Nouvelles du terrorisme et du conflit israélo-palestinien (15-21 novembre 2017)

Le pare-brise avant du bus israélien visé par des pierres près de Tekoa, à l'Est de Bethléem (Compte Twitter Palinfo, 20 novembre 2017)

Le pare-brise avant du bus israélien visé par des pierres près de Tekoa, à l'Est de Bethléem (Compte Twitter Palinfo, 20 novembre 2017)

Le terroriste palestinien, Izz al-Din Abu Ibrahim Ramishan Karaja (Compte Twitter Palinfo, 17 novembre 2017)

Le terroriste palestinien, Izz al-Din Abu Ibrahim Ramishan Karaja (Compte Twitter Palinfo, 17 novembre 2017)

Yahya al-Sinwar et Majed Faraj dans la bande de Gaza (Compte Twitter Palinfo, 17 novembre 2017)

Yahya al-Sinwar et Majed Faraj dans la bande de Gaza (Compte Twitter Palinfo, 17 novembre 2017)

"Le portefeuille de la sécurité" comme une enclume au cours de la réunion entre Saleh al-'Arouri et Majed Faraj au Caire (alresalah.net, 20 novembre 2017).

  • La semaine a été marquée par une attaque à la voiture bélier et à l’arme blanche à deux carrefours du Gush Etzion. Deux civils israéliens ont été blessés, dont un grièvement. Le terroriste a été visé par des tirs et gravement blessé. Le calme a régné dans la bande de Gaza.
  • Le 18 novembre 2017, le terminal de Rafah a ouvert pendant trois jours. C’est la première fois depuis que le Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza que les forces de sécurité de l’Autorité Palestinienne (AP) supervisent le terminal. Le terminal a été ouvert après une série d’accords atteints lors d’une réunion organisée dans la bande de Gaza par Majed Faraj, le chef des renseignements généraux de l’AP et Yahya al-Sinwar, chef du bureau politique du Hamas dans la bande de Gaza.
  • Le 21 novembre 2017, une autre série de négociations a débuté au Caire entre le Fatah, le Hamas et les autres organisations palestiniennes (“la réunion des factions”), comme stipulé dans l’accord de réconciliation. L’objectif était d’aborder d’autres questions liées à l’Accord du Caire de 2011. En outre, la réunion visait à obtenir l’appui des autres organisations palestiniennes à l’accord de réconciliation. Toutefois, on peut supposer que des pourparlers bilatéraux seront également organisés avec le parrainage de l’Égypte. Sans un accord sur des questions fondamentales (le désarmement du Hamas et le retour des forces de sécurité dans la bande de Gaza subordonnées à l’AP), on peut supposer que les pourparlers porteront principalement sur le transfert de l’autorité administrative à l’AP, qui est encore lent et qui fait face de nombreux obstacles.
Attaques et tentatives d’attaques
Attentat à la voiture bélier et à l’arme blanche dans le Gush Etzion (17 novembre 2017)
  • Le 17 novembre 2017 dans la matinée, un terroriste palestinien a tenté de percuter un civil israélien au carrefour de la localité d’Efrat, le blessant. Le terroriste s’est ensuite rendu au carrefour du Gush Etzion, où il a percuté un autre civil israélien, le blessant sérieusement. Le Palestinien est sorti de la voiture armé d’un couteau et a essayé de poignarder un officier de Tsahal. Le terroriste a été visé par des tirs et gravement blessé (Ynet, 17 novembre 2017).
  • Les médias palestiniens ont déclaré que le terroriste palestinien était Izz al-Din Abu Ibrahim Ramishan Karaja, 17 ans, de Halhul (Nord de Hébron) (Compte Twitter Palinfo, 17 novembre 2017). Le père du terroriste a déclaré que son fils était étudiant en génie mécanique à Bethléem, et que pendant les vacances, il travaillait à la boulangerie familiale (Youtube, 18 novembre 2017).
  • L’agence de presse palestinienne Wafa (l’organe de l’AP) et la page Facebook du Fatah n’ont fourni que des rapports informatifs sur l’événement (Wafa et page Facebook du Fatah, 17 novembre 2017).
Le couteau utilisé par le terroriste palestinien dans la tentative d'attaque à l'arme blanche (Compte Twitter Palinfo, 17 novembre 2017)   la scène de l'attaque au carrefour du Gush Etzion.
Droite : la scène de l’attaque au carrefour du Gush Etzion. Gauche : Le couteau utilisé par le terroriste palestinien dans la tentative d’attaque à l’arme blanche (Compte Twitter Palinfo, 17 novembre 2017)
Manifestations et affrontements
  • Les tirs de pierres et de cocktails Molotov se sont poursuivis au cours de la semaine écoulée. Ci-après les principaux incidents :
    • Le 20 novembre 2017 – Des Palestiniens ont lancé des pierres sur un autobus israélien près de Tekoa, à l’Est de Bethléem. Il n’y a pas eu de victimes, mais l’autobus a été endommagé (Page Facebook Red Alert, 20 novembre 2017).
    • Le 19 novembre 2017 – Des Palestiniens ont lancé des pierres sur des véhicules israéliens près de Deir Abu Mash’al (Nord-Ouest de Ramallah). Il n’y a eu aucune victime et aucun dégât n’a été signalé. Les Palestiniens ont également lancé des pierres sur des véhicules israéliens dans le Gush Etzion et à Hébron. Il n’y a pas eu de victimes (Page Facebook Red Alert, 19 novembre 2017).
    • Le 17 novembre 2017 – Les forces de sécurité israéliennes opérant près du Caveau des Patriarches à Hébron ont arrêté un Palestinien âgé de 20 ans qui a éveillé leurs soupçons. Il était en possession d’un couteau et a admis qu’il envisageait de mener une attaque à l’arme blanche (Police israélienne, 17 novembre 2017).
Principaux attentats de l’année écoulée[1]

Principaux attentats de l'année écoulée

 

Tirs de roquettes sur Israël
  • Au cours de la semaine, aucune roquette n’a été tirée en territoire israélien.
Répartition mensuelle des tirs de roquettes

Répartition mensuelle des tirs de roquettes
Six des roquettes tirées en Février ont été tirées depuis la Péninsule du Sinaï sur Eilat, apparemment par des membres de la Province du Sinaï de l’Etat islamique. Au mois d’Avril, une roquette a été tirée de la Péninsule du Sinaï et s’est abattue en territoire israélien. L’engin a été tiré par des membres de la Province du Sinaï de l’Etat islamique. Au mois d’Octobre 2017, deux roquettes ont été tirées du Nord de la Péninsule du Sinaï par la branche de l’Etat islamique dans le Sinaï. Les engins se sont abattus dans le secteur du Conseil régional d’Eshkol.

Répartition annuelle des tirs de roquettes

Répartition annuelle des tirs de roquettes

 

Visite du chef des renseignements généraux palestiniens dans la bande de Gaza
  • Le 17 novembre 2017, Majed Faraj, chef des renseignements généraux palestiniens, est arrivé dans la bande de Gaza pour une courte visite (quelques heures). Il a rencontré des responsables du Hamas, notamment Yahya al-Sinwar, président du bureau politique du Hamas dans la bande de Gaza. Après la réunion, Faraj est retourné à Ramallah. Yahya al-Sinwar a ensuite rencontré Ismaïl Haniyeh, président du bureau politique du Hamas, et lui a détaillé la rencontre avec Faraj. Il a précisé qu’ils avaient discuté des modalités de l’ouverture du terminal de Rafah et de la coopération entre les forces de sécurité dans la bande de Gaza et les employés de l’Autorité Palestinienne pour faciliter le passage par le terminal (Ma’an et Safa, 17 novembre 2017).
  • Le 18 novembre 2017, le Hamas a annoncé dans un communiqué que le 17 novembre, une réunion importante a été organisée entre les dirigeants du mouvement et Majed Faraj. Selon l’annonce, les deux parties ont souligné que les “armes de la résistance” étaient le droit du peuple palestinien tant qu’un État palestinien indépendant n’aura pas été établi. Lorsqu’un État indépendant sera établi, selon le texte, les armes feront partie de l’armée palestinienne nationale. Les deux parties ont souligné que des progrès devaient être faits pour parvenir à un dialogue national palestinien parrainé par l’Egypte au Caire. La déclaration a appelé à la mise en œuvre de l’Accord du Caire de Mai 2011 [2] et à la poursuite du transfert de pouvoir à l’Autorité Palestinienne. Majed Faraj a salué l’activité des forces de sécurité dans la bande de Gaza, qui, selon lui, ont mené à bien leurs tâches de la meilleure façon possible tout en favorisant le transfert de Rafah à l’Autorité Palestinienne et en préservant la sécurité et l’ordre (Site Internet du Hamas, 18 novembre 2017).
Ouverture du terminal de Rafah sous la supervision de l’AP
  • Le 18 novembre 2017, l’Egypte a ouvert le terminal de Rafah dans les deux sens pour le passage des cas humanitaires. Le terminal a été ouvert durant trois jours, au cours desquels 1 441 Palestiniens ont quitté la bande de Gaza et 2 050 y sont entrés (Ma’an, 21 novembre 2017). Le terminal a été ouvert par l’Autorité Palestinienne et l’autorité des frontières pour la première fois depuis que le Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza il y a dix ans. Nazmi Muhanna, président de l’autorité des frontières et des terminaux, est arrivé dans la bande de Gaza le 17 novembre 2017 et a rencontré une équipe d’employés au terminal de Rafah, en prévision de son ouverture (quds.net, 17 novembre 2017).
  • L’exploitation du terminal a été rendue possible par une série d’accords entre l’Autorité Palestinienne et le Hamas, atteints lors d’une réunion entre Yahya al-Sinwar et Majed Faraj : Les Palestiniens désireux de quitter la bande de Gaza le pourront selon des listes établies par le ministère de l’Intérieur du Hamas. Ils devront se présenter à la salle de sport du district de Khan Yunis où des équipes du ministère de l’Intérieur du Hamas noteront leurs informations personnelles et les dirigeront vers les autobus. Des membres des services de sécurité seront chargés de maintenir l’ordre sur place et le long du passage menant au terminal de Rafah. Les membres des forces de sécurité de l’Autorité Palestinienne assureront la sécurité au terminal de Rafah et maintiendront l’ordre sur place (quds.net, 17 novembre ; al-Hayat, 19 novembre ; site Internet du ministère de l’Intérieur de la bande de Gaza, 18 novembre 2017).
  • Pendant les jours d’ouverture du terminal de Rafah, le Hamas a publié dans ses médias des informations sur le manque d’ordre de l’AP. Selon les rapports, des résidents ont bloqué les véhicules des employés de l’Autorité Palestinienne, affirmant qu’ils faisaient entrer des proches au détriment des malades et d’autres cas humanitaires (Compte Twitter Palinfo, 10 novembre 2017).
 Membres des forces de l'Autorité Palestinienne stationnés au terminal de Rafah pour la première fois en dix ans (Site Internet du ministère de l'Intérieur de la bande de Gaza, 18 novembre 2017)   mbres des forces de sécurité du Hamas notant les noms de Palestiniens désireux d'emprunter le terminal de Rafah.
Droite : Membres des forces de sécurité du Hamas notant les noms de Palestiniens désireux d’emprunter le terminal de Rafah. Gauche : Membres des forces de l’Autorité Palestinienne stationnés au terminal de Rafah pour la première fois en dix ans (Site Internet du ministère de l’Intérieur de la bande de Gaza, 18 novembre 2017)
Réunion des organisations palestiniennes (“réunion des factions”) au Caire
  • Le 21 novembre 2017, une réunion de trois jours (“la réunion des factions”) a été organisée au Caire avec la participation de onze organisations palestiniennes, sous la direction du Fatah et du Hamas. La réunion s’est déroulée au siège des renseignements généraux égyptiens, en vertu de l’accord sur la réconciliation Fatah-Hamas signé le 12 octobre 2017. L’Accord du Caire de 2011 et des sujets tels que l’OLP, les élections générales, la question de la sécurité et le gouvernement de consensus national palestinien ont été abordés. Le porte-parole du Hamas Salah al-Bardawil, qui participait à la réunion, a critiqué le Fatah pour vouloir discuter du transfert du contrôle de la bande de Gaza et non pas d’autres sujets (alresalah.net, 21 novembre 2017).
  • Le 20 novembre 2017, une délégation du Hamas a quitté la bande de Gaza pour le Caire. Parmi les membres de la délégation se trouvaient Yahya al-Sinwar, chef du bureau politique du Hamas dans la bande de Gaza, son adjoint Khalil al-Haya et Salah al-Bardawil, membre du bureau politique. Dans le même temps, une délégation du Fatah est partie pour le Caire via le passage d’Allenby. La délégation était conduite par Azzam al-Ahmed, Hussein al-Sheikh, Rawhi Fattouh et Majed Faraj (al-Anadolu News, 20 novembre 2017). Des délégations de neuf autres organisations opérant dans la bande de Gaza se sont également rendues au Caire. Yahya al-Sinwar, président du bureau politique du Hamas dans la bande de Gaza, a appelé les Palestiniens à manifester le 21 novembre 2017, lors de la “réunion des factions,” afin de faire pression sur les participants (Safa, 16 novembre 2017).
  • Lors d’un point de presse organisé le 19 novembre 2017, Khalil al-Haya, membre du bureau politique du Hamas, a déclaré que la première étape de l’accord de réconciliation s’était terminée avec succès. Le gouvernement Hamdallah, a-t-il précisé, a reçu les pleins pouvoirs de la bande de Gaza sur le terrain, dans les ministères et sur les terminaux. Il a exprimé la satisfaction du Hamas face au fonctionnement du gouvernement dans la bande de Gaza. Il a ajouté que le Hamas suit de près les activités des ministres et des ministères, et voit que les questions sont traitées de façon professionnelle et avec facilité. Il a souligné que le gouvernement de l’AP est maintenant entièrement responsable de la bande de Gaza comme il l’est en Cisjordanie. Il a ajouté que le gouvernement doit lever les sanctions qu’il a imposées à la bande de Gaza et permettre aux Palestiniens de vivre avec respect (Site Internet du Hamas, alresala.net, Anadolu News, 10 novembre 2017).
  • Azzam al-Ahmed, membre du comité central du Fatah, interrogé par la radio Voix de la Palestine le 19 novembre 2017, a déclaré que l’objectif de “réunion des factions” est d’évaluer les mesures déjà prises dans le cadre de l’accord de réconciliation, en particulier ce qui concerne le transfert du pouvoir gouvernemental dans la bande de Gaza. Les factions seront des participants actifs dans le processus et non pas simplement des observateurs. Il a déclaré que le transfert de l’autorité gouvernementale est une mesure fondamentale nécessaire à l’achèvement de la réconciliation. Il a ajouté que le transfert d’autorité dans les ministères se déroule lentement. Il a également dit que la question de la sécurité était liée à la sécurité des ministères, du mouvement et des terminaux, pour laquelle le ministère de l’Intérieur était responsable. Al-Ahmed a ajouté que celui qui exige la mise en œuvre de l’accord de réconciliation dans son ensemble tente de saboter le processus (Ma’an, 19 novembre 2017).
Le Hamas critique le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah pour la lenteur de transfert du contrôle de la bande de Gaza à l'Autorité palestinienne (Compte Twitter Palinfo, 20 novembre 2017)    "Le portefeuille de la sécurité" comme une enclume au cours de la réunion entre Saleh al-'Arouri et Majed Faraj au Caire (alresalah.net, 20 novembre 2017).
Droite : “Le portefeuille de la sécurité” comme une enclume au cours de la réunion entre Saleh al-‘Arouri et Majed Faraj au Caire (alresalah.net, 20 novembre 2017). Gauche : Le Hamas critique le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah pour la lenteur de transfert du contrôle de la bande de Gaza à l’Autorité palestinienne (Compte Twitter Palinfo, 20 novembre 2017)
Désarmement du Hamas et des autres organisations terroristes
  • Ahmed Bahar, Président du Conseil législatif palestinien, a effectué une visite, avec d’autres membres du CLP, au domicile d’Ahmed al-Jaabari pour marquer le cinquième anniversaire de sa mort. Sur place, il a déclaré que “toute personne qui tente de désarmer la résistance joue avec le feu.” Il a souligné qu’il s’agit des “armes légitimes qui défendent les Palestiniens de l’agression d’Israël” (Palsawa, 14 novembre 2017).
  • À l’occasion d’une réunion politique organisée par le Hamas dans le camp de réfugiés d’al-Bureij, Khalil al-Haya, membre du bureau politique du Hamas, a déclaré que le programme du Hamas est la “résistance” aussi longtemps que l’occupation existe et a précisé que les “armes de la résistance” ne peuvent pas être négociées. Il a appelé les Palestiniens à relancer la “résistance” en Cisjordanie (Site Internet de la radio Sawt al-Aqsa et page Facebook Wosta News, 16 novembre 2017).
Menaces de fermer le bureau de l’OLP à Washington
  • Selon les médias américains, le 17 novembre 2017, le département d’Etat américain a menacé de fermer le bureau de l’OLP à Washington en raison du viol par les Palestiniens du droit américain en promouvant l’activité contre Israël auprès de la Cour pénale internationale (CPI) de la Haye. Selon les rapports, en Septembre 2017, s’exprimant devant l’Assemblée générale des Nations Unies, Mahmoud Abbas a déclaré que l’Autorité Palestinienne avait l’intention de porter plainte contre Israël auprès de la CPI. [3]La loi américaine permet au Président américain de décider, sous 90 jours, de fermer le bureau de l’OLP à Washington si les Palestiniens n’entament pas des négociations sérieuses avec Israël (NBC News, Time, 18 novembre 2017).
  • L’OLP possède un bureau à Washington depuis 1994. En 2011, l’administration Obama a permis aux Palestiniens d’arborer le drapeau palestinien sur place à la suite de la modification du statut de l’AP à l’ONU. En Mars 2017, Zomlot Husam, alors conseiller stratégique de Mahmoud Abbas, a été nommé chef de la délégation de l’OLP à Washington.
  • Ci-après les principales réactions à la décision du département d’Etat de fermer le bureau de l’OLP :
    • Nabil Abu Rudeina, porte-parole de Mahmoud Abbas, a déclaré que l’AP a été surprise par l’attitude de l’administration envers le bureau de l’OLP à Washington, parce que la dernière rencontre de Mahmoud Abbas et du Président Trump a été marquée par une compréhension générale, destinée à créer une atmosphère à l’appui du renouvellement des négociations israélo-palestiniennes. Nabil Abu Rudeina a déclaré que la menace américaine est sans précédent et aura des répercussions sur le processus de paix. En outre, a-t-il précisé, les États-Unis ne sont pas dignes de servir de médiateur dans le processus de paix (Wafa, 18 novembre 2017).
    • Saeb Erekat, secrétaire du comité exécutif de l’OLP (en ce moment aux États-Unis après une transplantation pulmonaire), a déclaré que si les États-Unis ferment le bureau de l’OLP à Washington, les Palestiniens suspendront toutes leurs relations avec l’administration américaine jusqu’à ce que le bureau soit rouvert (Wafa, 18 novembre 2017).
    • Taysir Khaled, membre du comité exécutif de l’OLP, a condamné les conditions imposées par l’administration américaine. Il a affirmé qu’il s’agit d’une ingérence flagrante et sans précédent dans les affaires de l’OLP. Il a ajouté que les États-Unis étaient passés de l’étape de l’extorsion à celle du diktat. Il a appelé les dirigeants palestiniens à poursuivre leurs efforts en vue de rejoindre diverses organisations internationales et à continuer à agir à l’encontre d’Israël auprès de la CPI et du Conseil de sécurité des Nations Unies (Ma’an, 20 novembre 2017).
Un tribunal de Jérusalem oblige l’AP et Marwan Barghouti à verser une compensation financière aux victimes israéliennes du terrorisme
  • Selon des rapports dans les médias israéliens, le 17 novembre 2017, le tribunal de Jérusalem a ordonné à Marwan Barghouti, à l’AP et à six terroristes palestiniens de verser des indemnités de 62 millions de shekels aux parents de trois Israéliens assassinés sur la route 443 (route Modi’in-Jérusalem) en 2001. Le verdict était fondé sur une décision adoptée en Septembre 2014, qui a reconnu les terroristes qui ont mené l’attaque responsables des dommages encourus par les parents des victimes. La décision a également accusé l’Autorité Palestinienne d’avoir encouragé et soutenu l’attaque, d’être responsable de son financement et d’avoir fourni des armes avec la médiation de Marwan Barghouti (qui a également été informé de l’attaque). La cour a déterminé que sur les 62 millions de shekels, l’AP aura à payer 40 % (24,8 millions de shekels) et les auteurs de l’attaque 60 % (37,2 millions de shekels) (Israël Hayom, Haaretz et Ynet, 19 novembre 2017).
  • La fusillade a été effectuée sur la route 443 le 25 août 2001, au début de la deuxième intifada. Vers 23h, cinq membres d’une même famille faisaient route vers Jérusalem. Dans le secteur du village d’Ur al-Tahta, le véhicule des terroristes a ouvert le feu directement sur les passagers. La voiture familiale a continué pendant quelques centaines de mètres jusqu’à atteindre une rambarde de sécurité. Les trois adultes dans la voiture ont été tués et deux fillettes ont été blessées et ont survécu. Les Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa du Fatah ont revendiqué la responsabilité de l’attaque (Walla et Ynet, 26 août 2001, Canal 7, 19 novembre 2017).
  • Le verdict de la cour israélienne a été largement couvert par l’agence de presse Ma’an, l’un des plus populaires médias palestiniens. Ci-après deux réponses palestiniennes au verdict:
    • Issa Qaraqe, président de l’autorité des prisonniers et ex-prisonniers palestiniens, a déclaré que l’autorité ne versera pas de l’argent “aux occupants et assassins de notre peuple” et a ajouté que la résistance des Palestiniens à l’occupation est légitime et conforme au droit international. Il a mis en garde contre la politique de la justice israélienne qui, au cours des dernières années, oblige les prisonniers palestiniens à payer des sommes énormes en réparations. Il a affirmé que l’imposition du droit pénal israélien aux résidents de l’AP est à l’encontre de la Convention de Genève et est un pas vers l’annexion de la Cisjordanie par Israël (Page Facebook de l’autorité des prisonniers et anciens prisonniers, 29 novembre 2017)
    • Qadoura Fares, président du club des prisonniers palestiniens, a déclaré que “l’état de l’occupation a recruté l’ensemble de ses institutions, y compris son système judiciaire, et les a transformés en serviteurs de sa sécurité. C’est un gouvernement de voleurs et de brigands. Ils ont émis la décision parce qu’ils savent que les salaires des prisonniers sont payés par le gouvernement palestinien. Les tribunaux de l’occupation ne sont pas valides, et toute décision basée sur quelque chose d’invalide est elle-même invalide. Cela ne dispense pas l’occupation [israélienne] de sa responsabilité pour le grand banditisme.” Qadoura Fares a demandé à l’Autorité Palestinienne de faire appel à la CPI et de déposer une plainte immédiate pour le vol de l’argent palestinien. Il a affirmé qu’Israël doit des centaines de millions de dollars aux Palestiniens. Il a ajouté que tous ceux qui luttent contre l’occupation utilisent un droit ancré dans le droit international (Site Internet al-Najah News, 19 novembre 2017).

[1] Les principales attaques consistent en des fusillades, des attaques à l'arme blanche, à la voiture bélier et la pose d'engins piégés et ne comprennent pas les tirs de pierres et de cocktails Molotov.
[2] L'Accord du Caire de 2011 est un accord de réconciliation signé au Caire en Mai 2011 par Mahmoud Abbas et Khaled Mashaal. Selon l'accord, entre autres, un gouvernement d'experts sera constitué et des élections présidentielles auront lieu dans l'année, ainsi que les élections pour le Conseil législatif palestinien et le Conseil national palestinien.
[3] Intervenant devant l'Assemblée générale de l'ONU, Mahmoud Abbas a annoncé que l'AP a demandé à la CPI d'ouvrir une enquête à l'encontre de responsables israéliens au sujet des implantations et des préjudices causés au peuple palestinien.