Nouvelles du terrorisme et du conflit israélo-palestinien (21-27 mars 2018)

Affrontements près de la barrière de sécurité dans la bande de Gaza (Ma'an, 23 mars 2018)

Affrontements près de la barrière de sécurité dans la bande de Gaza (Ma'an, 23 mars 2018)

: Matériel et réserves d'eau à l'Est de Rafah, près de l'aéroport (Compte Twitter Palinfo, 27 mars 2018)

: Matériel et réserves d'eau à l'Est de Rafah, près de l'aéroport (Compte Twitter Palinfo, 27 mars 2018)

Yahya Sanwar aux côtés d'Ismaël Haniya, à l'occasion d'une rencontre avec les responsables des organisations (Palinfo, 22 mars 2018)

Yahya Sanwar aux côtés d'Ismaël Haniya, à l'occasion d'une rencontre avec les responsables des organisations (Palinfo, 22 mars 2018)

Les préparatifs des événements de la “grande marche du retour” dans la bande de Gaza battent leur plein. Le “coup d’envoi” des événements est prévu le vendredi 30 mars 2018 à 10 heures. Les rassemblements auront lieu à six endroits le long de la barrière de sécurité (leurs noms sont détaillés ci-dessous). Du côté palestinien du terminal d’Erez, un poste de communication sera installé. Les bus quitteront les mosquées de la bande de Gaza et commenceront à transporter les manifestants à partir de 10h. En plus des civils, des membres du Hamas et d’autres organisations participeront. Afin d’organiser les événements dans les différents districts de la bande de Gaza, des comités régionaux ont été créés. Les comités sont chargés de mobiliser les masses, d’organiser le transport, de fournir de l’eau et des services médicaux. Les activités culmineront le 15 mai 2018, jour de la Nakba.

  • Pendant les préparatifs de la “Grande marche du retour”, le Hamas a permis une levée contrôlée des tensions avec Israël :
    • Le 24 mars 2018, quatre Palestiniens de la bande de Gaza sont entrés en Israël pour saboter des outils d’ingénierie de l’armée israélienne, qui construit une barrière souterraine le long de la frontière de la bande de Gaza.
    • Le 27 mars 2018, trois Palestiniens de la bande de Gaza se sont infiltrés en Israël. Les trois ont été capturés à une vingtaine de kilomètres de la frontière, avec des grenades et des couteaux en leur possession.
    • Les 25 et 26 mars 2018, la branche armée du Hamas a mené un vaste exercice dans la bande de Gaza. Quelque 30 000 membres auraient été déployés dans toute la bande de Gaza. Au cours de l’exercice, une série d’alarmes ont été entendues dans les localités entourant la bande de Gaza. Il est apparu plus tard que le système Dôme de Fer avait été activé par des tirs de mitrailleuses pendant l’exercice.
  • Selon nous, l’exercice visait à transmettre un message dissuasif à Israël que le Hamas est prêt à une escalade à la suite des événements prévus. L’exercice visait également à faire comprendre à l’Autorité Palestinienne qu’en dépit de la situation économique difficile, le Hamas conserve le contrôle total de la bande de Gaza et ne cédera pas aux menaces d’Abbas et aux autres “coupures” qu’il souhaite imposer à la bande de Gaza.
Manifestations, heurts et troubles de l’ordre
  • Au cours de la semaine, les manifestations et les émeutes se sont poursuivies en Judée-Samarie, à Jérusalem et dans la bande de Gaza. Plusieurs centaines de Palestiniens ont affronté les forces de sécurité israéliennes à plusieurs endroits en Judée-Samarie. Bil’in et Budrus (Ouest de Ramallah) et Hébron étaient parmi les points focaux des affrontements. Les forces de sécurité israéliennes ont réagi par des mesures anti-émeutes. Des sources palestiniennes ont fait état de cinq Palestiniens blessés lors d’affrontements dans le village d’Al-Mazra’a al-Gharbiya, au Nord-Ouest de Ramallah (Wafa, Filastin al-Yawm, 23 mars 2018).
  • Des manifestations ont eu lieu dans la bande de Gaza près de la barrière de sécurité. Un porte-parole du ministère de la Santé dans la bande de Gaza a rapporté que huit Palestiniens avaient été blessés dans des affrontements à l’Est et au Nord de la bande de Gaza. An Nord de Beit Hanoun, un Palestinien a été grièvement blessé (Quds Press, 23 mars 2018).
  • Les médias palestiniens ont appelé le public palestinien à assister aux manifestations du vendredi 30 mars pour marquer la “Journée de la Terre” et l’ouverture des manifestations de la “grande marche du retour”.  
  • En parallèle, les tirs de pierres et de cocktails Molotov contre les forces de sécurité et des cibles civiles se sont poursuivis. Dans le cadre d’une activité antiterroriste menée par les forces de sécurité israéliennes dans toute la Judée-Samarie, plusieurs dizaines de Palestiniens soupçonnés d’activités terroristes ont été arrêtés et des armes ont été saisies. Ci-après les principaux incidents :
    • Le 26 mars 2018 – Des pierres ont été lancées sur un bus sur la route reliant le Gush Etzion à Hébron. Il n’y a pas eu de victimes. L’autobus n’a subi aucun dommage (Page Facebook Red Alert, 26 mars 2018).
    • Le 23 mars 2018 – Des pierres ont été lancées sur un véhicule sur la route 443 (Jérusalem-Tel Aviv) près de Beit Horon. Il n’y a pas eu de victimes et aucun dégât n’a été signalé (Page Facebook Red Alert, 23 mars 2018).
    • Le 23 mars 2018 – Un Palestinien du village de Bani Na’im (près de Hébron) a été blessé par une mine de Tsahal et évacué vers l’hôpital de Hébron (Page Facebook Red Alert, 23 mars 2018).
    • Le 22 mars 2018 – Des pierres ont été lancées sur un bus entre Havat Gilad et le carrefour d’Yizhar. Il n’y a pas eu de victimes mais le bus a été endommagé (Page Facebook Red Alert, 22 mars 2018).
    • Le 22 mars 2018 – Des pierres ont été lancées sur un camion de pompiers près de Ma’ale Levona (Binyamin). Il n’y a pas eu de victimes (Page Facebook Red Alert, 22 mars 2018).
    • Le 21 mars 2018 – Un cocktail Molotov a été lancé sur un bus sur la route reliant le Gush Etzion à Hébron près de Karmei Tzur. Plus tard, des pierres ont été lancées sur la même route près de Beit Ummar. Il n’y a pas eu de victimes (Page Facebook Red Alert, 21 mars 2018).
Principaux attentats de l’année écoulée [2]

Principaux attentats de l'année écoulée

Tirs de roquettes
  • Au cours de la semaine, aucune roquette n’a été identifiée en territoire israélien.
  • Dans la soirée du 25 mars 2018, une série d’alarmes a retenti dans les localités voisines de Gaza à la suite de roquettes tirées de la bande de Gaza. Aucune frappe n’a été identifiée en territoire israélien. Il est apparu plus tard que le système Dôme de Fer avait été activé par des tirs de mitrailleuses dans la bande de Gaza, dans le cadre d’un exercice militaire de la branche armée du Hamas (voir ci-dessous). Abu Obeida, porte-parole de la branche armée du Hamas, a confirmé sur sa page Twitter que des roquettes n’avaient pas été tirées de la bande de Gaza vers Israël et que le système Dôme de Fer avait réagi aux tirs du Hamas effectués dans le cadre de l’exercice (Compte Twitter d’Abu Obeida, 25 mars 2018).
  • En réponse, un char de Tsahal a ouvert le feu sur deux postes d’observation dans le Nord de la bande de Gaza et les médias palestiniens ont signalé qu’un poste d’observation avait été attaqué près de Beit Lahiya (Site Internet Pal-Dine, 25 mars 2018).
Activation du système Dôme de Fer suite aux tirs du Hamas dans la bande de Gaza (Compte Twitter Palinfo, page Facebook Shihab, 25 mars 2018)    Activation du système Dôme de Fer suite aux tirs du Hamas dans la bande de Gaza (Compte Twitter Palinfo, page Facebook Shihab, 25 mars 2018)
Activation du système Dôme de Fer suite aux tirs du Hamas dans la bande de Gaza (Compte Twitter Palinfo, page Facebook Shihab, 25 mars 2018)
Réparation mensuelle des tirs de roquettes

Réparation mensuelle des tirs de roquettes

Six des roquettes tirées en Février ont été tirées depuis la Péninsule du Sinaï sur Eilat, apparemment par des membres de la Province du Sinaï de l’Etat islamique.

Au mois d’Avril, une roquette a été tirée de la Péninsule du Sinaï et s’est abattue en territoire israélien. L’engin a été tiré par des membres de la Province du Sinaï de l’Etat islamique.

Au mois d’Octobre 2017, deux roquettes ont été tirées du Nord de la Péninsule du Sinaï par la branche de l’Etat islamique dans le Sinaï. Les engins se sont abattus dans le secteur du Conseil régional d’Eshkol.

Répartition annuelle des tirs de roquettes

Répartition annuelle des tirs de roquettes

Infiltration de trois Palestiniens de la bande de Gaza en Israël
  • Le 27 mars 2018, des soldats de Tsahal patrouillant le long de la barrière de sécurité ont identifié trois Palestiniens infiltrés de la bande de Gaza en territoire israélien. Les trois hommes ont été capturés dans la région de Tze’elim, à une vingtaine de kilomètres de la frontière de Gaza, et des grenades et des couteaux ont été trouvés en leur possession (Porte-parole de la police israélienne, 27 mars 2018).
Incendie d’outils d’ingénierie des forces de sécurité israéliennes
  • Le 24 mars 2018, quatre Palestiniens de la bande de Gaza sont entrés en territoire israélien près de Kissufim (juridiction du Conseil régional d’Eshkol). Les quatre ont tenté de saboter des outils d’ingénierie de Tsahal impliqués dans la construction de la barrière souterraine contre les tunnels le long de la frontière de la bande de Gaza. Ils ont regagné le territoire de la bande de Gaza après avoir aperçu les soldats de Tsahal (Médias israéliens, 24 mars 2018).
  • En réponse, des avions israéliens ont attaqué un camp d’entraînement du Hamas à Rafah, au Sud de la bande de Gaza (Porte-parole de Tsahal, 25 mars 2018.) Les médias palestiniens ont fait état de plusieurs attaques contre une position des brigades Izz al-Din al-Qassam au Nord-Ouest de Rafah (Shehab, Palinfo, 25 mars 2018).
  • Le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a répondu à l’attaque sur sa page Facebook en disant que l’escalade israélienne avait pour but de semer la confusion et d’effrayer les gens afin de contrecarrer la “grande marche du retour”. Il a ajouté que l’attaque reflétait la détresse d’Israël face à la détermination des Palestiniens à obtenir leurs droits (Page Facebook de Fawzi Barhoum, 25 mars 2018).
  • Tsahal a dénoncé toute tentative de nuire aux infrastructures de sécurité et à la barrière de sécurité, ainsi que toute violation de la souveraineté israélienne sous terre ou au-dessus du sol, et a averti les habitants de la bande de Gaza contre les appels à “manifester” contre les forces de sécurité et à attaquer des civils israéliens ou des soldats de Tsahal (Porte-parole de Tsahal, 25 mars 2018).
Tirs de pierres sur des outils de Tsahal
  • Le 25 mars 2018, des pierres ont été lancées sur une force d’ingénierie et des bulldozers de Tsahal près de Khan Yunis, dans le Sud de la bande de Gaza. Il n’y a pas eu de victimes. Tsahal construit actuellement une barrière souterraine contre les tunnels et une barrière de terre en vue de la “marche du Retour” (Page Facebook Red Alert, 25 mars 2018).
La situation humanitaire dans la bande de Gaza

Le terminal de Rafah

  • L’ambassade de l’Autorité Palestinienne en Egypte a annoncé que l’Egypte avait décidé d’ouvrir le terminal de Rafah les 23 et 24 mars 2018 dans les deux sens (Agence de presse Safa, 23 mars 2018). L’ouverture a pour but de permettre le passage de civils et le transfert de biens, principalement alimentaires, vers la bande de Gaza (Agence de presse Wafa, 23 mars 2018). Pendant les deux jours d’ouverture du passage, plusieurs centaines de civils l’ont emprunté dans les deux sens. Le 25 mars 2018, l’Égypte a confirmé la fermeture du terminal (Amed, 25 mars 2018).

L’approvisionnement en électricité

  • Mahmoud Thabet, porte-parole de la compagnie d’électricité, a annoncé que le 24 mars 2018, la centrale électrique avait cessé de fonctionner parce que le carburant fourni par l’Egypte était épuisé. Il a dit qu’ils essayaient toujours d’obtenir du carburant afin que la station recommence à fonctionner (Shihab, 25 mars 2018). Dans ce contexte, malgré la fermeture du terminal de Rafah, l’Egypte a autorisé l’entrée de 20 camions de carburant dans la bande de Gaza (Amad, 26 mars 2018).

L’approvisionnement en eau

  • Lors d’une réunion du Comité des Etats contribuant au plan de dessalement de Gaza, les participants ont exprimé leur soutien à un projet de construction d’une usine de dessalement d’eau dans la bande de Gaza. Ils ont également décidé de verser 456 millions d’euros, ce qui représente plus de 80% du coût du projet, qui comprend trois phases d’environ 600 millions de dollars (Agence de presse Wafa, 20 mars 2018).
Déclarations de responsables du Hamas au sujet de la situation dans la bande de Gaza
  • Khalil al-Hayah, un haut responsable du Hamas, a déclaré que la poursuite du “siège” de la bande de Gaza devrait conduire à une “explosion” de la part du public palestinien qui sera dirigée contre Israël. Il a dit que le Hamas ne savait pas quand l’explosion se produirait mais que quand cela arriverait, le Hamas ciblerait Israël. Il a ensuite affirmé qu’Israël et la communauté internationale étaient responsables de la situation dans la bande de Gaza et que le “siège” devait être levé immédiatement. En ce qui concerne les relations avec l’Iran, Al-Hayeh a déclaré qu’elles étaient restaurées et basées sur la défense des Palestiniens et le soutien à la “résistance” (Anatolie, 21 mars 2018).
  • Hassam Badran, un membre du bureau politique du Hamas, a déclaré dans une interview que le droit naturel et le devoir de ceux qui vivent sous l’occupation est d’agir selon la méthode de la “résistance”. Il a dit que la “résistance” en Cisjordanie augmenterait. Il a ajouté que les actions des “soldats de l’occupation” et l’agression des résidents des implantations contre le peuple palestinien sont des signes préliminaires d’une confrontation à grande échelle. Il a précisé que tant qu’Israël poursuivrait sa politique de nuire aux civils palestiniens, les attaques contre les soldats continueraient (Télévision Al-Aqsa, 19 mars 2018).
Poursuite des préparatifs de la grande marche du retour[3]
  • Les préparatifs de la “grande marche du retour” se poursuivent en vue de son lancement le 30 mars 2018. Le 25 mars 2018, l’Autorité nationale suprême pour la marche du retour a commencé à établir le premier camp de tentes dans la région de Khaza’a (Est de Khan Yunis). Dans cette zone, les Palestiniens ont également commencé à ériger un remblai de terre (parallèle au remblai de terre construit par Israël) comme une barrière entre les forces de sécurité israéliennes et les manifestants. Les organisateurs continuent d’affirmer que les événements ne seront pas violents et qu’ils se dérouleront à quelque 700 mètres de la barrière de sécurité.
 Matériel et réserves d'eau à l'Est de Rafah, près de l'aéroport (Compte Twitter Palinfo, 27 mars 2018)   Remblai de terre à l'Est de Gaza et camp de tentes (Compte Twitter Palinfo, 26 mars 2018).
Droite : Remblai de terre à l’Est de Gaza et camp de tentes (Compte Twitter Palinfo, 26 mars 2018). Gauche : Matériel et réserves d’eau à l’Est de Rafah, près de l’aéroport (Compte Twitter Palinfo, 27 mars 2018)
Calendrier
  • Selon les plans, les événements débuteront le vendredi 30 mars 2018 à 10h. Le rassemblement aura lieu à six endroits le long de la barrière de sécurité. Au terminal d’Erez, dans le Nord de la bande de Gaza, un poste de communication sera installé (Page Facebook de Hanan Hassan Salih, 23 mars 2018). Les organisateurs de la marche ont publié une déclaration sur l’arrivée à proximité de la barrière de sécurité. Il a été rapporté que le 30 mars, des bus de toutes les mosquées de la bande de Gaza partiront vers 10h. Le sermon du vendredi aura lieu près de la frontière (Pal-dine, 27 mars 2018).
Recrutement des participants
  • Dans les médias, le public a été invité à assister aux événements du 30 mars 2018, à quelque 700 mètres de la barrière de sécurité (Télévision Al-Aqsa, Filastin Al-Yawm, 23 mars 2018). En Judée-Samarie, des appels à manifester ont été lancés. Les forces nationales à Ramallah et Al-Bireh ont appelé le public à participer à des activités marquant la “Journée de la Terre” (Agence de presse Wafa, 24 mars 2018).
  • Arig Alashkar, membre du Comité des femmes pour la marche, a déclaré que des efforts sont déployés pour recruter le plus grand nombre de femmes possible et que des conférences d’information ont été organisées pour les femmes sur l’importance des activités prévues. Il a noté que les femmes étaient des partenaires à part entière dans la lutte et qu’elles défileraient en tête. Il a également noté que les enfants ne participeraient pas à la marche (Al-Risala.net, 22 mars 2018).
Couverture médiatique
  • Les organisateurs prévoient de couvrir largement les événements dans les médias palestiniens et arabes. Il a été décidé que le centre de communications serait installé au terminal d’Erez. L’agence de presse Al-Risala (affiliée au Hamas) a installé une tente pour couvrir les événements près de la frontière dans l’Est de la bande de Gaza (Al-Risala.net, 26 mars 2018).
 Tente installée par l'agence de presse al-Resalah, proche du Hamas, près de la frontière à l'Ets de Gaza pour couvrir la "grande marche du retour" (Compte Twitter d'Al-Resalah, 26 mars 2018)   Tente installée par l'agence de presse al-Resalah, proche du Hamas, près de la frontière à l'Ets de Gaza pour couvrir la "grande marche du retour" (Compte Twitter d'Al-Resalah, 26 mars 2018)
Tente installée par l’agence de presse al-Resalah, proche du Hamas, près de la frontière à l’Ets de Gaza pour couvrir la “grande marche du retour” (Compte Twitter d’Al-Resalah, 26 mars 2018)
Vaste exercice de la branche armée du Hamas
  • La branche armée du Hamas a organisé un exercice de deux jours (26-25 mars 2018) dans toute la bande de Gaza sous le titre “exercice de résistance inébranlable”. Selon les organisateurs, 30 000 membres des forces militaires de différentes unités (maritimes, terrestres, aériennes) ont participé à l’exercice. Dans le cadre de cet exercice, les membres déployés dans toute la bande de Gaza ont déployé des véhicules blindés simulant des chars de Tsahal, pratiqué des assauts de ces outils, tiré des roquettes expérimentales en mer et conduit des véhicules aériens sans pilote avec l’inscription Ababil. (Al-Quds, Maan, Safa, Dunia Al-Watan, page Facebook Qudsn, 25 mars 2018)[4].
Rassemblement de solidarité avec Jérusalem
  • Un rassemblement de solidarité a eu lieu à la mosquée Al-Mahatta dans la ville de Gaza. “Notre Jérusalem n’est pas à l’Est ou à l’Ouest, Jérusalem est arabe, islamique, palestinienne, la capitale éternelle des Palestiniens”, a déclaré le haut responsable du Hamas, Ismail Radwan. Il a souligné que le Hamas continue sa “résistance légitime” contre l’occupation par l’Intifada et la “marche du retour” et a appelé les Arabes et les musulmans à aider Jérusalem par des défilés de masse qui auront lieu le 30 mars 2018 (Agence de presse Shehab, 23 mars 2018).
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Discours d’Ismail Radwan du Hamas à l’occasion d’un rassemblement à Gaza
(Site Internet de la radio Sawt al-Aqsa, 23 mars 2018)
Apparition publique de Yahya Sanwar, le chef du bureau politique du Hamas dans la bande de Gaza
  • Cette semaine, Yahya Sanwar, chef du bureau politique du Hamas, est apparu en public à deux reprises, deux mois après qu’il n’a pas été vu en public ni dans les médias. Le 22 mars 2018, Sanwar a rendu visite aux blessés des services de sécurité à l’hôpital Shuhada al-Aqsa de Deir al-Balah, blessés pendant l’opération dans le camp de réfugiés de Nuseirat pour arrêter les individus impliqués dans l’attaque du convoi du Premier ministre palestinien (Dunia Al-Watan, 22 mars 2018). Le 22 mars 2018 dans la soirée, Sanwar et le chef du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh ont rencontré les dirigeants des organisations palestiniennes. Haniya et Sanwar les ont informés de l’enquête de l’attaque contre le convoi du Premier ministre de l’AP Rami Hamdallah (Site Internet du Hamas, 22 mars 2018).
Yahya Sanwar aux côtés d'Ismaël Haniya, à l'occasion d'une rencontre avec les responsables des organisations (Palinfo, 22 mars 2018)    Arrivée de Yahya Sanwar à l'hôpital. A ses côtés se trouve le commandant des forces de sécurité interne de la bande de Gaza, Tawfiq Abu Naim (Dunia al-Watan, 22 mars 2018).
Droite : Arrivée de Yahya Sanwar à l’hôpital. A ses côtés se trouve le commandant des forces de sécurité interne de la bande de Gaza, Tawfiq Abu Naim (Dunia al-Watan, 22 mars 2018). Gauche : Yahya Sanwar aux côtés d’Ismaël Haniya, à l’occasion d’une rencontre avec les responsables des organisations (Palinfo, 22 mars 2018)
Critique de la décision américain de réduire le soutien à l’AP
  • Donald Trump a signé un projet de loi sur le budget américain, notamment la loi Taylor Force, approuvée en 2017, selon laquelle les Etats-Unis couperaient une partie de leur aide budgétaire à l’Autorité Palestinienne jusqu’à ce qu’elle arrête de financer les familles de chahids. Selon la loi, le gouvernement américain ne transférera aucune aide à l’AP, à l’exception de l’assistance en infrastructures hydrauliques, aux hôpitaux de Jérusalem-Est et la vaccination des enfants (Los Angeles Times, 24 mars 2018).
  • La décision américaine a suscité une grande colère parmi les Palestiniens, qui considèrent la résolution comme une nouvelle mesure prise par les États-Unis contre l’Autorité Palestinienne.
  • Ahmad Majdalani, membre du comité exécutif de l’OLP, a déclaré que les salaires des familles des prisonniers et des chahids n’étaient pas soumis au chantage politique américain et que les dirigeants palestiniens attachaient une grande importance à cette question, les prisonniers étant des prisonniers de la liberté. (Agence de presse Wafa, 23 mars 2018).
  • Le porte-parole du Fatah, Osama al-Qawasmi, a déclaré que les droits des familles des prisonniers et des chahids n’étaient pas négociables. Selon lui, il existe une compétition entre la Maison Blanche et la Knesset pour exprimer la haine du racisme envers le peuple palestinien (Page Facebook du Fatah, 25 mars 2018).
Activités internationales
L’ONU
  • Omar Abdallah, responsable de l’ONU et des agences spéciales au ministère palestinien des Affaires étrangères a déclaré que l’Autorité Palestinienne s’apprêtait à déposer une demande d’adhésion à dix organisations internationales. Selon lui, Mahmoud Abbas a signé les décrets d’adhésion aux chartes de ces organisations, qui selon lui, aideront l’AP à faire juger Israël pour ses “crimes” (Dunia al-Watan, 25 mars 2018).

[*] Le prochain bulletin sera publié après les fêtes de Pessah. Nous souhaitons de bonnes fêtes à nos lecteurs.
[2] Les principales attaques consistent en des fusillades, des attaques à l'arme blanche, à la voiture bélier et la pose d'engins piégés et ne comprennent pas les tirs de pierres et de cocktails Molotov.

[3] Mise à jour des précédentes publications du Centre Meir Amit.

[4] A ce sujet, voir le bulletin du Centre Meir Amit du 27 mars 2018.