Nouvelles du terrorisme et du conflit israélo-palestinien (3-9 janvier 2018)

Appel du Hamas à poursuivre les affrontements avec Israël (Compte Twitter Palinfo, 3 janvier 2018)

Appel du Hamas à poursuivre les affrontements avec Israël (Compte Twitter Palinfo, 3 janvier 2018)

Les participants au rallye du JIP (Paltoday, 5 janvier 2018)

Les participants au rallye du JIP (Paltoday, 5 janvier 2018)

Adnan Abu Hasna, porte-parole de l'UNRWA dans la bande de Gaza (Chaîne Filastin al-Yawm sur Youtube, 6 décembre 2018)

Adnan Abu Hasna, porte-parole de l'UNRWA dans la bande de Gaza (Chaîne Filastin al-Yawm sur Youtube, 6 décembre 2018)

Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah interviewé par la chaîne libanaise al-Mayadeen (Chaîne al-Mayadeen sur Youtube, 3 janvier 2018)

Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah interviewé par la chaîne libanaise al-Mayadeen (Chaîne al-Mayadeen sur Youtube, 3 janvier 2018)

  • La semaine dernière, la tendance à la baisse du nombre de participants aux manifestations et aux émeutes en Judée-Samarie et à Jérusalem Est a continué et a même augmenté. Les conditions météorologiques du vendredi, le jour principal de la prière dans les mosquées, a contribué au nombre peu élevé de manifestants.
  • Les tirs sporadiques de roquettes et d’obus de mortier de la bande de Gaza en territoire israélien débutés après la déclaration de Trump se poursuivent. La semaine dernière, une roquette et plusieurs obus de mortier ont été tirés sur Israël. Des appareils de l’armée de l’air israélienne ont attaqué une « infrastructure terroriste centrale » de la bande de Gaza.
  • Les services de sécurité générale ont révélé qu’un acte d’accusation a été récemment déposé contre un étudiant palestinien de Hébron, qui a été recruté par les services spéciaux iraniens lors d’une visite à un parent en Afrique du Sud. Sa mission était de recruter un terroriste suicide et une cellule chargée d’effectuer des fusillades.
Emeutes, manifestations et troubles de l’ordre
  • La semaine dernière, les émeutes et les manifestations se sont poursuivies en Judée-Samarie, à Jérusalem Est et dans la bande de Gaza à la suite de la déclaration de Trump au sujet de la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d’Israël. Cependant, il y a eu une baisse constante de la participation aux évènements. Les émeutes au cours de la semaine, et particulièrement vendredi, ont réuni peu de participants, notamment en raison des conditions météorologiques. Seulement quelques centaines de Palestiniens ont participé aux manifestations et aux émeutes. Pour insuffler un regain aux manifestations, les organisations terroristes palestiniennes ont lancé des appels à marquer des « jours de colère » (Wafa, 8 janvier 2018).
  • Dans la bande de Gaza, le Jihad Islamique Palestinien (JIP) a organisé un meeting de protestation à Khan Yunis, au cours duquel les participants ont piétiné les drapeaux israéliens et américains et les photos du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et du Président américain, Donald Trump. Ils ont également abordé des pancartes précisant « Mort aux États-Unis et à Israël » (Paltoday, 5 janvier 2018).
  • En parallèle, les Palestiniens ont continué de lancer des pierres et des cocktails Molotov sur les forces de sécurité israéliennes et les civils. Les forces de sécurité israéliennes ont effectué des activités antiterroristes en Judée-Samarie, arrêtant des Palestiniens soupçonnés d’activité terroriste et saisissant des armes. Ci-après les principaux incidents :
  • Le 8 janvier 2018 – Une Palestinienne s’est rendue à un point de contrôle près du Caveau des Patriarches à Hébron. Les forces de sécurité ont trouvé un couteau dans son sac. L’enquête a révélé que la Palestinienne avait déjà été arrêtée en Novembre 2016 en tentant de pénétrer dans le Caveau des Patriarches avec deux couteaux. Elle a été jugée et envoyée en prison pour plusieurs mois (Porte-parole de la police israélienne, 8 janvier 2018). Selon l’enquête de l’événement précédent, il s’agit de Fatima Badran Amran Abu Miala, 30 ans, de Hébron (Page Facebook Qudsn, 1er novembre 2016).Le 4 janvier 2018 – Deux soldats de Tsahal ont été attaqués au cours d’une émeute dans le camp de réfugiés de Dheishe (Sud de Bethléem). Ils ont réussi à en sortir seuls en brandissant leurs armes (Page Facebook Red Alert, 4 janvier 2018). Le ministère palestinien de la Santé a signalé que plusieurs Palestiniens ont été blessés lors d’affrontements dans le camp de réfugiés de Dheishe (Wafa, 4 janvier 2018).Le 3 janvier 2018 – Un Palestinien a tenté d’approcher les forces de sécurité israéliennes près de Deir Nizam (région de Ramallah). Il a été blessé et évacué à l’hôpital de Ramallah, où il est mort. Selon les forces de sécurité israéliennes, il a été tué parce qu’il portait un fusil pendant l’émeute (Haaretz, 4 janvier 2018). Mahmoud Abbas a appelé le père du Palestinien, Musab al-Tamimi, pour lui présenter ses condoléances (Dunia al-Watan, 4 janvier 2018).
Principaux attentats de l’année écoulée [1]

Principaux attentats de l'année écoulée

Révélations au sujet de l’activité des renseignements iraniens en Israël
  • Les services de sécurité générale ont révélé qu’un acte d’accusation a été récemment déposé contre Maharmeh Muhammad, 29 ans, étudiant en informatique de Hébron, qui a été recruté par les services spéciaux iraniens lors d’une visite en Afrique du Sud. Sa mission était de mener des activités terroristes contre Israël. Ils lui ont offert de suivre une formation au maniement des explosifs et des armes. Il a été recruté par un parent nommé Bakr Maharmeh, qui vivait en Afrique du Sud depuis quelques années. Bakr Maharmeh a reçu ses ordres de membres du renseignement iranien, afin de recruter des terroristes en Judée-Samarie et en Israël chargés d’espionner et de mener des activités terroristes pour le compte des Iraniens. Il a profité de la visite de Muhammad Maharmeh en Afrique du Sud il y a trois ans et l’a recruté. Bakr Maharmeh a organisé plusieurs réunions pour Muhammad avec des agents iraniens dont certains sont venus de Téhéran en particulier pour l’occasion. Il a reçu 8 000 $ en contrepartie de ses activités (Services de sécurité générale, 4 janvier 2018).
  • Ci-après certaines des missions assignées à Muhammad Maharmeh:
    • Le recrutement d’un terroriste suicide.
    • Le recrutement d’une cellule chargée d’effectuer des fusillades. Il a réussi à recruter deux Palestiniens de Hébron âgés de 22 ans.
    • L’ouverture d’une boutique d’informatique dans la région de Hébron. Il devait photographier la boutique et envoyer des photos à ses responsables. Les Iraniens prévoyaient vraisemblablement d’utiliser la boutique comme base pour la collecte de renseignements.
    • Transfert aux Iraniens d’une carte SIM israélienne et d’argent.
Muhammad Maharmeh (droite), qui a été recruté par son parent Bakr Maharmeh (gauche), afin d'établir une équipe de terroristes manipulés par les services spéciaux iraniens (Panet, 3 janvier 2018)    Muhammad Maharmeh (droite), qui a été recruté par son parent Bakr Maharmeh (gauche), afin d'établir une équipe de terroristes manipulés par les services spéciaux iraniens (Panet, 3 janvier 2018)
Muhammad Maharmeh (droite), qui a été recruté par son parent Bakr Maharmeh (gauche), afin d’établir une équipe de terroristes manipulés par les services spéciaux iraniens (Panet, 3 janvier 2018)
Arrestation de deux Israéliennes qui prévoyaient de commettre un attentat inspiré par l’Etat islamique
  • Dans le cadre de leurs activités de lutte contre le terrorisme, au cours du mois de Décembre 2017, les forces de sécurité israéliennes ont arrêté deux Israéliennes âgées de 19 ans, de la localité de Laqia dans le Néguev. L’interrogatoire a révélé qu’au cours de la dernière année, elles étaient en contact avec des individus affiliés à l’Etat islamique à l’étranger, et qu’elles voulaient commettre des attentats terroristes contre des Israéliens en territoire israélien. Elles avaient également prévu de quitter Israël pour rejoindre les rangs de l’Etat islamique et avaient diffusé des publications encourageant l’incitation à des activités terroristes contre les Juifs et Israël. Les deux ont été inculpées (Services de sécurité générale, 9 janvier 2018).

Tirs de roquettes sur Israël

  • Le 3 janvier 2018, une roquette et plusieurs obus de mortier ont été tirés de la bande de Gaza sur Israël. Au moins un impact de roquette a été identifié dans le Néguev occidental. Aucun blessé ni dégât n’ont été signalés.
  • Selon un communiqué du porte-parole de Tsahal, en réponse au tir de roquette, des appareils de l’armée de l’air israélienne ont attaqué une « installation terroriste centrale » dans la bande de Gaza. Selon les médias israéliens, il pourrait s’agir d’un tunnel. Les médias palestiniens ont déclaré que les avions de Tsahal ont attaqué une région agricole à l’Est de Rafah. Aucune victime n’a été signalée (Compte Twitter d’Ajel de Palestine et Dunia al-Watan, 4 janvier 2018).
Réparation mensuelle des tirs de roquettes

Réparation mensuelle des tirs de roquettes

Six des roquettes tirées en Février ont été tirées depuis la Péninsule du Sinaï sur Eilat, apparemment par des membres de la Province du Sinaï de l’Etat islamique.

Au mois d’Avril, une roquette a été tirée de la Péninsule du Sinaï et s’est abattue en territoire israélien. L’engin a été tiré par des membres de la Province du Sinaï de l’Etat islamique.

Au mois d’Octobre 2017, deux roquettes ont été tirées du Nord de la Péninsule du Sinaï par la branche de l’Etat islamique dans le Sinaï. Les engins se sont abattus dans le secteur du Conseil régional d’Eshkol.

Répartition annuelle des tirs de roquettes

Répartition annuelle des tirs de roquettes

Confrontations le long de la frontière avec la bande de Gaza
  • Au cours des émeutes le long de la frontière entre Israël et la bande de Gaza, un Palestinien a tenté de lancer un tuyau piégé sur les forces de Tsahal. Il a été neutralisé (Page Facebook Red Alert, 5 janvier 2018).
Gazaouites opposés aux forces de Tsahal le long de la frontière Est de la ville de Gaza (Compte Twitter Paldaf, 5 janvier 2018)   Gazaouites opposés aux forces de Tsahal le long de la frontière Est de la ville de Gaza (Compte Twitter Paldaf, 5 janvier 2018)
Gazaouites opposés aux forces de Tsahal le long de la frontière Est de la ville de Gaza (Compte Twitter Paldaf, 5 janvier 2018)
L’AP œuvre à atténuer les souffrances de la bande de Gaza
  • Face au gel du processus de réconciliation palestinienne interne, l’Autorité Palestinienne (AP) s’efforce de promouvoir un certain nombre de mesures visant à atténuer les souffrances de la bande de Gaza. L’AP s’est adressée à Israël et a promis de payer à la compagnie électrique israélienne un montant supplémentaire de 50 mégawatts d’électricité pour la bande de Gaza. Israël a accepté. La fourniture d’électricité a été rétablie à 125 mégawatts (Avril 2017). Selon Rami Hamdallah, le Premier ministre du gouvernement de consensus national, l’appel à Israël a été commandé par Mahmoud Abbas, qui a ordonné que l’approvisionnement en électricité soit restauré sur la bande de Gaza pour faciliter le quotidien des Gazaouites (Wafa, 3 janvier 2018).

Les résidents affirment que la restauration de 50 mégawatts est inutile et ne va pas améliorer la situation dans la bande de Gaza (Neuvième chaine sur Youtube, 6 janvier 2018)
Les résidents affirment que la restauration de 50 mégawatts est inutile et ne va pas améliorer la situation dans la bande de Gaza (Neuvième chaine sur Youtube, 6 janvier 2018)

  • Le ministre palestinien de la Santé, Jawad Awad, a déclaré que son ministère était en train de préparer un convoi de médicaments pour les entrepôts du ministère de la Santé dans la bande de Gaza. Il a également été signalé que le ministère de la Santé a commencé à payer les salaires du personnel de restauration et d’assainissement dans les hôpitaux, et avait alloué 1,3 millions de shekels aux entreprises de nettoyage et environ un demi-million de shekels aux sociétés fournissant des services de restauration (Shams, 2 janvier 2018).
Remise des armes du Hamas
  • Le journal palestinien al-Hayat, citant des sources palestiniennes dans la bande de Gaza, a annoncé que le Hamas avait envoyé un communiqué à Mahmoud Abbas, affirmant qu’il était prêt à remettre « les armes de la résistance » [cf., les organisations terroristes] à la direction de l’OLP, dont le Hamas fera partie, ou au comité exécutif de l’OLP, s’il le rejoint (al-Hayat, 5 janvier 2018). Le Hamas a été prompt à réfuter le rapport :
    • Le porte-parole du Hamas Hazem Qassem a déclaré que les armes de la « résistance » sont légitimes et qu’elles sont une ligne rouge qui ne peut être franchie (Al-Qods, 5 janvier 2018).
    • Mahmoud al-Zahar, membre du bureau politique du Hamas, a déclaré que la « résistance » est une ligne rouge et qu’aucun fusil ni balle ne sera remis à un groupe non actif dans la « résistance. » Il a également précisé que c’était un fait admis que l’Autorité Palestinienne maintient la collaboration en matière de sécurité avec Israël malgré la fin des accords d’Oslo (Compte Twitter Palinfo, 6 janvier 2018).
    • Le porte-parole du Hamas Husam Badran a souligné qu’à ce stade, il n’y a eu aucune discussion sur la remise des « armes de la résistance » à l’OLP. Il a précisé que les armes de la branche armée du Hamas sont sous la direction d’un commandement intelligent, pleinement conscient de comment et quand les utiliser, connaissant leur valeur et l’effort et le sang qui ont été investis pour les acquérir (al-Quds, 6 janvier 2018).
La situation humanitaire
  • Le 4 janvier 2018, une manifestation a été organisée dans le camp de réfugiés de Jabalia pour protester contre la mauvaise situation économique dans la bande de Gaza. Les manifestants ont agité des drapeaux palestiniens et des pancartes appelant à l’amélioration de la situation économique, à la levée du « siège » israélien sur la bande de Gaza et à la suppression des sanctions imposées par Mahmoud Abbas (aljazeera.net et Palinfo, 4 janvier 2018).
 Déclarations de Saleh al-Arouri
  • Lors d’une entrevue, Saleh al-Arouri, chef adjoint du bureau politique du Hamas, a déclaré que la signification du mot « résistance » n’était pas seulement la lutte contre Israël certaines années. Il a affirmé que la vraie « résistance » était la « résistance » en Judée-Samarie et à Jérusalem. Il a déclaré que le peuple palestinien devait être le fer de lance de la résistance contre Israël, où qu’il soit. Il a souligné que le Hamas était prêt à faire des concessions pour le bien de la réconciliation nationale, mais pas de concessions au profit d’Israël, telles que l’abandon des armes de la « résistance » ou leur remise au contrôle de qui que ce soit. Il a déclaré que l’Iran soutient la « résistance », mais le fait qu’un pays soutient le Hamas dans sa lutte contre Israël n’astreint pas le Hamas à soutenir ce pays dans ses affrontements avec le monde arabe (al-Jazeera, 3 janvier 2018).
Réactions à l’annonce américaine de réduire le financement de l’UNRWA
  • Nikki Haley, l’ambassadeur américain à l’ONU, a averti que les États-Unis prévoyaient de réduire le financement de l’organisation si les Palestiniens s’entêtent à refuser de négocier. Le porte-parole de l’UNRWA Sami Mshasha a déclaré que l’UNRWA n’avait pas été informée par les États-Unis au sujet de tout changement dans le financement (Ma’an, 3 janvier 2018). Le porte-parole de l’UNRWA dans la bande de Gaza Adnan Abu Hasna a également souligné que l’agence n’a pas été officiellement informée par les États-Unis de tout changement. Il a précisé que l’agence soutient cinq millions de personnes et, par conséquent, ses activités ne peuvent être modifiées (Chaîne Filastin al-Yawm sur Youtube, 6 janvier 2018).
  • Au début de la réunion hebdomadaire du cabinet, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré être « tout à fait d’accord avec la critique du Président Trump au sujet de l’UNRWA. » L’UNRWA est une organisation qui perpétue le problème des réfugiés palestiniens. Elle perpétue également la narration du droit au retour…pour éliminer l’Etat d’Israël ; par conséquent, l’UNRWA doit trépasser… » (Site internet du Premier ministre israélien, 7 janvier 2018).
  • Le ministère palestinien des Affaires étrangères et des expatriés dans le gouvernement de consensus national a dénoncé l’activité américano-israélienne qui, porte atteinte à l’UNRWA. Il a dénoncé l’appel lancé par les dirigeants israéliens à démanteler l’UNRWA et la remise en cause de la fiabilité de l’agence et de sa fonction. Il a également dénoncé les accusations d’Israël selon lesquelles l’UNRWA soutient le terrorisme (quds.net, 6 janvier 2018). Les responsables palestiniens ont dénoncé la déclaration américaine, affirmant que son objectif est de détruire le « problème des réfugiés » et le « droit au retour »:
    • Nabil Abu Rudeina, porte-parole de Mahmoud Abbas, a dénoncé la déclaration de l’administration américaine, affirmant que la ville de Jérusalem et son caractère sacré n’étaient pas à vendre, ni pour de l’or ni pour de l’argent. Il a précisé que si les États-Unis se soucient de la paix au Moyen-Orient, ils doivent examiner les principes du Conseil de sécurité de l’ONU et de l’Assemblée générale (Wafa, 3 janvier 2018).
    • Rami Hamdallah, Premier ministre du gouvernement palestinien de consensus national, a déclaré que la décision américaine de geler le financement de l’UNRWA est une « extorsion illégale » qui porte atteinte aux droits des Palestiniens. Il a ajouté que les pays du monde doivent mettre fin aux dommages causés aux droits des réfugiés et résoudre définitivement la question (Wafa, 6 janvier 2018).
    • Saeb Erekat, secrétaire du comité exécutif de l’OLP, a déclaré que l’objectif de la décision du Président américain était d’annihiler la question des réfugiés.
    • Le porte-parole du Hamas Sami Abu Zuhri a déclaré que l’objectif de la décision est de nier le « droit au retour » des réfugiés palestiniens et les autres droits du peuple palestinien, et est corollaire de la déclaration à propos de Jérusalem (Shehab, 7 janvier 2018).
    • Le responsable du JIP Ahmed Medullal a qualifié la décision de poursuite des crimes de Trump, après qu’il a reconnu Jérusalem capitale d’Israël. Il a souligné que l’objectif de la décision est de détruire le « droit de retour », qui est un principe important, auquel les Palestiniens ne renonceront pas (Filastin al-Yawm, 7 janvier 2018).
Réactions à la décision du gouvernement israélien d’imposer la peine de mort aux terroristes
  • La Knesset a voté à l’unanimité en faveur de la première lecture d’un projet de loi permettant d’imposer la peine de mort aux terroristes. Le projet de loi devrait permettre aux tribunaux militaires de juger des terroristes à mort par une majorité simple (et non pas par un vote unanime). Selon le projet de loi, les tribunaux civils devraient également pouvoir imposer la peine de mort. Le ministère des Affaires étrangères et des Emigrants du gouvernement de consensus national a dénoncé la décision israélienne. Le ministère a affirmé que la décision poursuit l’escalade de la politique israélienne et de ses « crimes arbitraires » contre les Palestiniens. Il a également déclaré que la décision viole le droit international et les droits de l’homme (quds.net, 4 janvier 2018). Les porte-parole du Hamas et du JIP ont menacé d’augmenter les attaques contre Israël.
  • Ci-après les principaux commentaires :
    • Issa Qaraqe, président de l’autorité des affaires des prisonniers, a déclaré que les Palestiniens feront appel à la Cour pénale internationale de tout verdict sur le statut juridique des prisonniers palestiniens, et qu’ils utiliseront tous les moyens judiciaires pour protéger les prisonniers (al-Karama Press, 4 janvier 2018).
    • Qadura Fares, chef du club des prisonniers palestiniens, a déclaré qu’Israël essayait d’adopter une loi alors que la plupart des pays du monde aspirent à révoquer ces lois. Il a qualifié la décision de tentative de porter atteinte à l’honneur du peuple palestinien et à ses droits (al-Anadolu News, 4 janvier 2018).
    • Ali Abu Diak, le ministre palestinien de la Justice, a dénoncé la loi qui, selon lui, fait partie du terrorisme établi, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis par Israël contre le peuple palestinien. Il a ajouté Israël profite de la déclaration de Trump pour justifier ses crimes raciaux. Il a appelé l’ONU, le Conseil des droits de l’homme et les pays du monde à juger « l’occupation » et les implantations (Ma’an, 4 janvier 2018).
    • Le porte-parole du Hamas Abd al-Latif al-Qanu’ a dénoncé le projet de loi et a averti que la loi pourrait aggraver les tensions régionales et conduire à une intifada. Il a dit que la loi met à néant les conventions et les lois sur les droits de l’homme (al-Anadolu News, 4 janvier 2018).
Préparatifs en vue d’une réunion du conseil central de l’OLP
  • Les préparatifs se poursuivent pour une conférence du conseil central de l’OLP, qui est censée avoir lieu les 14 et 15 janvier 2018. Le Hamas et le JIP ont reçu des invitations à y assister. On ne sait pas encore s’ils vont participer, et quelle sera la composition de la délégation le cas échéant. Une source au sein du Hamas, qui a insisté pour garder l’anonymat, a déclaré qu’il y avait des divergences d’opinion en ce qui concerne la participation du Hamas à la conférence. Cependant, il a précisé que l’opinion générale est en faveur. Neuf représentants du Hamas de Judée-Samarie ont reçu des invitations, mais n’ont pas encore rendu leur décision (al-Anadolu News, 5 janvier 2018).
  • Selon Ahmed Medullal membre du comité exécutif de l’OLP, la direction palestinienne est en attente des décisions du Hamas et du JIP concernant la participation à la conférence du conseil central. Il a précisé que le Hamas a trois options : l’une, de s’engager à accepter la plate-forme politique de l’OLP, et par là, à rejoindre l’OLP comme membre à part entière ; deux, le Hamas permettra à ses représentants au Conseil législatif palestinien d’assister à la conférence ; trois, le Hamas participera à la conférence en qualité d’observateur comme il l’avait fait lors de la conférence du conseil central organisée en 2015 (Dunia al-Watan, 6 janvier 2018).
  • En ce qui concerne les questions qui seront examinées lors de la conférence, selon les hauts responsables de l’AP, le conseil devrait se prononcer sur plusieurs questions : la révocation des accords signés avec Israël et la limitation des relations sécuritaires ; la décision qu’Israël n’est pas un partenaire dans le processus de paix et que les États-Unis ne peuvent servir de médiateur ; la modification du statut de l’AP à celui de « pays sous occupation » et la révocation de la reconnaissance mutuelle entre Israël et l’État palestinien (Ma’an, 8 janvier 2018).
Incitation au terrorisme : cérémonie marquant l’anniversaire de la fondation du Fatah à l’Université de Bir Zeit
  • Le 3 janvier 2018, le mouvement étudiant du Fatah à l’Université de Bir Zeit a organisé une cérémonie pour marquer le 53ème anniversaire de la fondation du Fatah. Des photos de la cérémonie montrent des individus masqués, certains revêtus d’uniformes, de gilets pare-balles, de linceuls blancs et de modèles de ceintures explosives, arborant des livres du Coran. Les participants ont brandi des pancartes affirmant que Jérusalem était palestinienne et d’autres exprimant leur appui aux détenus sécuritaires, comme Ahed al-Tamimi. Au cours de l’événement, les participants ont simulé des tirs de « soldats de Tsahal » (Page Facebook du mouvement étudiant du Fatah à l’Université de Bir Zeit, 3 janvier 2018).
Terroristes masqués, certains d'entre eux portant des uniformes, des gilets pare-balles, des ceintures explosives et des linceuls blancs, brandissant des exemplaires du Coran.    Terroristes masqués, certains d'entre eux portant des uniformes, des gilets pare-balles, des ceintures explosives et des linceuls blancs, brandissant des exemplaires du Coran.
En bas à gauche on peut lire "Unité du chahid Ra'ed al-Karami"[2] (Page Facebook du mouvement étudiant du Fatah à l'Université de Bir Zeit, 3 janvier 2018)    Terroristes masqués, certains d'entre eux portant des uniformes, des gilets pare-balles, des ceintures explosives et des linceuls blancs, brandissant des exemplaires du Coran.
Terroristes masqués, certains d’entre eux portant des uniformes, des gilets pare-balles, des ceintures explosives et des linceuls blancs, brandissant des exemplaires du Coran. En bas à gauche on peut lire « Unité du chahid Ra’ed al-Karami »[2] (Page Facebook du mouvement étudiant du Fatah à l’Université de Bir Zeit, 3 janvier 2018)
"Funérailles" d'un des manifestants tués par des "tirs de Tsahal" (Page Facebook du mouvement étudiant du Fatah à l'Université de Bir Zeit, 3 janvier 2018)   Simulation de tirs de soldats de Tsahal sur des manifestants.
Droite : Simulation de tirs de soldats de Tsahal sur des manifestants. Gauche : « Funérailles » d’un des manifestants tués par des « tirs de Tsahal » (Page Facebook du mouvement étudiant du Fatah à l’Université de Bir Zeit, 3 janvier 2018)

Droite : Photo de Yusuf al-Shaib, coordinateur des activités étudiantes du Fatah à l'Université de Bir Zeit, arrêté par Tsahal le 16 décembre 2017. Sur la gauche on aperçoit une photo de Yasser Arafat avec l'inscription en arabe "Un million de chahids marchent sur Jérusalem" (Page Facebook du mouvement étudiant du Fatah à l'Université de Bir Zeit, 3 janvier 2018)
Droite : Photo de Yusuf al-Shaib, coordinateur des activités étudiantes du Fatah à l’Université de Bir Zeit, arrêté par Tsahal le 16 décembre 2017. Sur la gauche on aperçoit une photo de Yasser Arafat avec l’inscription en arabe « Un million de chahids marchent sur Jérusalem » (Page Facebook du mouvement étudiant du Fatah à l’Université de Bir Zeit, 3 janvier 2018)

Propos du responsable du Hezbollah au sujet des Palestiniens
  • Dans une longue interview avec al-Mayadeen, le leader du Hezbollah Hassan Nasrallah a abordé plusieurs questions, y compris la cause palestinienne et les relations du Hezbollah avec les Palestiniens (al-Mayadeen, 3 janvier 2018). Il a révélé qu’après la déclaration de Trump du 6 décembre 2017, il a rencontré des représentants du Hamas, du Fatah et d’autres organisations (le Front Populaire de Libération de la Palestine, le Front Démocratique de Libération de la Palestine et al-Saiqa). Il a affirmé que tous sont d’accord sur l’importance de Jérusalem et sur la nécessité d’organiser des manifestations et d’exercer des pressions. Nasrallah a reconnu que le Hezbollah apporte un soutien politique, financier et médiatique aux Palestiniens. L’Iran, selon lui, soutient également les Palestiniens comme il l’a fait pendant l’intifada de Jérusalem avec de l’aide financière pour les blessés et les familles dont les maisons ont été détruites. Nasrallah a précisé que l’Iran soutient toutes les organisations de la « résistance palestinienne » [cf., les organisations terroristes], et c’est pourquoi les États-Unis ont imposé des sanctions à ce pays. Il a ajouté que la « résistance » en Palestine a besoin d’armes et de capacités militaires. L’Iran est favorable à une « résistance » politique et permanente et ne dépendant pas d’une décision ou d’une autre.

Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah interviewé par la chaîne libanaise al-Mayadeen (Chaîne al-Mayadeen sur Youtube, 3 janvier 2018)
Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah interviewé par la chaîne libanaise al-Mayadeen (Chaîne al-Mayadeen sur Youtube, 3 janvier 2018)

  • Nasrallah a souligné que depuis que le Hezbollah a été fondé, « son orientation est vers la Palestine. » Il a précisé que la Palestine sera libérée par la « résistance » [cf., le terrorisme] qui permettra d’éradiquer Israël. Il a appelé à la « résistance et à l’intifada » qui sont les seules pouvant arrêter Israël. Il a encouragé l’option de l’intifada et a demandé qu’elle soit préservée en tant que choix politique, éducatif et militaire. Il a affirmé que le processus de paix était une illusion et une tromperie dont l’objectif était de soutenir Israël et de reconnaître ses frontières. Il a appelé à mettre fin à toute forme de paix ou de coordination en matière de sécurité avec Israël.

[1] Les principales attaques consistent en des fusillades, des attaques à l'arme blanche, à la voiture bélier et la pose d'engins piégés et ne comprennent pas les tirs de pierres et de cocktails Molotov.
[2] Ra'ed al-Karami était membre du Fatah-Tanzim à Tulkarem, sous le commandement direct de Marwan Barghouti. Al-Karami a été impliqué dans la planification et l'exécution d'attaques terroristes qui ont tué et blessé de nombreux Israéliens. Il a été tué par les forces de sécurité israéliennes le 14 janvier 2002.