Nouvelles du terrorisme et du conflit israélo-palestinien (3-10 septembre 2013)

Armes saisies en Judée-Samarie.

Armes saisies en Judée-Samarie.

Forces égyptiennes de sécurité opérant le long de la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza afin de détruire les tunnels de contrebande (Filastin al-'Aan, 4 septembre 2013)

Forces égyptiennes de sécurité opérant le long de la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza afin de détruire les tunnels de contrebande (Filastin al-'Aan, 4 septembre 2013)

Soldats égyptiens présentant des armes saisies dans le Sinaï. Selon l'armée, les armes saisies étaient destinées à la branche armée du JIP dans la bande de Gaza (Page Facebook Anjar, 9 septembre 2013)

Soldats égyptiens présentant des armes saisies dans le Sinaï. Selon l'armée, les armes saisies étaient destinées à la branche armée du JIP dans la bande de Gaza (Page Facebook Anjar, 9 septembre 2013)

Défilé des branches armées des organisations palestiniennes à Gaza (Paltoday, 6 septembre 2013)

Défilé des branches armées des organisations palestiniennes à Gaza (Paltoday, 6 septembre 2013)

Manifestation contre les négociations organisée par le FPLP à Ramallah.

Manifestation contre les négociations organisée par le FPLP à Ramallah.

"Fatah. Lutte de toutes les manières jusqu'à [la création] de l'Etat" (Page Facebook officielle du Fatah, 8 septembre 2013)

Atelier à Bethléem sur la protection en cas d'attaque chimique dans la région (Ma'an, 8 septembre 2013)

Atelier à Bethléem sur la protection en cas d'attaque chimique dans la région (Ma'an, 8 septembre 2013)

  • Les forces de sécurité égyptiennes ont lancé une vaste campagne militaire contre des cibles terroristes au Nord de la Péninsule du Sinaï. Ansar Bayt al-Maqdis, organisation terroriste proche du jihad mondial, a revendiqué la responsabilité d'une tentative d'attaque contre le ministre égyptien de l'Intérieur et a menacé de s'en prendre à d'autres responsables égyptiens. Au Sud d'Israël, le calme a régné cette semaine.
  • A Naplouse et à Hébron, des cachettes d'armes ont été découvertes. Sur le Mont du Temple, plusieurs incidents violents ont été dispersés par les forces de sécurité israéliennes. Selon les services de sécurité générale, en Août 2013, le nombre d'attaques en Judée-Samarie a augmenté (tirs de cocktails Molotov, pose d'engins piégés, tirs d'armes légères).
  • Les tensions entre le Hamas et l'Egypte perdurent alors que des responsables du Hamas nient toujours les accusations égyptiennes au sujet de l'ingérence dans les affaires internes de l'Egypte en faveur des Frères Musulmans et du Président déchu. En parallèle, le Hamas a organisé des défilés militaires destinés selon nous à prouver son contrôle de la bande de Gaza face à une opposition potentielle à l'équilibre de son pouvoir.
Tirs de roquettes sur Israël
  • Aucun tir de roquette n'a été signalé cette semaine en Israël.

Tirs de roquettes sur Israël

Attentats au mois d'Août 2013
  • Selon les services de sécurité générale, en Août 2013, le nombre d'attentats en Judée-Samarie a augmenté.[3]Au total, 93 attaques ont été recensées en Août, dont 68 en Judée-Samarie (contre 50 en Juillet) et 25 à Jérusalem (contre 26 en Juillet). La plupart des attaques consistaient en des tirs de cocktails Molotov (72 incidents).  Par ailleurs, 18 engins ont été découverts (12 à Jérusalem) et des tirs d'armes légères ont été signalés à trois reprises. Un civil israélien a été blessé par un cocktail Molotov (20 août 2013, à la Porte des Détritus dans la vieille ville de Jérusalem).
Un détachement de Tsahal neutralise un tuyau piégé
  • Le 10 septembre 2013 dans la matinée, un détachement de Tsahal a neutralisé un tuyau piégé qui avait été déposé près de la localité d'Alfei Menashé, où transitent des Palestiniens de Judée-Samarie vers leurs terrains agricoles. Selon le commandant de la force, l'engin visait vraisemblablement des soldats de Tsahal (Porte-parole de Tsahal, 10 septembre 2013).
Découverte d'armes durant une opération
  • Durant une opération de Tsahal en Judée-Samarie, des armes ont été découvertes à deux occasions :

 

  • Le 2 septembre 2013, des armes ont été saisies à Naplouse, dont un engin piégé trouvé dans une cave dans la vieille ville et des armes au domicile d'un activiste du Fatah/Tanzim dissimulées dans des armoires et sous des lits. Parmi les armes se trouvaient des fusils de chasse, des grenades assourdissantes, de la poudre et des munitions (Porte-parole de Tsahal, 2 septembre 2013).
  • Dans la nuit du 3 au 4 septembre 2013, un détachement de Tsahal a découvert une cachette d'armes dans la région de Hébron, dans la cave d'un Palestinien soupçonné de contrebande d'armes. Parmi les armes trouvées figuraient un fusil M16 et deux chargeurs pleins (Porte-parole de Tsahal, 4 septembre 2013).
Poursuite des activités violentes en Judée-Samarie et heurts à Jérusalem
  • Les violences continuent en Judée-Samarie dans le cadre de la "résistance populaire". Des pierres et des cocktails Molotov ont ainsi été lancés sur des véhicules israéliens et les confrontations et les heurts ont continué entre Palestiniens et forces de sécurité israéliennes lors des manifestations hebdomadaires et des émeutes.
  • Ces derniers temps, les tensions se sont accrues sur le Mont du Temple suite aux appels d'extrémistes, notamment d'Arabes israéliens, à "protéger le Mont du Temple des visiteurs juifs". Ces appels ont été suivis par des restrictions des visites de Musulmans sur le Mont du Temple par les forces de sécurité israéliennes. Durant la semaine, deux incidents violents ont été signalés sur le Mont du Temple suite auxquels les forces de police sont entrées à plusieurs reprises sur les lieux :
  • Le 4 septembre 2013, des pierres ont été lancées sur des visiteurs et des policiers depuis le Mont du Temple sur l'esplanade du Mur des lamentations. Les policiers sont montés sur le Mont du Temple et ont dispersé les émeutiers, dont certains au visage masqué (Ynet, 4 septembre 2013).
  • Le 6 septembre 2013 dans l'après-midi, après des tirs de pierres, les forces de police sont entrées sur le Mont du Temple et ont dispersé les émeutiers avec des grenades assourdissantes. Quinze Palestiniens ont été arrêtés. Une fois les forces de police parties du Mont du Temple, de nouvelles émeutes ont éclaté, provoquant le retour des policiers. Plusieurs fidèles ont été blessés par des tirs de pierres (Ynet, 6 septembre 2013).
  • L'action des forces de police israéliennes sur le Mont du Temple a été dénoncée :
  • Le département de culture et d'information de l'OLP a publié un communiqué affirmant que l'action visait à "entraîner le peuple palestinien dans un cercle de violence" sur fond d'événements internationaux et régionaux. Selon le communiqué, ce genre d'action, ainsi que le développement des implantations et la judaïsation de Jérusalem, sont un message au monde et au gouvernement américain selon lequel Israël n'est pas partenaire du processus de paix et n'est pas intéressé par le processus politique (Wafa, 6 septembre 2013).
  • Nabil Fahmi, le ministre égyptien des Affaires étrangères, a dénoncé "l'invasion" israélienne sur l'esplanade de la mosquée Al-Aqsa et la décision de limiter l'entrée des Palestiniens à la mosquée. Il a prévenu que la politique israélienne pourrait conduire à une guerre sur fond religieux dans la région. Il a appelé les autorités israéliennes à revoir leurs mesures (Al-Yom Al-Sabah, 5 septembre 2013). Le ministère turc des Affaires étrangères a publié un communiqué dénonçant "l'utilisation exagérée de la force" par Israël contre les fidèles à la Mosquée Al-Aqsa et a appelé Israël à cesser immédiatement (World Bulletin, 8 septembre 2013).
Activité militaire égyptienne au Nord de la Péninsule du Sinaï
  • Les forces de sécurité égyptiennes ont lancé le 7 septembre 2013 dans la matinée une opération militaire d'ampleur contre les foyers terroristes de la Péninsule du Sinaï, qualifiée "d'opération égyptienne la plus grande dans la Péninsule du Sinaï depuis la Guerre de Kippour". L'opération, focalisée au Nord de la Péninsule dans le secteur de Cheikh Zuweid et du côté égyptien de Rafah, a fait recours à des hélicoptères, qui ont frappé des bâtiments où étaient réfugiés des hommes armés.
  • Durant l'opération, les forces de sécurité ont pris d'assaut des médias, ont découvert des cachettes d'armes et de munitions et ont poursuivi un des suspects terroristes (Page Facebook des forces égyptiennes de sécurité, 7 septembre 2013). SelonMuhammad Ibrahim,le ministre égyptien de l'Intérieur, l'opération vise à porter atteinte aux organisations extrémistes et à leurs armes. Selon lui, jusqu'ici, près de 200 terroristes ont été arrêtés. Par ailleurs, l'ordre a été donné d'augmenter la surveillance sécuritaire à tous les passages frontaliers du Sinaï (Agence de presse du Proche-Orient, 9 septembre 2013).

Forces égyptiennes de sécurité opérant le long de la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza afin de détruire les tunnels de contrebande (Filastin al-'Aan, 4 septembre 2013)
Forces égyptiennes de sécurité opérant le long de la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza afin de détruire les tunnels de contrebande (Filastin al-'Aan, 4 septembre 2013)

  • Selon la presse égyptienne, l'opération de destruction des foyers terroristes de la Péninsule du Sinaï vise principalement les groupuscules du jihad mondial. Ainsi, le 8 septembre 2013, Ansar Bayt al-Maqdis, organisation proche du jihad mondial, a revendiqué dans un communiqué la responsabilité de la tentative d'attaque contre le ministre égyptien de l'Intérieur (5 septembre 2013 près de son domicile au Caire). Le communiqué précisait que les membres de l'organisation continueront de s'en prendre à "ceux qui ont pris part au meurtre de musulmans sans défense" (Al-Sabil, citant des forums jihadistes salafistes, 8 septembre 2013).
La frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza et la situation économique de la bande de Gaza
  • Suite aux événements sécuritaires dans le Sinaï, le 7 septembre 2013, le terminal de Rafah a été fermé au mouvement des voyageurs, après avoir opéré de manière réduite durant plusieurs heures (Safa, 7 septembre 2013). Le 8 septembre, des sources de la bande de Gaza ont annoncé la reprise des activités du terminal de manière réduite (Al-Aqsa, 8 septembre 2013). En parallèle, des sources palestiniennes ont annoncé que 90% des activités des terminaux reliant la bande de Gaza au Sinaï avaient cessé suite aux mesures égyptiennes (Al-Yom Al-Sabah, 1er septembre 2013).
  • Suite à la destruction des tunnels et à la fermeture du terminal de Rafah, des responsables de la bande de Gaza ont fait état d'une nouvelle aggravation de la pénurie d'essence. Ainsi, il a été annoncé une baisse du nombre de véhicules sur les routes, de longues files d'attente dans les transports publics et de nombreux résidents obligés de se rendre à pied au travail (Al-Ayam, 8 septembre 2013). Fathi al-Sheikh Khalil, le président de l'autorité d'énergie de la bande de Gaza, a déclaré que la seule centrale électrique de la bande de Gaza s'apprêtait à cesser ses activités suite à la pénurie d'essence (Safa, al-Ayyom, 8 septembre 2013). Par ailleurs, les boulangeries ont annoncé qu'elles allaient cesser leurs activités (Filastin, 7 septembre 2013).

Embouteillage près d'une station-service à Gaza (Palestine-Info, 8 septembre 2013)
Embouteillage près d'une station-service à Gaza (Palestine-Info, 8 septembre 2013)

Relations Egypte-Hamas
  • Des responsables du Hamas continuent de nier les accusations égyptiennes sur une implication du Hamas dans les événements du Sinaï et en Egypte et de soutien aux Frères Musulmans et au Président déchu. Dans son communiqué de conclusion de sa réunion hebdomadaire, le gouvernement du Hamas a appelé l'Egypte à agir rapidement afin de résoudre la crise sécuritaire et de renforcer les liens historiques entre les deux peuples (Al-Raï, 3 septembre 2013).
  • Dans un entretien, Mussa Abu Marzouk, chef du bureau politique du Hamas, a souligné qu'il n'y avait aucun membre du Hamas arrêté, blessé ou tué dans les événements en Egypte depuis la révolution. Il a ajouté qu'une atteinte à l'armée égyptienne était une "ligne rouge" pour le Hamas. Au sujet des expressions de soutien au Président déchu Mohamed Morsi dans la bande de Gaza, il a déclaré qu'il s'agissait d'une "erreur et un évènement isolé" ne représentant pas la politique du Hamas (Dream TV, 3 septembre 2013). Dans une autre interview, il a dénoncé la poursuite de l'incitation égyptienne contre le Hamas et exigé l'ouverture du terminal de Rafah afin d'éviter "le renforcement du cordon autour du cou de Gaza" (Al-Risalah.net, 5 septembre 2013).
  • Khalil al-Hayya, membre du bureau politique du Hamas, a déclaré que le Hamas suivait avec inquiétude l'opération militaire de l'Egypte et son intention de créer "une zone tampon" à la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza. Il s'est déclaré opposé aux arguments sécuritaires de l'Egypte justifiant l'établissement de la zone tampon et s'est déclaré désolé des campagnes dans les médias égyptiennes qui "humilient le peuple palestinien et sa résistance" (Filastin, 5 septembre 2013).
Défilés militaires dans la bande de Gaza
  • Le 4 septembre 2013, la branche armée du Hamas a organisé un défilé militaire dans les rues de Gaza, présentant les armes en sa possession (Filastin al-'Aan, 4 septembre 2013), en présence d'Ismail Haniya, le chef de l'administration de facto du Hamas (Palpress, 4 septembre 2013). Il semble que l'événement vise à démontrer le contrôle du Hamas sur la bande de Gaza et à dissuader des rebelles proches du Fatah qui tentent de torpiller l'équilibre du gouvernement du Hamas dans la bande de Gaza, notamment via la campagne Tamarod.
  • Le 6 septembre 2013, les branches armées des organisations palestiniennes ont organisé un défilé militaire commun au Nord de la bande de Gaza, qualifié par les médias palestiniens de l'un des plus importants de la bande de Gaza ces dernières années, en présence de représentants du Hamas, du Front Populaire de Libération de la Palestine, du Front Démocratique de Libération de la Palestine, de l'Armée de l'Islam (proche du jihad mondial), etc. Selon Mushir al-Masri, haut responsable du Hamas, le défilé vise à prouver l'unité des organisations palestiniennes qui choisissent les armes comme "option stratégique" (Al-Aqsa, 6 septembre 2013).
Les négociations entre Israël et l'AP
  • Les discussions entre Israël et l'AP se poursuivent face aux tentatives de faire l'ombre sur leur contenu. Selon la vice porte-parole du département d'Etat américain, les équipes israéliennes et palestiniennes se sont rencontrées régulièrement depuis la première réunion du 19 juillet 2013. Par ailleurs, les pourparlers se déroulent "sérieusement" et l'envoyé américain spécial a également pris part aux réunions (Reuters, 1er septembre 2013).
  • Mahmoud Abbas, au cours d'une rencontre avec une délégation de sportifs arabes, a déclaré que la principale question des pourparlers actuels était le tracé des frontières. Selon lui, la prochaine rencontre du 9 septembre 2013 sera focalisée sur les dispositifs sécuritaires entre Israël et les Palestiniens. Il a ajouté que les Palestiniens pourraient revenir sur leur accord au principe d'échange de territoires si Israël refuse de respecter les accords signés avec les précédents gouvernements (AFP, 6 septembre 2013). Issa Qaraqe, ministre des Affaires des prisonniers, a déclaré que la seconde étape de libération des prisonniers aurait lieu le 29 octobre 2013, la troisième le 29 décembre et la quatrième le 28 mars 2014. Il a ajouté que la libération des prisonniers n'avait aucun lien avec les développements des négociations (Wafa, 6 septembre 2013).
Protestations contre les négociations
  • En Judée-Samarie, les actes de protestation contre les négociations se poursuivent:
  • Le FPLP a organisé le 7 septembre 2013 un défilé de protestation à Ramallah contre la reprise des négociations avec Israël et l'intention américaine d'attaquer en Syrie, en présence de près de 1000 manifestants, dont des responsables de l'organisation en Judée-Samarie. Les émeutiers ont été dispersés par les forces de sécurité palestiniennes à leur approche de la Muqata'a (Palpress, Paltoday, 7 septembre 2013).
  • Des membres des réseaux sociaux ont lancé une campagne en vue de la "Journée électronique contre les négociations" et appelant les Palestiniens opposés aux pourparlers à faire entendre leur voix le 13 septembre 2013. Selon les organisateurs, cette "opération populaire" exprime le désir d'un large groupe au sein du public palestinien (Paltoday, 4 septembre 2013).
  • Sur sa page Facebook Anjad, le Hamas en Judée-Samarie a publié une caricature dénonçant l'intention d'Abbas de négocier avec Israël en dépit des difficultés et des problèmes (Page Facebook Anjar, 7 septembre 2013).
Rencontre entre Mahmoud Abbas et John Kerry
  • Mahmoud Abbas, en visite à Londres dans le cadre d'une tournée européenne, a rencontré à deux reprises le secrétaire d'Etat américain John Kerry. Saeb Erekat, membre du comité exécutif de l'OLP et principal négociateur palestinien, Muhammad Shtayeh et Nabil Abu Rodeina, membres du comité central du Fatah et Majdi al-Khaledi, conseiller d'Abbas, étaient présents. Les récents développements des négociations et les points de divergences ont été abordés (Ma'an, 9 septembre 2013).

Rencontre Abbas-Kerry à Londres (Wafa, 8 septembre 2013)
Rencontre Abbas-Kerry à Londres (Wafa, 8 septembre 2013)

Incitation à la haine sur la page Facebook officielle du Fatah
  • Le phénomène de publication d'incitation à la haine sur la page Facebook officielle du Fatah se poursuit, alors que le 8 septembre 2013, une affiche établissant un parallèle les activités politiques, la "résistance populaire" et la lutte armée contre Israël a été publiée. Sur l'affiche, on voit Abbas prononçant un discours à l'ONU à côté d'un Palestinien armé et d'un autre lançant une pierre. Il est écrit "Fatah. Lutte de toutes les manières jusqu'à [la création] de l'Etat" (Page Facebook officielle du Fatah, 8 septembre 2013).
  • Sur une autre affiche publié sur sa page Facebook, on voit d'un côté un drapeau israélien orné d'une croix sous lequel il est écrit "beurk" et de l'autre le verset de la chahada (il n'y a pas d'autre Dieu qu'Allah et Mahomet est son prophète) avec dessous les mots "J'aime" en arabe (Page Facebook officielle du Fatah, 8 septembre 2013).
Réactions à une éventuelle offensive américaine en Syrie
L'Autorité Palestinienne
  • A la fin de la réunion hebdomadaire du gouvernement palestinien, un communiqué a été publié dénonçant l'utilisation d'armes chimiques en Syrie et opposé à toute ingérence extérieure aux événements internes syriens (Wafa, 3 septembre 2013).
  • Adnan al-Damiri, porte-parole des forces de sécurité de l'AP, a imputé la responsabilité de la sécurité des Palestiniens à Israël en cas de guerre régionale et a appelé Israël à fournir aux Palestiniens tous les moyens requis (AFP, 3 septembre 2013).
  • Wasef Ariqat, président de l'autorité nationale de minimisation des dangers face aux catastrophes, a déclaré que les moyens en possession de l'AP en cas de guerre dans la région étaient pauvres et faibles. Selon lui, des ateliers ont eu à ce sujet et un film d'information sera prochainement diffusé sur toutes les chaînes de télévision palestiniennes (Ma'an, 8 septembre 2013).
Bande de Gaza
  • Dans un communiqué, leHamas a souligné son opposition à toute frappe ou ingérence extérieure en Syrie et dans les pays arabo-musulmans. Le mouvement a également dénoncé les massacres contre le peuple syrien et notamment le dernier dans lequel des armes chimiques ont été utilisées (Filastin al-'Aan, 3 septembre 2013). Ismail Haniya, le chef de l'administration de facto du Hamas, a déclaré que le Hamas était opposé à toute ingérence militaire en Syrie, qui pourrait avoir des implications sur toute l'arène palestinienne (Al-Risalah.net, 5 septembre 2013).
  • Contrairement à la rhétorique prudente du Hamas, les extrémistes dans la bande de Gaza ont menacé en cas d'attaque de la Syrie de porter atteinte à Israël. Ainsi :
  • Abu Jamal, porte-parole des Brigades Abu Ali Mustafa, la branche armée du FPLP, a déclaré que son organisation n'avait aucune "ligne rouge" au sujet d'une confrontation avec Israël et a appelé à se tenir aux côtés de la Syrie, qui s'est tenue aux côtés du FPLP et a accordé son égide à la "résistance palestinienne" (Russia al-Yom, 5 septembre 2013).
  • Une source anonyme du JIP  a déclaré que si la Syrie était attaquée par des acteurs extérieurs, l'organisation pourrait réagir en tirant des roquettes sur Israël à la demande de l'Iran et de la Syrie. Selon lui,  aucune décision n'a encore été prise à ce sujet  mais cela est possible si Israël prend part à une opération contre la Syrie (Al-Monitor, 2 septembre 2013).

[1]Exact à la date du 10 septembre 2013. Ces données ne comprennent pas les tirs d'obus de mortier.
[2]Ces données ne comprennent pas les tirs d'obus de mortier.
[3]Ces données ne comprennent pas les tirs de pierres, estimés à plusieurs dizaines chaque mois.