Nouvelles du terrorisme et du conflit israélo-palestinien (13 -19 décembre 2017)

Manifestation du Hamas à Gaza marquant le 30ème anniversaire de la fondation du mouvement (Compte Twitter Palinfo, 14 décembre 2017).

Manifestation du Hamas à Gaza marquant le 30ème anniversaire de la fondation du mouvement (Compte Twitter Palinfo, 14 décembre 2017).

Les restes de la moto (Palinfo, 12 décembre 2017).

Les restes de la moto (Palinfo, 12 décembre 2017).

Mahmoud Abbas prononce un discours à l'OCI, à Istanbul (Page Facebook de Mahmoud Abbas, 13 décembre 2017)

Mahmoud Abbas prononce un discours à l'OCI, à Istanbul (Page Facebook de Mahmoud Abbas, 13 décembre 2017)

Avis du bureau d'organisation et de mobilisation du Fatah. Au-dessus de l'image de Mahmoud al-'Alul on peut lire en arabe :

Avis du bureau d'organisation et de mobilisation du Fatah. Au-dessus de l'image de Mahmoud al-'Alul on peut lire en arabe : "Israël est un Etat terroriste," et au-dessous, en blanc, "et nous n'avons pas peur de lui" (Page Facebook officielle du Fatah, 16 décembre 2017)

  • Près de deux semaines après la déclaration de Trump sur la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël, les manifestations de colère se sont poursuivies dans l’arène palestinienne, à une intensité moindre toutefois que celle escomptée par certains Palestiniens. Les manifestations et les réunions de protestation se sont poursuivies dans les Etats arabes et musulmans, en particulier en Jordanie et en Turquie (où la semaine dernière, une réunion de l’Organisation de la coopération islamique a eu lieu). Ci-après les principales réactions palestiniennes :
    • Des manifestations et des émeutes ont eu lieu dans des dizaines d’endroits en Judée-Samarie, à Jérusalem Est et dans la bande de Gaza (près de la barrière de sécurité). Les émeutiers palestiniens ont lancé des pierres et des cocktails Molotov. Les manifestations et les émeutes ont atteint un sommet au cours du week-end (surtout après les prières du vendredi) et ont diminué les jours suivants (de plusieurs milliers de participants au cours du week-end à quelques centaines au cours de la semaine).
    • Tirs de roquettes : Depuis la déclaration de Trump, près de 30 roquettes ont été tirées de la bande de Gaza sur Israël. Au moins 11 se sont abattues en territoire israélien (selon les médias israéliens et des sources de sécurité israélienne, entre 14 et 16 roquettes se sont abattues en Israël). Il s’agit d’un nombre sans précédent depuis l’Opération Plomb Durci. Les roquettes ont été tirées par des organisations terroristes « rebelles » qui opèrent dans la bande de Gaza sans revendiquer la responsabilité des tirs de roquettes. Le Hamas ne participe pas mais ses efforts pour prévenir les tirs de roquettes ont été inefficaces (par opposition à la période antérieure à la déclaration de Trump). Israël a répondu en attaquant des cibles du Hamas, qu’il considère comme responsable des événements dans la bande de Gaza.
    • D’importantes attaques terroristes : Les attaques de terrorisme populaire se poursuivent en Judée-Samarie (attaques à l’arme blanche et fusillades) comme ces derniers mois. À plusieurs reprises, le Hamas a appelé à multiplier les attaques (« l’intifada de Jérusalem »). Jusqu’à présent le Hamas n’a pas réussi à traduire la colère populaire face à la déclaration de Trump en la vague de terrorisme populaire qu’il souhaite.
    • Incitation aux émeutes et aux attaques terroristes : L’Autorité Palestinienne et le Fatah alimentent l’indignation populaire et encouragent les manifestations et les émeutes, tout en s’efforçant de garder la situation sous contrôle (jusqu’à présent avec succès). Le Hamas a appelé à plusieurs reprises à troquer les manifestations et émeutes contre des attaques terroristes de type militaire, sans succès jusqu’à présent.
    • Activité de propagande de l’Autorité Palestinienne (AP) : L’Autorité Palestinienne mène une activité politique intense auprès de l’ONU et des pays arabes, musulmans et occidentaux afin de faire annuler la déclaration de Trump. Ses principales activités incluent le refus de reconnaître les États-Unis comme médiateur dans les négociations, les appels au Conseil de sécurité de l’ONU et à l’Assemblée générale et l’adhésion à des organisations internationales. Les voix les plus extrêmes au sein du Fatah affirment que les accords d’Oslo ont perdu toute validité et appellent l’AP à couper ses relations avec les États-Unis et à généraliser la « résistance populaire » [cf., le terrorisme populaire]. Elles affirment également que « d’autres formes de résistance » [cf., le terrorisme de type militaire] sont légitimes.
    • Sur la scène palestinienne interne : Les activités de politique et de propagande de l’Autorité Palestinienne détournent l’attention loin de la réconciliation palestinienne interne. La réconciliation n’est toujours pas aboutie et les questions qui font en théorie l’objet d’un consensus n’ont pas été mises en pratique (le transfert d’autorité au gouvernement de consensus national).
Attaques et tentatives d’attaques
  • Attaque à l’arme blanche près de Ramallah : Le 15 décembre 2017, un Palestinien armé d’un couteau déguisé en journaliste s’est approché des forces de sécurité israéliennes à un rond-point au Nord de Ramallah. Il a poignardé et grièvement blessé un garde-frontière. Le terroriste a été abattu par les forces de sécurité israéliennes après qu’une ceinture d’explosifs a été découverte sur son corps. La ceinture s’est avérée fausse. Le terroriste est mort à l’hôpital.
  • Le ministère palestinien de la Santé a indiqué que le terroriste était Muhammad Amin Aqal, âgé d’une vingtaine d’années, de Bayt Ula, au Nord-Ouest de Hébron (Wafa, 15 décembre 2017). Il étudiait le droit à l’université de Ramallah. Ses proches et sa famille ont affirmé qu’il avait l’habitude de participer à des « activités populaires. » Depuis la déclaration de Trump, il a participé à toutes les « activités populaires » contre les soldats de Tsahal (Felesteen online, Radio Marah, Hébron, 16 décembre 2017). Le terroriste a laissé une note manuscrite dans laquelle il consolait sa famille et demandait à ses proches de veiller sur sa mère.
Le testament rédigé par le terroriste avant l'attaque (Page Facebook du Fatah, 16 décembre 2017)   Avis de décès publié par la direction du Fatah dans la région de Beit Ula (Page Facebook de Bayt Ula Mubasher, 16 décembre 2017).
Droite : Avis de décès publié par la direction du Fatah dans la région de Beit Ula (Page Facebook de Bayt Ula Mubasher, 16 décembre 2017). Gauche : Le testament rédigé par le terroriste avant l’attaque (Page Facebook du Fatah, 16 décembre 2017)
Manifestations, confrontations et troubles de l’ordre
  • La semaine dernière, les manifestations organisées pour protester contre la déclaration de Trump sur la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël se sont poursuivies. Les manifestations et les émeutes ont augmenté après qu’un haut fonctionnaire de l’administration américaine a déclaré que le Mur occidental ferait éventuellement partie d’Israël. Les manifestations et les émeutes ont eu lieu dans des dizaines d’endroits en Judée-Samarie, à Jérusalem Est et dans la bande de Gaza. Les participants ont affronté les forces de sécurité israéliennes, ont lancé des cocktails Molotov et des pierres, ont brûlé des pneus et tiré des tirs d’artifice. Comme au cours de la semaine précédente, les émeutes ont atteint leur apogée au cours du week-end et ont diminué les jours suivants.
  • Le vendredi 15 décembre 2017 a été déclaré « journée de la colère. » Après la prière du vendredi, plusieurs milliers de Palestiniens ont manifesté en Judée-Samarie et à Jérusalem Est. Une personne aurait été tuée et plusieurs ont été blessées. Le long de la frontière de la bande de Gaza, plusieurs milliers de Palestiniens ont affronté les forces de Tsahal à plusieurs endroits. Ils ont lancé des pierres, incendié des pneus et essayé de vandaliser la barrière de sécurité. Deux Palestiniens ont été tués dans les affrontements, dont un amputé (dont le décès a été exploité par les Palestiniens à des fins de propagande). Quarante palestiniens ont été blessés (Compte Twitter de l’agence de presse Shehab, 15 décembre 2017).
Manifestation à Hébron pour protester contre la décision du Président américain de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël. Trump est représenté par un cochon (Agence de presse Wafa sur Youtube, 13 décembre 2017)    Manifestation à Hébron pour protester contre la décision du Président américain de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël. Trump est représenté par un cochon (Agence de presse Wafa sur Youtube, 13 décembre 2017)
Manifestation à Hébron pour protester contre la décision du Président américain de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. Trump est représenté par un cochon (Agence de presse Wafa sur Youtube, 13 décembre 2017)
  • Ci-après les principaux incidents de la semaine :
    • Le 17 décembre 2017 – Des cocktails Molotov ont été lancés sur une position de Tsahal à Halhul (Nord de Hébron). Aucune victime n’a été signalée.
    • Le 17 décembre 2017 – Les forces de sécurité israéliennes stationnées à un point de contrôle à l’entrée du tribunal militaire de Samarie ont arrêté un Palestinien de Jénine qui avait éveillé leurs soupçons. Un engin piégé était fixé sur son corps, et un autre engin explosif a été découvert dans son manteau. Il a été arrêté et emmené pour interrogatoire (Police israélienne, 17 décembre 2017).
    • Dans la nuit du 16 décembre 2017 – Des affrontements ont eu lieu à plusieurs endroits de Jérusalem-Est (y compris à Issawiya et à A-Tor) après que de hauts fonctionnaires de l’administration américaine ont déclaré que le Mur occidental ferait éventuellement partie d’Israël. Les forces de sécurité israéliennes ont arrêté plusieurs manifestants.
    • Le 16 décembre 2017 – La police de Jérusalem a arrêté sept Palestiniens qui ont participé à des émeutes, lancé des pierres et des feux d’artifice sur les forces de sécurité israéliennes (Page Facebook Red Alert, 17 décembre 2017).
    • Le 15 décembre 2017 – Des Palestiniens ont lancé des pierres sur les forces de sécurité israéliennes dans la région de Qalqiliya. Un garde-frontière a été légèrement blessé. Un civil israélien a été touché à la tête par des pierres près du barrage routier de Hizmeh (Page Facebook Red Alert, 15 décembre 2017).
    • Le 13 décembre 2017 – Plusieurs dizaines de résidents des implantations ont pénétré dans le village de Burin après que les villageois auraient lancé des pierres sur la route voisine. Les résidents ont lancé des pierres sur les Palestiniens et leurs maisons. Les forces de Tsahal arrivées sur place ont évacué les émeutiers du village. Aucune victime n’a été signalée.
Résumé des attaques de Novembre 2017[1]
  • Au cours du mois de Novembre 2017, il y a eu une augmentation du nombre d’attaques menées en Judée-Samarie et à Jérusalem, avec un total de 83 attaques (68 en Octobre 2017). La plupart (72) étaient des attaques impliquant des cocktails Molotov. Il y a eu 53 attentats en Judée-Samarie (50 en octobre) et 29 à Jérusalem (17 en Octobre). Une attaque à l’arme blanche a été commise à Arad le 30 novembre 2017. Un soldat de Tsahal a été tué dans l’attaque et deux civils ont été blessés dans une attaque à la voiture bélier au carrefour du Gush Etzion (17 novembre 2017).
Principaux attentats de l’année écoulée [2]

Enlèvement déjoué durant la fête de Hanoukka
  • Les forces de sécurité israéliennes ont déjoué un enlèvement en Samarie prévu pour la fête de Hanoukka. En Octobre et Novembre 2017, une cellule terroriste du Hamas du village de Tal (près de Naplouse) a été démantelée. Ses membres avaient l’intention d’enlever un soldat ou un civil à une station de bus à l’un des principaux carrefours de Samarie, près de Naplouse. Les activités de l’équipe étaient réalisées et financées par le siège du Hamas dans la bande de Gaza. L’objectif de l’attaque était de promouvoir les négociations pour la libération de prisonniers des prisons israéliennes.
  • L’équipe était dirigée par M’aad Ashtia, un terroriste du Hamas né en 1991, qui a acheté des armes et recruté d’autres membres de la cellule. Avec lui ont été arrêtés Muhammad Ramadan et Ahmed Ramadan, tous deux nés en 1998, qui ont été recrutés par Ashtia et ont accepté de réaliser l’enlèvement. Les membres de la cellule étaient en contact avec Omar Asida, membre de la branche armée du Hamas et membre de l’administration centrale du Hamas dans la bande de Gaza. Les terroristes avaient prévu de se déguiser en résidents des implantations et de prendre en stop une victime potentielle. Ils ont recueilli des informations sur les routes, les arrêts de bus et les principaux carrefours. Ils ont également passé en revue des maisons pouvant servir de cachette dans la région de Naplouse. Au moment de leur arrestation, les terroristes étaient en possession d’une arme de poing, d’un taser et de gaz (Site Internet des services de sécurité générale, 13 décembre 2017).
Tirs de roquettes sur Israël
  • Au cours de la semaine écoulée, plusieurs roquettes ont été tirées de la bande de Gaza sur Israël. Depuis la déclaration de Trump au sujet de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, près de 30 roquettes ont été tirées sur Israël, et au moins 11 se sont abattues en territoire israélien. [3]Jusqu’à présent, aucune organisation n’a revendiqué la responsabilité des tirs de roquettes.
  • Ci-après le détail des tirs de roquettes :
    • Le 17 décembre 2017, deux roquettes tirées de la bande de Gaza se sont abattues en territoire israélien. L’une est tombée à proximité d’une habitation dans une localité du Néguev occidental dans la région d’Ashkelon. Aucune victime n’a été signalée. Des dommages ont été causés à des voitures. Une autre roquette s’est abattue tombée dans une zone non habitée.
    • Le soir du 15 décembre 2017, une roquette a été tirée et s’est abattue à Beit Hanoun, dans le Nord de la bande de Gaza, frappant et endommageant un bâtiment résidentiel.
    • Le 13 décembre 2017, trois roquettes ont été tirées en territoire israélien. Deux ont été interceptées par le système de défense aérienne Dôme de Fer à proximité de la ville de Sderot. Une autre roquette s’est abattue dans le Néguev occidental. Trois Israéliens ont été blessés à Sderot alors qu’ils se rendaient à un abri. Deux autres ont été choqués. Aucune victime n’a été signalée. Une autre roquette lancée à partir de Beit Hanoun s’est abattue dans la bande de Gaza et a endommagé une classe de l’école Ghazi al-Shwa de Beit Hanoun (Page Facebook du coordinateur israélien des activités du gouvernement dans les territoires).
    • Le 12 décembre 2017, une roquette a été tirée du Nord de la bande de Gaza et s’est abattue près de la barrière de sécurité. Il n’y a eu aucune victime et aucun dégât n’a été signalé.

Riposte d’Israël

  • En réponse aux tirs de roquettes, des appareils de l’armée de l’air israélienne ont attaqué des cibles terroristes du Hamas, qu’Israël considère comme responsable des événements dans la bande de Gaza. Selon le porte-parole de Tsahal, depuis le 7 décembre 2017, environ 40 cibles ont été attaquées (Page Facebook du porte-parole de Tsahal, 18 décembre 2017) :
  • En réponse aux tirs de roquettes sur Sderot le 14 décembre 2017, des appareils de l’armée de l’air israélienne ont attaqué des cibles terroristes dans la bande de Gaza. Tsahal a signalé que les objectifs incluaient des sites de formation et des entrepôts d’armes. Les médias palestiniens ont déclaré que les cibles visées comprenaient des positions de la police navale et des positions du Hamas à l’Ouest et au Sud de la ville de Gaza et dans la région de Deir al-Balah (Dunia al-Watan, Shehab et Palinfo, 14 décembre 2017). Un porte-parole du ministère de la Santé dans la bande de Gaza a indiqué que trois civils ont été légèrement blessés. Des dégâts aux habitations ont également été signalés (Site Internet des Brigades Izz al-Din al-Qassam et Palinfo, 13 décembre 2017).
  • En réponse aux tirs de roquettes le 17 décembre 2017, des appareils de l’armée de l’air israélienne ont attaqué six cibles terroristes du Hamas dans la bande de Gaza. Les cibles comprenaient une installation militaire utilisée pour la formation, des bâtiments et d’autres installations terroristes. Les médias palestiniens ont signalé qu’une position de la marine du Hamas et une position au Nord-Ouest de Beit Lahia ont été attaquées. Apparemment il n’y a eu aucune victime, mais plusieurs maisons ont été endommagées (Compte Twitter d’Ajel Ghaza al-‘An, 17 décembre 2017).
  • Après les tirs de roquettes du 14 décembre 2017, Israël a fermé les terminaux d’Erez et de Kerem Shalom. Après deux jours, le terminal d’Erez a été rouvert pour le passage de l’aide humanitaire. Le général Yoav Mordechai, le coordinateur des activités du gouvernement israélien dans les territoires, a averti le Hamas à plusieurs reprises que s’il ne parvient pas à pas imposer son contrôle sur les auteurs des tirs de roquettes sur Israël, la riposte israélienne serait meurtrière et conduira à une autre guerre dans la bande de Gaza (Al-Munaseq, page Facebook en arabe du coordinateur des activités du gouvernement israélien dans les territoires).
Répartition mensuelle des tirs de roquettes

Répartition mensuelle des tirs de roquettes

Six des roquettes tirées en Février ont été tirées depuis la Péninsule du Sinaï sur Eilat, apparemment par des membres de la Province du Sinaï de l’Etat islamique.

Au mois d’Avril, une roquette a été tirée de la Péninsule du Sinaï et s’est abattue en territoire israélien. L’engin a été tiré par des membres de la Province du Sinaï de l’Etat islamique.

Au mois d’Octobre 2017, deux roquettes ont été tirées du Nord de la Péninsule du Sinaï par la branche de l’Etat islamique dans le Sinaï. Les engins se sont abattus dans le secteur du Conseil régional d’Eshkol.

Répartition annuelle des tirs de roquettes
Répartition annuelle des tirs de roquettes
Transfert de pouvoir au gouvernement de consensus de l’AP
  • Pour l’heure, le processus de transfert de pouvoir au gouvernement de consensus national a été gelé. Les employés du gouvernement de consensus national qui sont arrivés pour travailler au ministère palestinien de la Culture dans la bande de Gaza ont été expulsés par le Hamas jusqu’à ce que la question de l’emploi des travailleurs du Hamas soit réglée (Ma’an, 17 décembre 2017). Le ministère de la Culture a publié une déclaration critiquant le comportement agressif des membres du Hamas qui n’ont pas laissé les employés de l’AP reprendre leur travail, comme cela avait été convenu. Le ministère a soutenu qu’un tel comportement compromet la mise en œuvre les accords déjà conclus par le Fatah et le Hamas, et nuit au processus de réconciliation. Le ministère de la Culture a exigé que ces pratiques cessent pour que le processus d’unification des employés de l’AP et du Hamas puisse continuer (Wafa, 17 décembre 2017).
La situation humanitaire
  • Le 16 décembre 2017, l’autorité des terminaux a annoncé que le terminal de Rafah serait ouvert au trafic dans les deux directions (Wafa, 16 décembre 2017). Cependant, le trafic était relativement léger (seulement environ 500 personnes par jour). Avec l’ouverture du terminal, le transfert des camions de carburant entrant dans la bande de Gaza a débuté (Page Facebook Dunia al-Watan, 16 décembre 2017). L’ambassade de l’AP en en Égypte a annoncé que le terminal restera ouvert jusqu’au mardi 19 décembre 2017 (Wafa, 18 décembre 2017).
  • Mohammed Thabet, porte-parole de la compagnie électrique, a déclaré que la ligne électrique égyptienne fournit de nouveau de l’électricité à la bande de Gaza. Il a précisé que deux câbles étaient toujours hors service et qu’il ne savait pas quand ils seraient à nouveau utilisables (alresalah.net, 16 décembre 2017). À une autre occasion, Thabet a déclaré que l’électricité serait fournie par cycles de quatre heures avec une pause de 12 heures (Dunia al-Watan, 18 décembre 2017).
Célébrations commémorant l’anniversaire du Hamas
  • Le Hamas a organisé un grand rassemblement festif pour célébrer le 30ème anniversaire de sa fondation. L’évènement a été consacré à Jérusalem. Les responsables du Hamas y ont participé, de même que trois ministres du gouvernement de consensus national : le ministre du Travail, le ministre du Logement et des travaux publics, et la ministre de la Condition de la femme (Dunia al-Watan, 14 décembre 2017). Le Hamas a publié un communiqué affirmant que Jérusalem est la capitale éternelle de la Palestine et que la décision du Président américain de reconnaître la ville comme capitale d’Israël et de déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem est sans valeur. Le Hamas a fait l’éloge de ceux qui se trouvent à l’avant-garde des combats à Jérusalem et les a remerciés pour leur sacrifice dans la lutte contre Israël. L’annonce a également précisé que le Hamas continuera de suivre la voie de la « résistance » jusqu’à ce que toute la Palestine soit libérée (Site Internet du Hamas, 13 décembre 2017).
 Responsables du Hamas à la manifestation (Compte Twitter du Hamas, 14 décembre 2017)   Manifestation du Hamas à Gaza marquant le 30ème anniversaire de la fondation du mouvement (Compte Twitter Palinfo, 14 décembre 2017).
Droite : Manifestation du Hamas à Gaza marquant le 30ème anniversaire de la fondation du mouvement (Compte Twitter Palinfo, 14 décembre 2017). Gauche : Responsables du Hamas à la manifestation (Compte Twitter du Hamas, 14 décembre 2017)
  • Ci-après les principales déclarations des responsables du Hamas durant la manifestation :
  • Ismaïl Haniyeh, chef du bureau politique du Hamas dans la bande de Gaza, a déclaré que les mesures pour forcer Trump à révoquer sa décision n’étaient pas limités aux mots. Il a affirmé que le peuple palestinien est capable d’empêcher la mise en œuvre de la décision de Trump même si cela coûte des vies. Il a précisé qu’il y avait trois voies d’action : la réconciliation palestinienne interne, l’établissement de solides alliances régionales et la poursuite de l’intifada et de la « résistance » (Télévision Al-Aqsa, 14 décembre 2017).
  • Le responsable du Hamas Ismaïl Radwan a remercié la branche armée du Hamas, qui, a-t-il dit, prouve que « l’occupation israélienne » n’a pas sa place en Palestine. Il a appelé l’Autorité Palestinienne à cesser sa coordination en matière de sécurité avec Israël et à se retirer des Accords d’Oslo (Al-Aqsa, 14 décembre 2017).
  • Le porte-parole du Hamas Hazem Qassem a déclaré que le peuple palestinien a la volonté de se sacrifier lui-même et de continuer l’intifada, ce qui nécessite un plan basé sur des principes de base. Il a dit que la mort des manifestants dans la bande de Gaza et en Cisjordanie avait exposé la vérité sur les « crimes de l’occupation [israélienne]. » Il a déclaré que la décision américaine encourage Israël à poursuivre une politique agressive. Il a appelé les membres du Hamas à poursuivre leurs activités en utilisant tous les « moyens nécessaires » pour atteindre leurs objectifs (Site internet du Hamas, 15 décembre 2017).
  • Les hauts responsables du Hamas ont utilisé d’autres instances dans le monde arabo-musulman pour condamner la déclaration américaine et promouvoir la « résistance » [cf., le terrorisme] :
    • Ismaïl Haniyeh a déclaré dans une annonce enregistrée diffusée lors d’une manifestation en Turquie que la question de Jérusalem touche le monde entier, pas seulement les musulmans. Il a souligné que « l‘Etat d’Israël » n’existe pas et que Jérusalem ne peut donc pas être sa capitale. Il a dit que les Palestiniens se sacrifieront pour Jérusalem et continueront l’intifada pour la récupérer (Télévision Al-Aqsa, 17 décembre 2017).
    • Le responsable du Hamas Maher Salah, parlant à un rassemblement pour Jérusalem organisé au Liban, a déclaré que la décision américaine était une déclaration de guerre contre les musulmans et que l’Amérique serait responsable des conséquences. Il a salué les membres du « jihad » pour leurs activités contre Israël, qui comprennent des tirs de pierres, des attaques suicide, des tirs de roquettes et l’utilisation de drones. Il a également dit que le pire était à venir. Il a appelé à poursuivre en justice les dirigeants israéliens et les « criminels de guerre » et à soutenir le mouvement BDS, pour la délégitimation d’Israël et l’opposition à toute normalisation des relations (Télévision Al-Aqsa, 17 décembre 2017).
    • Husam Badran, membre du bureau politique du Hamas, a prononcé un discours lors d’une manifestation de protestation qui a eu lieu au Qatar, où il a appelé à la poursuite des affrontements en Judée-Samarie et à Jérusalem afin d’inspirer une intifada de masse du peuple palestinien qui perturbera Israël et les forces internationales qui le soutiennent. Il a salué la « résistance » et les chahids (Site Internet du Hamas, 17 décembre 2017).
Mort de deux membres du JIP
  • Les bataillons de Jérusalem, la branche armée du JIP, ont publié une déclaration officielle après la mort de deux membres de l’unité de génie de la brigade Nord de la bande de Gaza. Selon l’annonce, les deux ont été tués dans une mission de « jihad » dans le Nord de la bande de Gaza, et non pas comme initialement revendiqué, dans une élimination ciblée israélienne (Site Internet des Bataillons de Jérusalem, 12 décembre 2017). Les médias palestiniens ont déclaré que les deux avaient été tués dans l’explosion de leur moto (Palinfo, 12 décembre 2017).
Activité politique et poursuite de l’incitation suite à l’annonce de Trump

Réunion de l’Organisation de la coopération islamique

  • En réponse à la déclaration américaine de prononcer Jérusalem capitale d’Israël, les dirigeants et ministres de 48 pays se sont réunis à Istanbul pour une réunion d’urgence de l’OCI. Son thème était « Liberté pour Jérusalem. » La séance a été organisée pour discuter des implications de la déclaration et de la façon d’y faire face.
  • Mahmoud Abbas a affirmé dans un discours que la décision américaine viole les décisions de l’ONU, notamment les résolutions du Conseil de sécurité votées dans le passé. Il a déclaré qu’à la suite de la déclaration, le monde entier a été témoin de la vague de violence dans les territoires palestiniens et dans le monde entier. Il a de nouveau souligné que les Palestiniens ne considèrent plus les États-Unis comme médiateur dans le processus de paix entre Israël et les Palestiniens en raison de leurs décisions injustes et biaisées en faveur d’Israël. Il a ajouté que l’AP appelle la communauté internationale à agir contre Israël, et fera appel à l’ONU pour une adhésion complète.
  • La réunion s’est terminée par une déclaration officielle de l’OCI selon laquelle Jérusalem est la capitale de la Palestine et appelant le monde entier à sa reconnaissance. Le texte demande aux États-Unis de réduire leur participation dans le processus de paix et au Conseil de sécurité des Nations Unies de réexaminer le statut juridique de Jérusalem (AFP, 13 décembre 2017).
 Mahmoud Abbas prononce un discours à l'OCI, à Istanbul (Page Facebook de Mahmoud Abbas, 13 décembre 2017)   La séance d'ouverture de la réunion d'urgence de l'OCI à Istanbul (Al-Araby Al-Jadeed sur Youtube, 13 décembre 2017).
Droite : La séance d’ouverture de la réunion d’urgence de l’OCI à Istanbul (Al-Araby Al-Jadeed sur Youtube, 13 décembre 2017). Gauche : Mahmoud Abbas prononce un discours à l’OCI, à Istanbul (Page Facebook de Mahmoud Abbas, 13 décembre 2017)

Projet de résolution au Conseil de sécurité

  • Riyad Mansour, représentant de l’Autorité Palestinienne à l’ONU, avec le soutien et la coordination de l’Égypte, le représentant arabe au Conseil de sécurité des Nations Unies, a proposé une résolution révoquant la déclaration de Trump (Al-Arabiya Al-Hadath, 15 décembre 2017). Le projet de texte proposé par l’Égypte le 16 décembre 2017 invite les pays du monde à ne pas déplacer leur mission diplomatique à Jérusalem, conformément à la résolution 478 du Conseil de sécurité. La proposition précise que « toutes les décisions et actions qui visent à modifier le caractère, le statut ou la composition démographique de la ville sainte de Jérusalem n’ont pas d’effet juridique, sont nulles et non avenues et doivent être annulées conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. » Le projet de résolution ne mentionne pas expressément les États-Unis ni Donald Trump (Reuters, 16 décembre 2017).
  • Le 18 décembre 2017, la résolution a été débattue au Conseil de sécurité. Les États-Unis ont opposé leur veto à la résolution tandis que les 14 autres membres ont voté en faveur. Mahmoud Abbas a condamné le veto. Le ministre palestinien des Affaires étrangères a appelé à une réunion d’urgence de l’Assemblée générale (Al-Jazeera, 18 décembre 2017). Malgré le veto américain, l’AP prévoit de poursuivre sa campagne politique, qui en ce moment se concentre sur un appel à l’Assemblée générale des Nations Unies à adopter une résolution similaire à celle proposée au Conseil de sécurité, et sur l’adhésion à des organisations internationales. Sur le terrain, l’Autorité palestinienne continue d’encourager les manifestations populaires (« jours de rage »).

Veto américain au Conseil de sécurité (al-Quds, 19 décembre 2017)
Veto américain au Conseil de sécurité (al-Quds, 19 décembre 2017)

  • Ci-après les principales déclarations des responsables de l’AP :
    • Mahmoud Abbas, s’exprimant lors d’une réunion de la direction palestinienne, a déclaré que la déclaration de Trump sur Jérusalem n’a aucune validité en droit et que la plupart des pays du monde s’y opposent. Il a précisé que les Palestiniens ne permettront plus aux États-Unis d’agir à titre de médiateur dans les négociations, et que les Palestiniens pourraient adopter des mesures juridiques et diplomatiques contre la déclaration. Il a précisé que les Palestiniens font actuellement des efforts pour faire adopter leur résolution à l’Assemblée générale et obtenir un siège permanent à l’ONU (Télévision palestinienne, 18 décembre 2017). Lors de la réunion, Abbas a signé 22 accords internationaux dans le cadre des efforts de l’AP pour rejoindre 22 organisations internationales (Wafa, 8 décembre 2017).
    • Rami Hamdallah, Premier ministre du gouvernement de consensus national palestinien, a déclaré que le veto américain confirme la partialité envers Israël. Il a précisé que les Palestiniens ne céderont jamais Jérusalem ni ne négocieront au sujet de son caractère arabe. Il a dit qu’ils continueraient à utiliser tous les moyens non violents (Wafa, 19 décembre 2017).
    • Nabil Shaath, conseiller de Mahmoud Abbas pour les affaires étrangères et les relations internationales, a déclaré que la direction palestinienne continuera de prendre des mesures pour mobiliser le soutien international contre Israël et les États-Unis (Radio Voix de la Palestine, 8 décembre 2017).
    • Nabil Abu Rudeina, porte-parole de Mahmoud Abbas, a déclaré que le veto américain contredit le consensus international et viole le droit et les décisions du Conseil de sécurité, et exprime sa solidarité avec l’occupation [israélienne] et son agression. Selon lui, les Palestiniens continueront d’agir auprès de l’ONU et de l’ensemble des institutions internationales (Wafa, 18 décembre 2017).
Autres remarques d’un haut fonctionnaire américain
  • Un haut fonctionnaire de la Maison Blanche a déclaré lors d’une conférence de presse que la Maison Blanche ne pouvait pas « envisager de situations dans lesquelles le Mur occidental ne ferait pas partie d’Israël. » Cependant, il a dit que, comme l’a dit le Président, « les limites précises de la souveraineté d’Israël vont faire partie de l’accord sur le statut définitif. » Il a également été noté que le vice-président américain, Mike Pence, se rendra au Mur occidental au cours d’une visite d’État (jusqu’à présent, les représentants de l’administration américaine ont fait des visites privées seulement). Les remarques ont conduit à de fortes réactions de la part des Palestiniens :
    • Nabil Abu Rudeina, porte-parole de Mahmoud Abbas, a déclaré que l’AP n’accepterait aucun changement dans les limites de Jérusalem qui ont été déterminées en 1967. Il a affirmé que la position américaine prouve que les Etats-Unis ne peuvent plus servir de médiateur dans le processus de paix (Wafa, 16 décembre 2017).
    • Le porte-parole du Fatah Oussama al-Qawasmeh a déclaré que le Mur occidental fait partie de la mosquée al-Aqsa et est situé sur le territoire palestinien occupé en 1967, en vertu notamment d’une décision d’un tribunal britannique de 1929, selon laquelle le Mur occidental est un site musulman, et des décisions de l’Unesco affirmant que l’ensemble de Jérusalem est musulmane et que les Juifs n’ont pas de lien historique ou religieux avec la ville. Il a déclaré que le Fatah n’accepterait jamais de changements dans les frontières de l’Est de Jérusalem ou les frontières de la Palestine établies en 1967 (Al-Mayadeen, 1er décembre 2017).
    • Le porte-parole du JIP Da’ud Shehab a déclaré que le Mur occidental fait partie de la mosquée al-Aqsa et est l’un des sites les plus importants de la ville pour les Musulmans (Filastin al-Yawm, 17 décembre 2017).

Le Vice-président américain Mike Pence expulsé de l'Église du Sépulcre. Le Père Noël dit : "Nous ne pouvons pas ouvrir la porte de notre église à un pro-sioniste" (Compte Twitter Palinfo, 14 décembre 2017)
Le Vice-président américain Mike Pence expulsé de l’Église du Sépulcre.
Le Père Noël dit : « Nous ne pouvons pas ouvrir la porte de notre église
à un pro-sioniste » (Compte Twitter Palinfo, 14 décembre 2017)

L’AP désignée membre de l’Assemblée des Etats membres de la CPI
  • L’AP a été nommée membre de l’Assemblée des États membres de la Cour pénale internationale de la Haye. [4]Riyad Mansour, représentant palestinien à l’ONU, a déclaré que la décision est une nouvelle mesure renforçant les fondements de l’Etat de Palestine sur la scène internationale, et a remercié les États membres pour leur solidarité avec les Palestiniens. Selon la délégation palestinienne à l’ONU, la nomination témoigne de la confiance des Etats membres de la CPI, en dépit du fait que l’AP n’est membre de la CCI que depuis un court laps de temps (Wafa, 16 décembre 2017).
Le Fatah incite à la violence
  • Interviewé par la chaîne al-Najah (qui dépend de l’Université al-Najah), Mahmoud al-‘Alul, vice-président du Fatah, a déclaré que les accords d’Oslo ont perdu leur validité et que l’AP n’a plus aucun lien avec Israël. Il a précisé que la déclaration américaine à propos de Jérusalem a été l’occasion pour l’AP de couper ses relations avec les États-Unis, qui font pression sur le peuple palestinien pour l’inciter à adhérer aux demandes d’Israël. Il a déclaré que le peuple palestinien est toujours en confrontation avec Israël, même si la nature de l’affrontement a changé. Il a déclaré que le Fatah n’exclut aucun type de « résistance » [cf., la résistance de type militaire], qui est légitime pour un peuple occupé. Il a déclaré que les politiques de la direction palestinienne ont pris deux directions : un soulèvement populaire contre Israël, d’une part et un appel à l’ONU et au Conseil de sécurité de l’autre (Chaîne al-Najah, 15 décembre 2017).
  • À la suite de l’interview, le général Yoav Mordechai, le coordinateur des activités du gouvernement israélien dans les territoires, a accusé Mahmoud al-‘Alul d’incitation à la violence et au terrorisme (Page Facebook en arabe du coordinateur des activités du gouvernement israélien dans les territoires, 16 décembre 2017). Le Fatah a réagi avec colère à ce qu’il a qualifié de « menaces. »


Avis du bureau d’organisation et de mobilisation du Fatah.
Au-dessus de l’image de Mahmoud al-‘Alul on peut lire en arabe : « Israël
est un Etat terroriste, » et au-dessous, en blanc, « et nous n’avons pas
peur de lui » (Page Facebook officielle du Fatah, 16 décembre 2017)

[1] Selon le rapport des services de sécurité générale. Le rapport ne comprend pas des dizaines de tirs de pierres.
[2] Les principales attaques consistent en des fusillades, des attaques à l'arme blanche, à la voiture bélier et la pose d'engins piégés et ne comprennent pas les tirs de pierres et de cocktails Molotov.
[3]  Selon la presse israélienne et des sources de sécurité israélienne, 14-16 roquettes se sont abattues en Israël. Les données du Centre d'information sont basées sur un décompte quotidien des tirs et ne comprennent pas les tirs d'obus de mortier.
[4] L'Assemblée des États membres de la Cour pénale internationale réunit les représentants des pays membres de la CPI et son rôle et de surveiller la gestion de la CCI, d'élire le président, de déterminer le budget et de remplacer un juge si le besoin se fait sentir.