presse à Ramallah dans laquelle il annonce le dépôt d’une plainte contre Israël (Télévision Al-Jazeera, 11 septembre 2018)
Le Paraguay décide de ne pas déplacer son ambassade à Jérusalem
  • Après avoir décidé en Mai 2018 de déplacer son ambassade à Jérusalem et inauguré sa nouvelle ambassade, le gouvernement du Paraguay s’est rétracté et a retrouvé son ambassade à Tel-Aviv. De hauts responsables de l’AP, dont Saeb Erekat et Riyad al-Maliki, ont félicité le Paraguay pour sa décision, la présentant comme une décision courageuse dans le respect du droit international. Les deux responsables ont appelé d’autres pays à faire de même. Selon eux, le Paraguay a fait ce pas après avoir promis de le faire lors de la visite du ministre palestinien des Affaires étrangères au Paraguay. Le porte-parole du Fatah, Osama al-Qawasmi, a salué la décision et déclaré que c’était une victoire pour les Palestiniens, le droit international et la diplomatie palestinienne (Agence de presse Wafa, 5 septembre 2018).

[*] En raison des fêtes, le prochain bulletin paraîtra le 3 octobre 2018.
[2] Les statistiques ne comprennent pas les tirs de roquettes dans la bande de Gaza .

[3] Les principales attaques comprennent des fusillades, des attaques à l'arme blanche, des attaques à la voiture bélier et des poses d'engins piégés. Les tirs de pierres et de cocktails Molotov ne sont pas compris.