Nouvelles du terrorisme et du conflit israélo-palestinien (12-18 décembre 2018)

La scène de l'attaque à Beit El (Compte Twitter Palinfo, 14 décembre 2018)

La scène de l'attaque à Beit El (Compte Twitter Palinfo, 14 décembre 2018)

La scène de la fusillade à Givat Asaf (Compte Twitter Palinfo, 13 décembre 2018)

La scène de la fusillade à Givat Asaf (Compte Twitter Palinfo, 13 décembre 2018)

La tente de deuil d'Ashraf Na'alwa a été ouverte par l'ambassadeur de Palestine en Arabie Saoudite à l'ambassade de Riyad. Les personnes venues présenter leurs condoléances ont été reçues par l'ambassadeur, le frère d'Ashraf Na'alwa et le personnel de l'ambassade (Page Facebook du Fatah, 15 décembre 2018)

La tente de deuil d'Ashraf Na'alwa a été ouverte par l'ambassadeur de Palestine en Arabie Saoudite à l'ambassade de Riyad. Les personnes venues présenter leurs condoléances ont été reçues par l'ambassadeur, le frère d'Ashraf Na'alwa et le personnel de l'ambassade (Page Facebook du Fatah, 15 décembre 2018)

La destruction de la maison du terroriste palestinien Ashraf Na'alwa dans le village de Shuweika (Compte Twitter Palinfo, 17 décembre 2018)

La destruction de la maison du terroriste palestinien Ashraf Na'alwa dans le village de Shuweika (Compte Twitter Palinfo, 17 décembre 2018)

La destruction de la maison du terroriste Islam Abu Hamid dans le camp de réfugiés d'al-Am'ari près de Ramallah (Wafa, 15 décembre 2018).

La destruction de la maison du terroriste Islam Abu Hamid dans le camp de réfugiés d'al-Am'ari près de Ramallah (Wafa, 15 décembre 2018).

Les Palestiniens tentent de détruire la barrière de sécurité dans le village de Bayt Sira, près de la localité de Maccabim (Compte Twitter Palinfo, 14 décembre 2018)

Les Palestiniens tentent de détruire la barrière de sécurité dans le village de Bayt Sira, près de la localité de Maccabim (Compte Twitter Palinfo, 14 décembre 2018)

Le rassemblement de masse dans la ville de Gaza (Page Facebook du photographe Anas Jamal al-Sharif, 16 décembre 2018)

Le rassemblement de masse dans la ville de Gaza (Page Facebook du photographe Anas Jamal al-Sharif, 16 décembre 2018)

Des personnalités du Hamas, Ismaël Haniyeh (quatrième à gauche et Yahya al-Sinwar (cinquième à gauche) lors du rassemblement (Compte Twitter Palinfo, 16 décembre 2018).

Des personnalités du Hamas, Ismaël Haniyeh (quatrième à gauche et Yahya al-Sinwar (cinquième à gauche) lors du rassemblement (Compte Twitter Palinfo, 16 décembre 2018).

Le quatrième tunnel terroriste du Hezbollah découvert par Tsahal le 16 décembre 2018 (Porte-parole de Tsahal, 16 décembre 2018)

Le quatrième tunnel terroriste du Hezbollah découvert par Tsahal le 16 décembre 2018 (Porte-parole de Tsahal, 16 décembre 2018)

  • La semaine écoulée a été marquée par quatre fusillades, attaques à l’arme blanche et attaques à la voiture bélier, dont trois dans la région de Ramallah (une dans la vieille ville de Jérusalem). Les attaques reflètent l’augmentation du nombre, de la qualité et du degré de létalité des attaques perpétrées depuis début Septembre 2018. [1]
  • L’augmentation des attaques terroristes a amené les forces de sécurité israéliennes à mener des activités intensives pour localiser les terroristes, prévenir d’autres attaques et renforcer la dissuasion. Les activités comprenaient l’élimination du terroriste palestinien Ashraf Na’alwa, responsable de la mort de deux Israéliens lors d’une fusillade dans la zone industrielle de Barkan. En outre, deux suspects ont été arrêtés en lien avec la fusillade au carrefour d’Ofra (Nord-Est de Ramallah) et les maisons des terroristes qui ont perpétré ces attaques ont été détruites.
  • Lors de la « marche du retour » et de la mini-flottille dans la bande de Gaza, le niveau de violence était relativement faible malgré l’escalade en Judée-Samarie. Un porte-parole du Hamas a déclaré que les manifestations continueraient jusqu’à ce qu’elles atteignent leurs objectifs et a menacé de renouveler la violence (comme les ballons incendiaires et les groupes de harcèlement de nuit) si leurs demandes ne sont pas satisfaites (compte tenu de ce qu’ils considèrent comme une tactique dilatoire israélienne).
  • Les forces de Tsahal ont localisé un quatrième tunnel du Hezbollah près de la frontière israélo-libanaise. La FINUL a confirmé l’existence de quatre tunnels, dont deux traversaient la frontière. Cependant, la FINUL s’abstient de dire que les tunnels ont été creusés par le Hezbollah.
Attaques
  • Cette semaine, quatre fusillades, attaques à l’arme blanche et à la voiture bélier ont été commises en Judée-Samarie. Deux soldats de Tsahal ont été tués dans les attaques. Ces attentats ont conduit à des mesures de sécurité supplémentaires en Judée-Samarie, notamment la construction de 120 remblais en béton à environ 20 arrêts de bus en Judée-Samarie (Porte-parole de Tsahal, 14 décembre 2018).
  • Les attaques terroristes sont les suivantes :
    • Le 14 décembre 2018, un Palestinien infiltré dans la localité de Beit El s’est rendu au poste de garde situé près de la clôture et a attaqué le soldat posté sur place. Ils se sont battus et le terroriste a poignardé le soldat, puis l’a frappé avec une pierre. Le soldat a été grièvement blessé et le terroriste s’est échappé. Des signes sur les lieux de l’attaque indiquaient que le terroriste avait également été blessé (Porte-parole de Tsahal, 14 décembre 2018). Deux jours plus tard, le terroriste s’est rendu aux forces israéliennes.
    •  Le 13 décembre 2018, une fusillade a eu lieu à l’arrêt de bus situé près de l’entrée de Givat Asaf (au Sud de Beit El, près de Ramallah). Deux soldats de Tsahal ont été abattus et un soldat et une femme ont été blessés. Selon l’enquête initiale, le véhicule étant arrivé sur le site, un ou deux terroristes sont sortis et ont tiré sur les personnes se tenant à l’arrêt de bus. Le véhicule a démarré en direction d’Al-Bireh. Quelques jours plus tard, les forces de sécurité israéliennes ont localisé la kalachnikov utilisée par les Palestiniens, ainsi que l’arme prise à l’un des soldats lors de l’attaque (Porte-parole de Tsahal, 16 décembre 2018).
    •  Le 13 décembre 2018, une attaque à la voiture bélier a été menée à al-Bireh. Un Palestinien a conduit sa voiture sur une force de Tsahal menant des activités opérationnelles, blessant légèrement un soldat. Le terroriste a été tué par balle (Porte-parole de Tsahal, 13 décembre 2018). Le terroriste était Hamdan Tawfiq al-‘Aridha (Abu Firas), 60 ans, de Ramallah. Il était originaire d’Araba dans la région de Jénine et travaillait comme comptable (ramallah.news, 13 décembre 2018; Wafa, 13 décembre 2018). Le 13 décembre 2018, il y a eu une attaque au couteau dans la vieille ville de Jérusalem. Un Palestinien venant de la porte de Naplouse a tenté de poignarder un homme à proximité. Lorsqu’il a échoué, il a couru vers deux gardes-frontières postés sur le site. Au cours de la lutte, deux gardes-frontières ont été légèrement blessés. Le terroriste a été tué par balle.
Activités de Tsahal visant à localiser des terroristes
  • Après neuf semaines de recherche, les forces de sécurité israéliennes ont abattu Ashraf Na’alwa au cours d’une courte fusillade dans le camp de réfugiés d’Askar à Naplouse. Na’alwa est le terroriste palestinien qui a tué deux Israéliens et en a blessé un autre lors de l’attaque lancée contre la zone industrielle de Barkan le 7 octobre 2018.
  • Après la mort de Na’alwa, Bassem al-Agha, ambassadeur de l’Autorité Palestinienne en Arabie saoudite, a ouvert une tente de deuil à l’ambassade de Palestine à Riyad. Les personnes venues présenter leurs condoléances ont été reçues par l’ambassadeur, le frère d’Ashraf Na’alwa et le personnel de l’ambassade (Page Facebook du Fatah, 15 décembre 2018).
La tente de deuil d'Ashraf Na'alwa a été ouverte par l'ambassadeur de Palestine en Arabie Saoudite à l'ambassade de Riyad. Les personnes venues présenter leurs condoléances ont été reçues par l'ambassadeur, le frère d'Ashraf Na'alwa et le personnel de l'ambassade (Page Facebook du Fatah, 15 décembre 2018)   La tente de deuil d'Ashraf Na'alwa a été ouverte par l'ambassadeur de Palestine en Arabie Saoudite à l'ambassade de Riyad. Les personnes venues présenter leurs condoléances ont été reçues par l'ambassadeur, le frère d'Ashraf Na'alwa et le personnel de l'ambassade (Page Facebook du Fatah, 15 décembre 2018)
La tente de deuil d’Ashraf Na’alwa a été ouverte par l’ambassadeur de Palestine en Arabie Saoudite à l’ambassade de Riyad. Les personnes venues présenter leurs condoléances ont été reçues par l’ambassadeur, le frère d’Ashraf Na’alwa et le personnel de l’ambassade (Page Facebook du Fatah, 15 décembre 2018)
  • À la fin des activités de renseignement et des activités opérationnelles des forces de sécurité israéliennes, un certain nombre de suspects de la fusillade du carrefour d’Ofra ont été arrêtés (9 décembre 2018). Lors de la détention de Saleh Omar Saleh al-Barghouti, du village de Qobar (Nord-Ouest de Ramallah), il a tenté d’attaquer les forces de sécurité israéliennes et de s’échapper. Il a été abattu par balle (Agence de sécurité israélienne, 13 décembre 2018).
Avis de la branche armée du Hamas après la mort de de Saleh al-Barghouti et d'Ashraf Na'alwa (Compte Twitter en hébreu de la branche armée du Hamas, 13 décembre 2018)    Avis de décès publié par le Hamas à l'occasion du décès de son "guerrier du jihad héroïque" Saleh Omar al-Barghouti, qui a perpétré la fusillade au carrefour d'Ofra (Page Facebook du site Amama, 13 décembre 2018).
Droite : Avis de décès publié par le Hamas à l’occasion du décès de son « guerrier du jihad héroïque » Saleh Omar al-Barghouti, qui a perpétré la fusillade au carrefour d’Ofra (Page Facebook du site Amama, 13 décembre 2018). Gauche : Avis de la branche armée du Hamas après la mort de de Saleh al-Barghouti et d’Ashraf Na’alwa (Compte Twitter en hébreu de la branche armée du Hamas, 13 décembre 2018)
  • Les forces de sécurité israéliennes ont mené de nombreuses activités en Judée-Samarie afin de localiser les autres terroristes qui ont commis les attaques au carrefour d’Ofra et à Givat Asaf. Les forces ont opéré à Ramallah et ont arrêté une quarantaine de Palestiniens recherchés soupçonnés d’implication dans des activités terroristes. Trente-sept d’entre eux étaient des membres connus du Hamas (Porte-parole de Tsahal, 14 décembre 2018). Pendant les activités de sécurité, des centaines de Palestiniens se sont révoltés près d’Al-Bireh (dans la région de Ramallah). Un soldat de Tsahal a été légèrement blessé par une pierre au visage (Ynet, 14 décembre 2018). En outre, à Hébron, les forces de sécurité israéliennes ont arrêté un véhicule près du quartier juif. Il y avait dans la voiture deux Palestiniens munis d’une mitraillette Uzi et d’une autre arme, chargées et armées (Ynet, 16 décembre 2018).
Destruction des maisons de terroristes
  • Au cours de la semaine écoulée, les forces de sécurité israéliennes ont détruit un certain nombre de maisons de Palestiniens qui ont perpétré des attaques terroristes. L’activité a provoqué l’indignation de l’AP et du Hamas. Les porte-parole de l’AP ont condamné la destruction des maisons et ont promis que les dirigeants palestiniens les reconstruiraient.  Yusuf al-Mahmoud, porte-parole du gouvernement de consensus national, a condamné la destruction des maisons des terroristes, affirmant qu’il s’agissait d’une punition collective et faisait partie de l’escalade israélienne contre le peuple palestinien (Wafa, 17 décembre 2018). Mahmoud al’Alul, président adjoint du Fatah, a déclaré que la destruction de maisons ne ferait pas changer les positions des Palestiniens et que les maisons seraient reconstruites (Télévision palestinienne, 17 décembre 2018). Abd al-Latif al-Qanua, porte-parole du Hamas, a déclaré que la décision israélienne de détruire les maisons des Palestiniens qui avaient mené des attaques et d’expulser leurs familles reflétait « l’impuissance et la frustration » des dirigeants israéliens. Il a ajouté que leurs (Page Facebook d’Abd al-Latif al-Qanua, 17 décembre 2018).
  • Les principales activités des forces de sécurité israéliennes dans la destruction de maisons :
    • Le 16 décembre 2018, les forces de sécurité israéliennes ont détruit le premier étage et le sous-sol de la maison du terroriste palestinien Ashraf Na’alwa et de sa famille dans le village de Shuweika, dans la région de Tulkarem (Na’alwa est l’auteur de la fusillade dans la zone industrielle de Barkan le 7 octobre 2018, dans laquelle deux Israéliens ont été tués). Au cours de l’activité de Tsahal, des dizaines de Palestiniens ont brûlé des pneus, jeté des pierres et des cocktails Molotov, et tiré des feux d’artifice (Porte-parole de Tsahal, 17 décembre 2018).
    • Les forces de défense israéliennes et l’administration civile ont détruit un bâtiment de quatre étages situé dans le camp de réfugiés d’Al Am’ari (près de Ramallah), qui appartenait à la famille du terroriste palestinien Islam Yusuf Abu Hamid (le 26 mai 2018, il a lancé un bloc de béton à la tête d’un soldat de Tsahal le tuant). Des dizaines de Palestiniens se sont révoltés au cours de l’activité en lançant des pierres. Aucune victime n’a été signalée (Porte-parole de Tsahal, 15 décembre 2018).
La destruction de la maison du terroriste Islam Abu Hamid dans le camp de réfugiés d'al-Am'ari près de Ramallah (Wafa, 15 décembre 2018).    La destruction de la maison du terroriste Islam Abu Hamid dans le camp de réfugiés d'al-Am'ari près de Ramallah (Wafa, 15 décembre 2018).
La destruction de la maison du terroriste Islam Abu Hamid dans le camp de réfugiés d’al-Am’ari près de Ramallah (Wafa, 15 décembre 2018).
  • Le commandant du commandement central de Tsahal a signé un ordre de destruction de la maison du terroriste qui avait poignardé à mort Ari Fuld à l’entrée d’un centre commercial de Gush Etzion le 16 septembre 2018 (Porte-parole de Tsahal, 16 décembre 2018).
  •  Le 12 décembre 2018, les forces de sécurité israéliennes ont examiné les maisons des terroristes qui ont lancé l’attentat contre le complexe commercial Sharona à Tel-Aviv en Juin 2016, faisant quatre morts. Leurs maisons ont été détruites en août 2016 et reconstruites sans permis. Les forces de Tsahal envisagent de les détruire à nouveau (Porte-parole de Tsahal, 12 décembre 2018).

Caricature montrant la détermination des Palestiniens à reconstruire les maisons détruites par Tsahal en Judée-Samarie (Page Facebook d'Isma'il al-Bazam, 17 décembre 2018)
Caricature montrant la détermination des Palestiniens à reconstruire les maisons détruites par Tsahal en Judée-Samarie (Page Facebook d’Isma’il al-Bazam, 17 décembre 2018)

Autres événements
  • À la suite des récents événements et des activités de Tsahal en Judée-Samarie, de nombreux appels ont été lancés pour que le public palestinien participe aux manifestations et aux marches de protestation en Judée-Samarie et pour affronter les forces de Tsahal. À la suite de ces appels, des Palestiniens se sont soulevés contre les forces de sécurité israéliennes à plusieurs endroits, notamment à Salfit, Naplouse et Hébron. En conséquence, un Palestinien a été tué et plusieurs Palestiniens ont été blessés. Les services de sécurité de l’Autorité Palestinienne ont empêché une marche vers la résidence présidentielle à Ramallah et une autre dans la région de la tombe de Joseph à Naplouse.
  • Les forces de sécurité israéliennes ont poursuivi leurs activités de lutte contre le terrorisme. Certaines des activités étaient les suivantes:
    • Le 17 décembre 2018 – Une force de Tsahal a arrêté un véhicule palestinien près de Givat Asaf (au Sud de Beit El). L’un des passagers avait un couteau en sa possession (Page Facebook Red Alert, 17 décembre 2018).
    • Le  17 décembre 2018 – Des pierres ont été lancées sur un véhicule de sécurité à Silwan, à Jérusalem-Est. Aucune victime n’a été signalée. Le véhicule a été endommagé (Page Facebook Red Alert, 17 décembre 2018).
    • Le 17 décembre 2018 – Une bombe artisanale improvisée a été lancée sur un bus près du village de Yabed (Ouest de Jénine). Aucune victime ni dommage n’a été signalé (Porte-parole de Tsahal, 17 décembre 2018).
    • Le 16 décembre 2018 – Des pierres ont été lancées sur un véhicule israélien au carrefour de Luban al-Sharqia (entre Naplouse et Ramallah). Une femme assise du côté passager a été grièvement blessée.
    • Le 16 décembre 2018, une cinquantaine de résidents des implantations ont organisé une manifestation au cours d’une activité nocturne de gardes-frontières à la périphérie de Ramallah. Trois Israéliens soupçonnés d’avoir jeté des pierres sur les maisons des Palestiniens ont été arrêtés. Deux soldats servant dans la région ont tenté de les libérer. Les soldats ont été suspendus jusqu’à la fin de l’enquête (Porte-parole de Tsahal, 16 décembre 2018).
Principales attaques de l’année écoulée en Judée-Samarie [2]

Principales attaques de l'année écoulée en Judée-Samarie

La « marche du retour » du 7 décembre 2018
  • La 38ème « marche du retour » a eu lieu le 14 décembre 2018, avec pour thème « La résistance est un droit légitime ». Environ 10 000 manifestants ont participé aux cinq sites traditionnels. Malgré l’escalade en Judée-Samarie, la marche s’est accompagnée d’un niveau de violence relativement faible (jets de pierres, cocktails Molotov et grenades sur des soldats de Tsahal). Au cours des événements, des forces de défense israéliennes ont identifié un certain nombre de Palestiniens qui ont franchi la barrière de sécurité dans le Sud de la bande de Gaza et ont atteint les travaux de terrassement à proximité de la barrière. Après l’arrivée d’une force de Tsahal, ils sont rentrés dans la bande de Gaza (Porte-parole de Tsahal, 14 décembre 2018).
Des manifestants lors de la "marche du retour" dans l'Est de la ville de Gaza arborent des portraits d'Ashraf Na'alwa, le terroriste responsable de la fusillade dans la zone industrielle de Barkan, et de Saleh al-Barghouti, qui a perpétré la fusillade au carrefour d'Ofra (Page Facebook de l'Autorité nationale de la marche du retour, 15 décembre 2018)    Des manifestants lors de la "marche du retour" dans l'Est de la ville de Gaza arborent des portraits d'Ashraf Na'alwa, le terroriste responsable de la fusillade dans la zone industrielle de Barkan, et de Saleh al-Barghouti, qui a perpétré la fusillade au carrefour d'Ofra (Page Facebook de l'Autorité nationale de la marche du retour, 15 décembre 2018)
Des manifestants lors de la « marche du retour » dans l’Est de la ville de Gaza arborent des portraits d’Ashraf Na’alwa, le terroriste responsable de la fusillade dans la zone industrielle de Barkan, et de Saleh al-Barghouti, qui a perpétré la fusillade au carrefour d’Ofra (Page Facebook de l’Autorité nationale de la marche du retour, 15 décembre 2018)
  • Le porte-parole du ministère de la Santé de la bande de Gaza a indiqué que 75 Palestiniens avaient été blessés au cours de la « marche du retour » (Compte Twitter d’Ashraf al-Qidra, 14 décembre 2018). Parmi les blessés, il y aurait un certain nombre de journalistes (Compte Twitter Palinfo, 14 décembre 2018).
  • Comme chaque semaine, des personnalités du Hamas et des organisateurs de la marche ont assisté aux événements. Les porte-parole ont fait référence aux événements en Judée-Samarie. Khalil al-Haya, membre du bureau politique du Hamas, a salué les Palestiniens tués en Cisjordanie, affirmant que la « résistance » avait porté atteinte à Israël (Télévision al-Aqsa, 14 décembre 2018). Ahmed Bahar, vice-président du Conseil législatif, a déclaré que malgré les armes de pointe, Israël craignait une « résistance armée » et la salle d’opérations communes des organisations palestiniennes (Paltoday, 14 décembre 2018). Suheil al-Hindi, membre du bureau politique du Hamas, a déclaré que si Israël utilisait des tactiques dilatoires, l’autorité nationale suprême prendrait la décision de revenir aux mesures qu’Israël connaissait bien. Ces mesures visent à envoyer des messages fermes au moyen de groupes de harcèlement de nuit et de ballons incendiaires (Palestine Online, 15 décembre 2018).
Khalil al-Haya, haut responsable du Hamas, lors de la "marche du retour" dans l'Est de la ville de Gaza (Page Facebook de l'Autorité nationale suprême, 15 décembre 2018)    Ahmed Bahar lors de la "marche du retour" dans l'Est de la ville de Gaza (Page Facebook du Conseil législatif dans la bande de Gaza, 14 décembre 2018). Gauche
Droite : Ahmed Bahar lors de la « marche du retour » dans l’Est de la ville de Gaza (Page Facebook du Conseil législatif dans la bande de Gaza, 14 décembre 2018). Gauche : Khalil al-Haya, haut responsable du Hamas, lors de la « marche du retour » dans l’Est de la ville de Gaza (Page Facebook de l’Autorité nationale suprême, 15 décembre 2018)
  • L’Autorité nationale suprême a tenu une conférence de presse au cours de laquelle Khader Habib, haut responsable du Jihad islamique palestinien, a rendu hommage aux Palestiniens de Cisjordanie tués par des tirs de Tsahal, soulignant que ceux-ci ne resteraient pas silencieux face au sang versé. Il a appelé à une escalade en Cisjordanie et à la cessation de la coordination de la sécurité avec Israël. Il a également déclaré que les soi-disant marches non-violentes sur la frontière de la bande de Gaza se poursuivraient jusqu’à ce que tous leurs objectifs soient atteints, notamment la levée du « siège » de la bande de Gaza. L’Autorité nationale suprême a annoncé que le thème de la marche du 21 décembre 2018 serait « La loyauté envers les héros de la résistance en Cisjordanie » (Télévision al-Aqsa, 14 décembre 2018).
La mini-flottille de protestation
  • Dans l’après-midi du 17 décembre 2018, la 20e mini-flottille s’est tenue près de la frontière Nord de la bande de Gaza. Son thème était « La loyauté envers la Cisjordanie et la victoire de la résistance ». Une vingtaine de petits bateaux ont participé. Dans le même temps, plusieurs centaines de Palestiniens ont organisé une manifestation sur le rivage (Ma’an, 17 décembre 2018). Un porte-parole du ministère de la Santé a annoncé que deux Palestiniens avaient été blessés (Compte Twitter Shabakat Quds, 17 décembre 2018). Durant les événements, le porte-parole du JIP, Ahmed al-Brim, a prononcé un discours louant la « résistance » en Cisjordanie et condamnant la normalisation des relations avec Israël (Télévision al-Aqsa, 17 décembre 2018).
  • Au cours de la semaine, aucun tir de roquette ni d’obus de mortier n’a été signalé.
Tirs de roquettes et d’obus de mortier des dernières séries d’escalade[3]

Tirs de roquettes et d'obus de mortier des dernières séries d'escalade

Tirs de roquettes et d’obus de mortier de l’année écoulée

Tirs de roquettes et d'obus de mortier de l'année écoulée

Répartition annuelle des tirs

  • Dans l’après-midi du 15 décembre 2018, un bateau de pêche palestinien a franchi les limites des eaux de pêche autorisées au large de la bande de Gaza. La marine israélienne a arrêté le bateau. Au cours de l’activité, deux Palestiniens sur le bateau ont lancé un objet sur les forces de Tsahal. L’un d’eux a essayé de sortir un couteau et de poignarder les soldats. Les deux Palestiniens ont été arrêtés (Porte-parole de Tsahal, 15 décembre 1818)
31ème anniversaire de la fondation du Hamas
  • Dans la bande de Gaza, un rassemblement de masse a été organisé le 16 décembre 2018 pour marquer le 31ème anniversaire de la fondation du Hamas. Le Hamas a publié un communiqué de presse énonçant ses principes: la libération de la Palestine et la création d’un État palestinien indépendant avec Jérusalem pour capitale, le retour des réfugiés dans leurs foyers et la libération des prisonniers. Il a déclaré que les « marches du retour » constituaient un modèle populaire unique de résistance à l’occupation, mais a également souligné le « droit » de résister à l’occupation [c’est-à-dire, par des moyens militaires] (Site Internet du Hamas, 14 décembre 2018). Au cours du rassemblement, une marche a été organisée à l’intention des membres de la branche armée du Hamas qui ont dévoilé l’activité de l’unité spéciale de Tsahal à Khan Yunis. Pendant le rassemblement, des armes ont été exposées, notamment des roquettes et des armes anti-aériennes. Il y avait aussi une exposition de drones soi-disant israéliens. Plusieurs autres unités étaient exposées, telles que les unités de tireurs d’élite et l’unité d’élite nukhba.
  • De hauts responsables du Hamas et de hauts représentants d’autres organisations palestiniennes étaient présents au rassemblement, et ont tous exprimé leur soutien au Hamas. Ils ont affirmé que le rassemblement était une démonstration de force qui reflétait les capacités de la « résistance » [c’est-à-dire des organisations terroristes]. Au cours du rassemblement, Ismaël Haniyeh, chef du bureau politique du Hamas, a prononcé un discours dont les principaux points étaient les suivants (télévision al-Aqsa, 16 décembre 2018) :
Ismaël Haniyeh prononce un discours (Palinfo, 16 décembre 2018)    Des personnalités du Hamas, Ismaël Haniyeh (quatrième à gauche et Yahya al-Sinwar (cinquième à gauche) lors du rassemblement (Compte Twitter Palinfo, 16 décembre 2018).
Droite : Des personnalités du Hamas, Ismaël Haniyeh (quatrième à gauche et Yahya al-Sinwar (cinquième à gauche) lors du rassemblement (Compte Twitter Palinfo, 16 décembre 2018). Gauche : Ismaël Haniyeh prononce un discours (Palinfo, 16 décembre 2018)
  • Les « marches du retour » – Les marches durent depuis huit mois et ont eu trois « réalisations stratégiques »: elles ont influencé la rue palestinienne en Judée-Samarie et à Jérusalem; elles ont prouvé que la génération actuelle adhère au « droit au retour » et ne renoncera pas à ce droit; elles ont placé la question du siège de la bande de Gaza en tête des priorités régionales et internationales.
  • L’opération israélienne à Khan Younès – L’opération a été un « échec sécuritaire, militaire et politique » pour Israël. La « résistance », avec ses activités de lutte contre les Israéliens, a prouvé que le territoire de la bande de Gaza était interdit [aux Israéliens] et que quiconque [c’est-à-dire tout Israélien] qui entrait serait tué ou pris en otage.
  • Les rounds de combats avec Israël – Les rounds de confrontation ont constitué un tournant dans la lutte militaire contre Israël et, aujourd’hui, la « résistance » est en position de force. Les affrontements sont importants parce que les organisations de la bande de Gaza, par le biais de leur salle d’opérations communes, ont révélé leurs capacités militaires et les résultats du développement de leurs armes.
  • Les attaques en Judée-Samarie – Haniyeh a félicité les habitants de la Cisjordanie et ceux qui ont mené à bien ce qu’il a appelé les « actions héroïques ». Il n’a pas nié les accusations selon lesquelles la nouvelle vague d’attaques aurait été dirigée depuis la bande de Gaza, car ces accusations sont une source de fierté pour le Hamas. Cependant, il a souligné que le Hamas ne dirigeait pas les attaques en Cisjordanie. Ceux qui les ont exécutés, a-t-il affirmé, appartiennent à toutes les organisations [terroristes] palestiniennes agissant de leur propre initiative sans avoir besoin de directives du Hamas.
  • La réconciliation palestinienne interne – Haniyeh a appelé Mahmoud Abbas à le rencontrer sous l’égide de l’Égypte pour discuter de la question palestinienne et instaurer la paix dans la rue palestinienne. Note: En réponse à l’invitation de Haniyeh, le porte-parole du Fatah, Atef Abu Sayif, a déclaré que le Hamas devait d’abord mettre fin au conflit qui les séparait en respectant pleinement ses accords (Shehab, 16 décembre 2018).
  • La veille du rassemblement, la branche armée du Hamas dans le district de Khan Yunis a organisé une exposition militaire de ses armes et de ses capacités (Site Internet du Hamas, 15 décembre 2018).
Les roquettes de la branche armée du Hamas. La banderole sur le camion indique "corps d'artillerie" (Compte Twitter des Brigades Izz al-Din Qassam, 15 décembre 2018)    Les roquettes de la branche armée du Hamas. La banderole sur le camion indique "corps d'artillerie" (Compte Twitter des Brigades Izz al-Din Qassam, 15 décembre 2018)
Les roquettes de la branche armée du Hamas. La banderole sur le camion indique « corps d’artillerie » (Compte Twitter des Brigades Izz al-Din Qassam, 15 décembre 2018)
Activités du Hamas en Judée-Samarie
  • Des membres du Hamas en Judée-Samarie ont organisé des rassemblements à Naplouse et à Hébron. Le bloc islamique du Hamas à l’Université Bir Zeit de Naplouse a organisé un rassemblement sur le thème « La résistance crée la victoire ». Avant le rassemblement, le bloc islamique a défilé sur le campus, agitant des drapeaux et criant des louanges à la « résistance ». Le haut responsable du Hamas, Hassan Yusuf, a déclaré dans un discours que le Hamas était déterminé à poursuivre le chemin de la « résistance » et à faire face à « l’occupation » jusqu’à ce que les Palestiniens aient atteint leurs objectifs et leur liberté (Site Internet du Hamas, 12 décembre 2018).
  • Les services de sécurité de l’Autorité Palestinienne ont tenté d’empêcher les événements liés au Hamas. De nombreuses forces de sécurité ont été déployées à Hébron et ont empêché les journalistes de couvrir les événements (Compte Twitter Palinfo, 14 décembre 2018). Selon plusieurs informations, ils auraient également attaqué des manifestants. À Naplouse, des membres des services de sécurité ont réprimé la manifestation et auraient tiré sur des manifestants (Compte Twitter Shabakat Quds, 14 décembre 2018). Le porte-parole du Hamas Fawzi Barhoum a condamné les tentatives des services de sécurité de l’AP de réprimer les manifestations, affirmant qu’elles ne respectaient pas le sang des chahids et collaboraient aux « crimes » israéliens (Site Internet du Hamas, 14 décembre 2018).
 Agent de l'un des services de sécurité de l'Autorité Palestinienne en tenue civile et portant une arme à feu lors de la dispersion du défilé à Naplouse (Compte Twitter du site Internet Amama, 14 décembre 2018)   Suppression des défilés du Hamas à Hébron.
Droite : Suppression des défilés du Hamas à Hébron. Gauche : Agent de l’un des services de sécurité de l’Autorité Palestinienne en tenue civile et portant une arme à feu lors de la dispersion du défilé à Naplouse (Compte Twitter du site Internet Amama, 14 décembre 2018)
Réaction à la déclaration australienne reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël
  • Le 15 décembre 2018, Scott Morrison, Premier ministre de l’Australie, a déclaré que l’Australie reconnaissait Jérusalem-Ouest comme la capitale d’Israël. Cependant, il a déclaré qu’à l’heure actuelle, l’Australie ne déplacerait pas son ambassade à Jérusalem et attendrait, a-t-il dit, que ce soit devenu pratique et que tous les problèmes aient été résolus. Il a également appelé à la création d’un État palestinien avec une capitale à Jérusalem-Est. Les réactions des Palestiniens à la déclaration ont été négatives et critiques :
  • Yusuf al-Mahmoud, porte-parole du gouvernement de consensus national, a affirmé que la déclaration de l’Australie était une erreur inacceptable, une fraude basée sur une interprétation erronée de la situation politique. Il a appelé les pays du monde à ne pas déplacer leurs ambassades à Jérusalem (Wafa, 15 décembre 2018).
  • Riadh al-Maliki, ministre des Affaires étrangères de l’Autorité Palestinienne, a condamné cette décision, affirmant que l’appel à la création d’un État palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale, parallèlement à la reconnaissance de Jérusalem-Ouest comme capitale d’Israël, est inacceptable (Agence de presse Wafa, 15 décembre 2018).
  • Saeb Erekat, secrétaire du comité exécutif de l’OLP, a déclaré que cette décision prouvait le faux soutien de l’Australie à la solution des deux États, affirmant que Jérusalem-Est faisait partie intégrante des territoires palestiniens (Agence de presse Wafa, 15 décembre 2018).
Activités internationale de l’AP
  • Riadh Mansour, représentant de l’Autorité Palestinienne auprès des Nations Unies, a envoyé trois missives au Secrétaire général des Nations Unies, au Président du Conseil de sécurité et à l’Assemblée générale sur les « crimes » commis par Israël contre le peuple palestinien en général et la Cisjordanie en particulier. Selon lui, les forces de Tsahal ont agi avec violences dans des villes et des villages frontaliers et des camps de réfugiés palestiniens après la mort de trois soldats de Tsahal dans des attaques terroristes, parallèlement aux attaques de résidents des implantations contre les Palestiniens (Agence de presse Wafa, 14 décembre 2018).
  • Les Forces de défense israéliennes poursuivent l’opération Northern Shield visant à localiser les tunnels du Hezbollah sur la frontière entre le Liban et Israël. Le 15 décembre 2018, des soldats de Tsahal ont localisé un quatrième tunnel du Hezbollah traversant la frontière pour se rendre en territoire israélien. Le tunnel était piégé du côté israélien et l’armée israélienne étudie actuellement son itinéraire (porte-parole de l’armée israélienne, 16 décembre 2018). Un porte-parole de la FINUL a déclaré avoir été informé de la découverte d’un quatrième tunnel. Il a ajouté que la FINUL était en contact avec les deux parties afin de préserver la stabilité dans la région.
  • Le 17 décembre 2018, le commandant de la FINUL, Stefan Del Col, a rencontré le Président libanais, Michel Aoun, le Premier ministre Saad Hariri et le commandant de l’armée libanaise, Joseph Aoun. Auparavant, la FINUL avait publié une annonce indiquant que l’agence surveillait l’évolution de la découverte de tunnels. Selon cette annonce, l’unité technique de la FINUL a procédé à plusieurs examens le long de la frontière israélo-libanaise (ligne bleue) afin de vérifier les faits. La FINUL a jusqu’à présent confirmé l’existence des quatre tunnels. Après de nouvelles enquêtes techniques menées de manière indépendante conformément à son mandat, la FINUL peut, à ce stade, confirmer que deux des tunnels traversent la frontière, constituant ainsi des violations de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies. La FINUL a demandé aux autorités libanaises de prendre des mesures de suivi urgentes conformément à aux responsabilités du gouvernement libanais en vertu de la résolution 1701 (Site Internet de la FINUL, 17 décembre 2018). L’annonce de la FINUL n’indique pas que les tunnels appartiennent au Hezbollah.

[1] A ce sujet, voir notre article (en anglais) du 17 décembre 2018 intitulé "Recent Increase in Terrorist Attacks in Judea and Samaria (The situation on the ground)."
[2] Les principales attaques comprennent des fusillades, des attaques à l'arme blanche, des attaques à la voiture bélier et des poses d'engins piégés. Les tirs de pierres et de cocktails Molotov ne sont pas compris.

[3] Les statistiques ne comprennent pas les tirs de roquettes dans la bande de Gaza .

[*] Un bulletin spécial a été publié (en anglais) à ce sujet sur notre site Internet.